| Naissance | |
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| Décès | |
| Pseudonymes |
R. P. P. L. J., R. P. P.L.J., R.P.P.L.J, Sainct-Romain, François de Saint-Romain |
| Activités |
| Ordre religieux |
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Philippe Labbe est un jésuite français éditeur prolifique et polygraphe, polémiste, né le à Bourges et décédé à Paris le 17 ou le . Philippe Labbe est surtout connu pour son œuvre d’éditeur et de compilateur ; il fut aussi un possesseur de documents anciens, comme l’attestent plusieurs remarques de sa Nova bibliotheca… manuscriptorum. Ses contacts avec les érudits contemporains lui ont permis d’avoir accès à de nombreux catalogues de livres et aux manuscrits des collections publiques et privées de son temps.
Fils cadet de Philippe Labbe, sieur de Champgrand et de Beurry, conseiller de la mairie de Bourges, Philippe Labbe entre dans la Compagnie de Jésus en 1623. Il est d'abord nommé professeur d'humanités, de rhétorique et de philosophie au collège de sa ville natale à Caen puis au collège Sainte-Marie de Bourges et finalement au collège de Clermont de Paris. Il se fit une réputation en publiant les écrits des autres, en compilant catalogues de manuscrits, se lançant dans d'inombrables projets de collections en tout genre au risque d'être souvent accusé de plagiat. En 1647, le cartographe Nicolas Sanson accuse le père jésuite de l'avoir plagié avec son Pharus Galliæ Antiquæ. Louis-Mayeul Chaudon se montre à son égard sévère affirmant de son côté que: « La plupart des ouvrages que le P. Labbe a donnés au public, ne lui ont coûté que la peine de rassembler les matériaux et de les mettre en corps ».
En 1661, il entre en polémique contre les jansénistes de Port Royal, qui l'accusent de les avoir pillés et attaque le Jardin des Racines Grecques de Claude Lancelot dans sa propre Étymologie. Il édite aussi des traductions, et divers manuscrits encore non publiés, dont celui du polymathe Claude Hardy sur la vie d'Adalbéron, évêque de Metz. Il se montre par ailleurs particulièrement agressif à l'égard du protestantisme.
Les ouvrages publiés par Labbe ont fait l'objet d'un catalogue organisé, très utile, publié en 1662.

À titre posthume, on publia sous son nom :