Pedro de Alarcón

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Pedro de Alarcón
Pedro Antonio de Alarcón.
Fonctions
Sénateur du Royaume
Pinar del Río
-
Membre de l’Académie royale espagnole (d)
-
Fermín de la Puente y Apezechea (d)
Sénateur du Royaume
Granada (en)
-
Député aux Cortes du Sexenio Democrático (d)
Guadix
-
Député aux Cortes du Sexenio Democrático (d)
Circonscription électorale de Grenade
-
Ambassadeur d'Espagne en Suède (d)
-
Député aux Cortes
Guadix
-
Député aux Cortes
Guadix
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Pedro Antonio de AlarcónVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pedro Antonio Joaquín Melitón de Alarcón y ArizaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Pedro Antonio de Alarcón, Pedro A. de AlarcónVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Rue Atocha (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Mouvement
Genre artistique
signature de Pedro de Alarcón
Signature.
Plaque commémorative.

Pedro Antonio de Alarcón y Ariza, né le à Guadix et mort le à Madrid, est un écrivain et homme politique espagnol.

C'est l’une des figures les plus célèbres du réalisme au sein de la littérature espagnole.

Biographie

Pedro Antonio de Alarcón est un écrivain dont, comme ses personnages, les idées ont évolué de libérales et révolutionnaires vers des positions plus traditionnelles.

Il entame des études de droit, qu’il abandonne assez rapidement pour commencer des études ecclésiastiques auxquelles il renonce en 1853 pour aller à Cadix fonder le journal El Eco de Occidente. Alarcón écrit depuis son adolescence ; il a écrit son premier roman el final de Norma à l’âge de 18 ans, donc en 1851, mais le livre ne fut publié jusqu’en 1855. Ses préoccupations politiques l’amènent à intégrer le groupe appelé la Cuerda Granadina.

En 1854, il part à Madrid, où il crée un journal satirique d’orientation antimonarchique, républicaine et révolutionnaire, appelé El látigo.

En 1857, il écrit El hijo pródigo. Durant la même année, il commence à publier des récits de voyages dans la revue madrilène El Museo Universal. Plus tard, il participe à la guerre d'Afrique comme soldat et journaliste. Il raconte non seulement tout ce qui se passe au sein de la campagne militaire, mais aussi ce qui lui arrive personnellement dans des articles compilés en 1859 dans un livre intitulé Diario de un testigo de la guerra de África. Ce livre est particulièrement apprécié pour sa description détaillée de la vie militaire. En 1865, il se marie à Grenade avec Paulina Contreras Rodríguez ; il aura cinq enfants dont quatre mourront lors de la guerre civile à Madrid.

Pedro A. de Alarcón a été député, sénateur et ambassadeur en Norvège et en Suède. En 1875, sous Alfonse XII, il occupe le poste de conseiller d’état. Il est membre de la Real Academia de la Lengua española depuis 1877. Vers 1887, il se condamne au silence, convaincu de n’avoir plus rien à offrir au courant littéraire auquel il appartient.

Trajectoire littéraire

Pedro Antonio de Alarcón

En 1855, il publie son premier roman El final de Norma. Vers 1852, il écrit des récits brefs de caractère romantique, la majorité étant inspirée de la culture andalouse. Dans le roman Le Clou (El Clavo, 1853), premier roman policier écrit en espagnol, on peut apprécier l’influence de l’auteur américain Edgar Allan Poe. D’ailleurs, comme Poe, il écrit plusieurs contes fantastiques de terreur, dont le plus connu est L'Ami de la mort (El amigo de la muerte, 1882).

De 1860 à 1874, il publie des livres de voyages tels Diario de un testigo de la Guerra de África (1859), De Madrid a Nápoles (1861) et La Alpujarra (1873). En 1874, il publie son œuvre la plus célèbre Le Tricorne (El sombrero de tres picos), qui représente une nouvelle vision sur le thème de l’abus de pouvoir. En effet, dans ce roman, il parle du triomphe des pauvres face à l’abus de pouvoir des autorités. En 1919, Manuel de Falla composera un ballet en un acte intitulé Le Tricorne, chorégraphié par Léonide Massine, dans des décors et costumes de Pablo Picasso, dont l'argument est tiré de ce roman.

Dès lors, la célébrité de ce texte ne s'est pas démentie. Comme le dit Daniel-Henri Pageaux : « El sombrero de tres picos est non seulement une exception, sinon un miracle[…] Alarcón veut faire participer le lecteur à son double exotisme ; un Ancien Régime qui nous renvoie à Goya et à Ramón de la Cruz et une Andalousie souriante, spirituelle sans être vulgaire, joyeuse sans être sensuelle. Et finalement l’ironie du conteur fait que le lecteur est complice d’une situation délectable ». Ce roman sera également adapté au cinéma, en 1955, par Mario Camerini sous le titre La Bella mugnaia (Par-dessus les moulins).

En 1871 paraît son premier essai théâtral, El niño pródigo.

En 1875, il publie Le Scandale (El escándalo), œuvre dans laquelle le thème religieux s’unit à la critique sociale. Plus tard, il publie El niño de la bola (1878) et La Prodige (La Pródiga, 1880). En 1881, il propose le roman d’aventures El capitán Veneno.

Pedro Antonio de Alarcón est un auteur respecté par ses contemporains. Dans ses œuvres, l’action est continue et l’approche socio-temporelle est d’un style réaliste. Cependant, ses personnages sont des exemples de personnages romantiques, ce qui lui permet d’introduire des leçons de morale.

Œuvre

Romans

Journaux de voyage

Autres textes

Notes et références

  1. ↑ (es) « El sombrero de tres picos no es sólo una excepción, sino un milagro »

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes