Paulette Duhalde

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Duhalde.

Paulette Duhalde
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 23 ans)
RavensbrückVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Résistante, secrétaire-comptableVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Lieux de détention
Distinctions

Paulette Louise Duhalde, née le à Flers et morte en déportation à Ravensbrück le , est une résistante française.

Biographie

Avant-guerre

Paulette Duhalde est née le à Flers. Elle est la fille unique de M. Édouard Duhalde et Mme Renée Duhalde, née Granguillot. Ses parents tenaient une auto-école et le café "de l'Auto". Elle réside au 20 place du Marché à Flers. Paulette était élève à l'école Notre-Dame, à Flers. Une école qui existe encore de nos jours.

Sa vie pendant la guerre

Paulette Duhalde commença à travailler pour la Banque de France le en tant que « dame stagiaire provisoire ». Elle doit la quitter provisoirement le car celle-ci a ralenti ses activités à cause de la guerre.

Paulette Duhalde y retourne toutefois moins de deux mois plus tard, le . Elle travaille désormais en tant que secrétaire comptable ,pour M. Alfonse Warein, un industriel.

Entrée en Résistance

Elle adhère en à la Résistance à l'occupation allemande (Réseau Jeanne) sous le nom de "Jojo". Paulette transmet certes des rapports sur les mouvements des troupes allemandes et leur matériel mais elle transporte également le courrier vers Vire, Alençon, Caen ou Paris.

Paulette Duhalde était agent correspondante des services secrets de l'armée française, avec le pseudo LAFAY et LA FÉE, et elle appartenait au réseau S.R.Air comme agent de liaison et chargée de missions à compter du 01/01/1941.

Le , à la suite d'une trahison, elle est arrêtée par la Gestapo dans les bureaux de la Banque de France. Elle réussit à donner son sac, qui contenait des plans et des renseignements sur les fortifications allemandes de la côte, à une collègue, Mme Vaubaillon, avant d'être emmenée. Elle est ensuite emprisonnée à Fresnes pendant de longs mois. Le , elle est condamnée à 5 ans de réclusion en forteresse par le Tribunal militaire allemand de Paris.

Déportation et mort

Le , elle est déportée à la prison d'Aix-la-Chapelle, avec la mention "NN" ("nacht und nebel" : en français Nuit et brouillard).

Puis, le , elle est déportée à la prison de Cottbus près de Leipzig, en Allemagne orientale.

Le , elle est déportée au camp de Ravensbrück (surnommé « l'enfer des femmes »), au sud-ouest de Berlin, avec le matricule 85.283. Elle y meurt d'épuisement le , quelques jours avant sa libération par l'Armée Rouge le .

Citée à l'ordre de l'Armée, la médaille de la Résistance française et la Légion d'honneur lui seront également décernées à titre posthume.

Décorations

Hommages

Cette dernière inscription est une phrase qui provient de la lettre écrite par Paulette à ses parents alors qu'elle était emprisonnée à Fresnes.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 Paul Labutte, Jojo, ou, L'histoire de Paulette Duhalde : une jeune fille de Flers dans la Résistance, L'Orne combattant, (OCLC 33900813, lire en ligne).
  2. ↑ « AASSDN - Paulette DUHALDE marraine de la promotion 2011 des inspecteurs DPSD », sur www.aassdn.org (consulté le )
  3. ↑ « Paulette Duhalde, Flérienne au destin tragique », sur Ouest France,
  4. 1 2 3 4 5 « MémorialGenWeb Fiche individuelle », sur memorialgenweb.org (consulté le )
  5. ↑ « Paulette Duhalde est morte dans « l'Enfer des femmes » », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Adrien Masson, « Flers. Noms de rues de résistants : la place Paulette-Duhalde », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le )
  8. ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le )
  9. ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le )

Liens externes