Petrus Apianus

Petrus Apianus
Petrus Apianus.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Peter BienewitzVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Famille
Apian-Bennewitz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Georg Apian (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Philipp Apian (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Mouvement
Maîtres
Georg Tannstetter (en), Jean Sturm, Michael BeutherVoir et modifier les données sur Wikidata
Blason.
Œuvres principales
Cosmographicus liber (d), Astronomicum Caesareum (d), Planisphère d'ApianusVoir et modifier les données sur Wikidata

Peter (von) Bennewitz ou Bienewitz, dit Petrus Apianus ou Peter Apian, né à Leisnig (électorat de Saxe) le et mort à Ingolstadt le , est un astronome et mathématicien allemand connu pour ses travaux en cartographie.

Un cratère lunaire et un astéroïde (19139 Apian) portent son nom.

Biographie

Apian en 1544

Né à Leisnig en Saxe d'un père cordonnier mais d'une famille relativement aisée, appartenant à la classe moyenne de Leisnig, Apianus a étudié à l'école de latin de Rochlitz. Entre 1516 et 1519, il étudie à l'université de Leipzig ; c'est à cette date qu'il latinise son nom en Apianus (du latin api, qui signifie « abeille », alors que « Biene » est le mot allemand).

En 1519, Apianus s'installe à Vienne et y continue ses études à l'université, l'une des meilleures universités de mathématiques pour l'époque, sous la direction de Georg Tannstetter (en). Lorsque la peste éclate à Vienne en 1521, il déménage à Ratisbonne, puis à Landshut.

En 1524, à Landshut, il édite son Liber Cosmographicus, un travail sur l'astronomie et la navigation, réimprimé par la suite 30 fois, en 14 langues, et qui demeura populaire jusqu'à la fin du XVIe siècle.

En 1526, il épouse la fille d'un conseiller de Landshut, Katharina Mosner, dont il eut 14 enfants, cinq filles et neuf garçons, (dont le cartographe Philipp Apian (en)).

Les armes nobles d'Apian

En 1527 Apianus est appelé à l'université d'Ingolstadt en tant que mathématicien et imprimeur. Parmi les premiers livres qu'il imprime figurent les écrits de Johann Eck, un contradicteur de Martin Luther. Ses impressions sont vite devenues célèbres pour leur grande qualité.

Favori de l'empereur Charles Quint, qui l'anoblit en 1535 et fait l'éloge de ses livres, il gagne le droit d'afficher un blason.

En 1540, Apianus imprime son Caesareum Astronomicum, dédié à Charles Quint, qui le nomme son mathématicien et lui offre la somme royale de 3 000 florins or (on ne sait s'il la toucha réellement).

En dépit des appels d'autres universités, y compris celles de Leipzig, de Padoue, de Tübingen et de Vienne, Apianus demeure à Ingolstadt jusqu'à sa mort.

Une carte de Petrus Apianus montrant le nouveau monde en 1520.

Il y publie une variante du triangle de Pascal, et, en 1534, une table de sinus. En 1531, il a observé que la queue d'une comète est opposée au soleil (la même année que Girolamo Fracastoro) ; il y conçoit également des cadrans solaires, des volvelles, et publie des manuels sur les instruments astronomiques.

Importance de l'œuvre

Folium populi, 1533

Apianus fut l'un des premiers à proposer l'observation des mouvements de la Lune pour déterminer les longitudes. Il est l'auteur d'un planisphère, Tipus Orbis Universalis publié en 1520, et, on l'a vu, de plusieurs ouvrages dont Cosmographiae introductio publié en 1529, et Astronomicum Caesareum édité en 1540.

La Cosmologie

La cosmologie d'Apian reprend la distinction que fait Aristote entre monde au-dessous et monde au-dessus de la Lune, sa notion d'Éther (cinquième Élément), l'idée de Premier Mobile (mouvement de rotation quotidienne de la voûte céleste, entraîné par la sphère supérieure, elle-même appelée premier mobile). "Le monde contient en soi deux parties principales, l'une est élémentaire, l'autre est céleste. La partie élémentaire, laquelle est toujours sujette à altération et mutation, contient en soi quatre Éléments, Terre, Eau, Air et Feu, contraires l'un à l'autre. La région ou part céleste, que les philosophes ont appelé quintessence, contient sous sa concavité la région ou partie élémentaire." Cette région élémentaire, dont la Terre occupe le centre, est sphérique, elle est insérée dans l'emboîtement des sphères célestes qui composent le ciel : "La céleste machine est séparée réellement en plusieurs ciels et orbes particuliers, c'est à savoir en sept orbes députées aux sept planètes, et le firmament dit la huitième sphère, où sont les étoiles fixes... Le ciel de la Lune est prochainement environnant l'élément du Feu. Au-dessus du ciel de la Lune est celui de Mercure, puis le ciel de Vénus, au-dessus duquel est le ciel du Soleil, puis celui de Mars, après lequel est le ciel de Jupiter et finalement le ciel de Saturne, au-dessus duquel est le Firmament, le plus grand de tous." Au-dessus du Firmament étoilé se déploient le ciel cristallin, puis le dixième ciel (le Premier Mobile) qui contient ces neuf sphères. "Après ce dixième ciel, les théologiens mettent le ciel Empyrée, auquel Dieu habite avec ses élus et ce ciel est reposant et immobile." Les distinctions entre ciel cristallin, ciel Empyrée relèvent de la théologie.

Les Volvelles

Il s'agit de nouveaux instruments de mesures scientifiques qu'Apianus a employés au service de diverses disciplines telles que l'astronomie et la cartographie. On compte cinq volvelles dans le Liber Cosmographicus : la volvelle « latitude, pôle, horizon », la volvelle « calendriers », la volvelle « sphère plate universelle », la volvelle « miroir du monde », la volvelle « cadran nocturne ». Grâce à son œuvre, l'auteur a permis de populariser ces nouveaux outils. Les volvelles ont permis à l'Homme de se repérer dans le temps et dans l'espace.

Hommage

L'astéroïde (19139) Apian a été nommé en son honneur.

Bibliographie

Œuvres

Traductions françaises

Études

Notes et références

  1. ↑ Apian, Cosmographie, ou Description des quatre parties du Monde, Anvers, 1581. Jean-Marc Besse, Les grandeurs de la Terre : aspects du savoir géographique à la Renaissance, Lyon, ENS Editions, coll. « Sociétés, espaces, temps. », , 420 p. (ISBN 978-2-847-88030-4, OCLC 803387631, lire en ligne), p. 39-40.
  2. ↑ « Les volvelles d'Apian », sur xml.tremplin.ens-lyon.fr (consulté le )

Voir aussi

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