Pecari tajacu
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Artiodactyla |
| Famille | Tayassuidae |
Répartition géographique
Statut CITES
Le pécari à collier (Pecari tajacu) est une espèce de mammifères de la famille des Tayassuidae, qui est présente en Amérique du Sud et en Amérique centrale, au Mexique et dans le sud des États-Unis (jusqu'au Texas et en Arizona). En France, sa présence à l'état naturel se limite à la Guyane française. Les explorateurs francophones du XVIIIe siècle l'appelaient « Tajaçou » ou « Tajassou »,. Il s'agit de l'espèce-type de cette famille.
Le pécari est un animal ressemblant au cochon, mais au pelage brun-gris. Cette espèce est appelée pécari à collier en raison des poils plus clairs autour du cou, qui évoquent un collier. Les poils de son menton sont souvent blancs. Il est assez facilement reconnaissable par rapport au pécari à lèvres blanches avec qui il partage globalement la même aire de répartition, qui lui possède un pelage sombre voire noir, un menton blanc clair et sans collier.
Le pécari à collier possède de petites défenses pointant vers le sol et des jambes élancées avec un corps robuste ou même trapu. Il possède en outre des glandes odorifiques à l'arrière de son corps, qui lui permettent de marquer son territoire sur les rochers et le bois ou pour se défendre en projetant un musc très fort. Il s'en sert aussi de manière sociable afin d'identifier les autres individus en se frottant à eux.
C'est un animal d'assez petite taille, de 50 à 60 cm de haut (au garrot), pour 1 à 1,5 m de long. Il pèse en général entre 16 et 27 kg.
En forêt tropicale, l'écologie de cette espèce est longtemps restée méconnue, bien que cet habitat soit l'essentiel de son aire de répartition. Une thèse a été réalisée sur cette espèce (par J. Judas) en pleine jungle, en Guyane française, à partir d'une station du CNRS basée en bordure du lac du Barrage EDF de Petit-Saut (Station de Saint-Eugène) « avant, pendant et après la mise en eau de la zone », ce qui a permis d'évaluer aussi les effets de la fragmentation forestière, induite sur de nombreuses espèces, par la montée de l'eau.
En Guyane française, il vit en groupe itinérant de 3 à 11 individus sur un domaine vital moyen d'environ 188 hectares (1,88 km2), groupe dont le nombre d'individus et la composition varient au gré des décès par prédation (notamment le jaguar) et sans doute de nombreux échanges entre groupes. Ceux-ci se déplacent au gré des saisons pour gagner des zones riches en nourriture, qui se recoupent largement : lors de l'étude guyanaise des années 1990, les aires vitales de plusieurs groupes se chevauchaient sur 32 % de ces aires, sans que l'on sache dans quelle mesure ce partage de territoire ait été ou non une conséquence du recul de l'habitat forestier induit par la mise en eau de la retenue du barrage. En ce qui concerne l'activité des individus étudiés en Guyane française, sous un climat équatorial, les pécaris observés par J. Judas étaient actifs en moyenne 14 heures par jour, dont quelques heures en soirée (plus ou moins selon la saison et la production fruitière). Des observations de groupes d'environ 50 individus ont par ailleurs été reportées lors de grands rassemblement de plusieurs groupes.
Ce travail a aussi montré que l'espèce est en forêt essentiellement frugivore et « qu'elle vit en troupes mixtes et stables, ce qui représente un type d'organisation sociale rare chez les artiodactyles forestiers tropicaux ». Cependant, à l'occasion, il consomme également des lézards, oiseaux morts ou rongeurs, ce qui montre que cette espèce est aussi, à l'instar des autres espèces de pécaris, assez opportuniste, d'où — au moins en partie — le maintien des populations.
C'est un animal diurne mais qui peut s'activer la nuit voire inversement, surtout près, ou dans des zones urbanisées, comme en Arizona, et qui s'adapte plutôt bien aux changements de son environnement. En général, il se repose dans des terriers, sous les racines des arbres, mais parfois aussi dans des grottes ou sous des rondins.
Dans son milieu naturel, les habitudes alimentaires du pécari à collier sont déterminées par la disponibilité de la nourriture.
Dans tous les cas, la quête de nourriture se fait en groupe (de 8 à 10 individus, le plus souvent).
Le pécari à collier fait office de proie abondante pour plusieurs prédateurs, notamment le jaguar, le puma et d'autres prédateurs chassant au sol, comme le boa constricteur. L'humain fait aussi partie de ses prédateurs.
En Guyane française, le pécari à collier est autorisé à la chasse à raison d'un quota de deux individus par personne et par sortie et fait partie des quelques espèces de gibier qui peuvent étre commercialisées ,.
Malgré une chasse qui apparaît excessive, les populations semblent se maintenir relativement.
Ce mammifère est représenté par 16 sous-espèces :