Pélage (hérésiarque)

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Pélage
Pélage, représenté dans un ouvrage calviniste du XVIIe siècle accompagné d'une légende le maudissant
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
PelagiusVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
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Condamné pour
Œuvres principales
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Pélage ou Pelagius (v. 350 - v. 420) est un moine ascète breton insulaire dont les idées sur le caractère contingent de la grâce divine furent jugées hérétiques par l'Église catholique en 418.

Biographie

Pelagius hereticus, illustration de La Chronique de Nuremberg, 1493.

Originaire de Bretagne romaine (Britto pour Augustin, Britannus selon Marius Mercator), Pélage, dont le nom d'origine est Morgan, ou Morvan (more manos) homme de mer, est né vers 350 apr. J.-C. Sûrement d'origine sociale modeste, il arrive à Rome entre 380 et 390.

Après le départ de Jérôme de Stridon pour la Palestine, Pélage entreprend de prêcher à l'aristocratie romaine. En effet, sa vie ascétique, en qualité de Servus Dei, de même que son enseignement connaissent un engouement considérable. Il prêche alors une règle de vie afin de faire d'elle « une élite de la vertu ». Si son message n'est pas limité à la seule aristocratie, celle-ci est néanmoins mieux préparée à recevoir son enseignement.

Célestius se joint à lui dans les années 390 et tous deux rencontrent vers 400, à Rome, le prêtre oriental Rufin le Syrien, disciple de Théodore de Mopsueste.

En 410, après le sac de Rome par les Wisigoths, Pélage part pour l'Afrique avec son disciple Célestius. Il se rend à Hippone, où il espère rencontrer Augustin, mais celui-ci est absent. Il le rencontrera finalement à Carthage. Il part ensuite dès 411 pour Jérusalem, laissant Célestius en Afrique.

Expulsé de Jérusalem, puis d'Antioche, on suppose qu'il se réfugia en Égypte pour y mourir vers 420.

Le pélagianisme

Article détaillé : Pélagianisme.

En réaction contre le pessimisme fondamental du manichéisme, Pélage mettait l'accent sur le fait que la capacité de l'être humain à obéir à Dieu vient de Dieu lui-même. Il soulignait l'importance de l'exemple de Jésus-Christ et de la Loi de Dieu comme guide pour vivre sans péché.

Cet enseignement est déclaré comme hérétique par le 16e concile de Carthage en 418, avec l'approbation du pape Zosime, car il niait la nécessité de la grâce et l'existence du péché originel, enseignant que l'homme était, en lui-même et par nature, capable de choisir le bien.

Le schisme pélagien est mené par Célestius et un groupe de dix-huit évêques d'Italie conduit par Julien d'Éclane qui refusent de se soumettre au décret de Zosime.

Le semi-pélagianisme, doctrine tentant de concilier l'augustinisme et le pélagianisme, distingue entre l'initiation de la foi, soumise au libre arbitre du croyant, et l'augmentation de la grâce, initiée par Dieu.

Citations

Œuvres

Édition

Œuvres

Notes et références

Notes

  1. ↑
    « Accurst Pelagius, with what false pretence Durst thou excuse Man's foul Concupiscence,
    Or cry down Sin Originall, or that
    The Love of GOD did Man predestinate.
     »
    « Maudit Pélage qui avec fausseté
    Excuse de l'homme la concupiscence
    Ou méprisa le péché originel, ou que
    L'amour de DIEU l'homme prédestina »

Références

  1. ↑ Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite., « Pélage, Pélagianisme. », sur cosmovisions.com (consulté le ).
  2. ↑ « Morgan », sur Famili.fr (consulté le ).
  3. ↑ Théo, Droguet et Ardant, 1989, p. 235.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes