| Petlyakov Pe-2 "Peshka" | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Bombardier | |
| Statut | Retiré du service | |
| Premier vol | ||
| Mise en service | ||
| Nombre construits | 11 427 | |
| Équipage | ||
| 3 | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Klimov VK-105RF | |
| Nombre | 2 | |
| Type | Moteurs à piston | |
| Puissance unitaire | 1 100 ch | |
| Dimensions | ||
| Envergure | 17,16 m | |
| Longueur | 12,66 m | |
| Hauteur | 4 m | |
| Surface alaire | 40,5 m2 | |
| Masses | ||
| À vide | 5 840 kg | |
| Carburant | 1 200 kg | |
| Avec armement | 7 550 kg | |
| Maximale | 8 520 kg | |
| Performances | ||
| Vitesse maximale | 540 km/h | |
| Plafond | 8 800 m | |
| Vitesse ascensionnelle | 857 m/min | |
| Rayon d'action | 1 500 km | |
| Armement | ||
| Interne | 3 mitrailleuses de 7,62 mm, 2 mitrailleuses de 12,7 mm | |
| Externe | 1 200 kg de bombes | |
| modifier |
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Le Petlyakov Pe-2 Peshka (Петляков Пе-2 en russe) est un avion conçu sous la direction de Vladimir Petliakov en 1939 comme bombardier de haute altitude, mais qui sera utilisé pour l'attaque au sol. Son nom de code OTAN est Buck.
En , dans un épisode des grandes purges, Andreï Tupolev, directeur du bureau d'études aéronautique portant son nom, est contraint de signer une confession dans laquelle il s'accuse et plusieurs de ses collaborateurs lui-même de sabotage, d'espionnage et de collaboration avec le Parti fasciste russe. Plusieurs membres de l'équipe sont fusillés. D'autres, jugés trop importants pour être liquidés, sont internés dans des charachkas, prisons spéciales où ils peuvent continuer leur travail sous la supervision du NKVD. C'est dans ce contexte que Vladimir Petliakov, qui avait participé à la conception de plusieurs créations de Tupolev dans les années précédents, se retrouve à la tête d'une équipe d'ingénieurs aéronautique. À ses côtés, on trouve aussi Vladimir Mikhaïlovitch Miassichtchev.
Cette équipe, appelée KB-100, conçoit le VI-100 : il s'agit d'un intercepteur bimoteur de haute altitude, destinée à contrer la menace perçue des bombardiers allemands. C'est un appareil de la même catégorie que le Messerschmitt Bf 109 allemand ou le Potez 630 français. Il est pourvu de deux moteurs Klimov M-105 (version soviétique du Hispano-Suiza 12Y) avec une suralimentation par turbocompresseur. Il a un poste de pilotage pressurisé. Le prototype vole en 1940 et participe aux défilés du premier mai.
Mais le début de la guerre sur le front ouest change les choses. D'un part, les soviétiques apprennent que l'Allemagne ne produit pas en masse de bombardiers stratégiques de haute altitude. D'autre part, les victoires du Ju 87 pendant la bataille de France ont montré l'efficacité du concept de bombardement en piqué, et les soviétiques veulent se doter d'un appareil destiné à ce type d'attaque. Le KB-100 reçoit alors l'ordre de modifier les plans de son VI-100 pour s'en servir de base pour un bombardier en piqué, et ce dans un délai de 45 jours. L'avion devant, dans sa nouvelle mission, évoluer à des altitudes plus modestes, les turbocompresseurs sont supprimés, l'avion ne conservant que les compresseurs mécaniques. La pressurisée est supprimée, elle aussi devenant inutile. En revanche, l'avion est doté d'une soute à bombe, d'un vitrage améliorant la visibilité vers le sol, et de freins de piqué (aérofreins réduisant le prise de vitesse lors de l'attaque en piqué).

Le Pe-2 est produit à plus de 11 000 exemplaires, ce qui en fait le troisième avion soviétique le plus important, numériquement, de la guerre, après l'Il-2 et le Yak-9, et le plus important bombardier. En 1941, les forces soviétiques sont trop bousculées pour permettre un engagement efficace du Pe-2, mais dès la stabilisation des fronts, il montre son grand potentiel. De la classe du Messerschmitt Bf 110, il est un peu moins rapide et armé vers l'avant mais plus maniable et mieux défendu vers l'arrière.
Le Pe-2 est un avion agile et performant, qui sort souvent de son rôle initial de bombardier tactique pour effectuer d'autres missions comme la reconnaissance. Cependant, une critique récurrence pour le modèle est la lourdeur des commandes. En particulier, le décollage est très difficile, et certaines des jeunes femmes qui pilotent le Pe-2 au sein du 587e régiment d'aviation de bombardement (unité féminine) n'ont pas la force physique nécessaire pour arracher l'avion du sol, devant se faire assister de la navigatrice pour cette phase du vol.
Les forces aériennes soviétiques (VVS) ont été les principales utilisatrices du Pe-2 au sein des armées aériennes, des unités de bombardement, de reconnaissance et d'aviation navale.
Le Pe-2 est entré en service au sein des Forces aériennes polonaises en 1944 jusqu'au milieu des années 1950.
98 Pe-2 ont servi au sein de la force aérienne bulgare d' jusqu'en 1956.
Le Pe-2, dénommé B-32 dans la force aérienne tchécoslovaque, est entré en service en 1945 jusqu'en 1957.
Quelques exemplaires du Pe-2 ont servi dans la force aérienne hongroise (Magyar legiero) en 1956.
153 Pe-2 au total ont été fournis à la force aérienne yougoslave à partir de 1944. Les derniers exemplaires ont quitté le service actif en 1954.
31 Pe-2 et 3 Pe-2 UT ont été affectés en 1945 au régiment Normandie-Niemen avec pour objectif d'y intégrer une unité de bombardement. L'entraînement a débuté en sur l'aérodrome de Klokovo près de Moscou mais l'unité a en fin de compte été dissoute en avant d'avoir été déclarée opérationnelle.