Philippe Quinsac

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Philippe Quinsac
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance ,
Blois (France)
Joueur retraité
Position Défenseur
A joué pour ASG Tours
IC Epinal
Carrière pro. 1972-1981

Philippe Quinsac (né le à Blois, Loir-et-Cher, France) est un joueur professionnel français de hockey sur glace.

Il est champion de France de hockey sur glace 1980 avec l’ASG Tours.

Biographie

Une nouvelle génération

Albert Pasquier et Henri Bourgeais (président et vice-président) fondent l'ASG Tours en 1972 ; l'ASG prend le relais du HC Tours (1969).

En , quelques hockeyeurs, débutants pour certains, commencent à disputer quelques matches amicaux et une petite compétition appelée Coupe Armor. Selon les dires de Philippe Quinsac, qui a alors 15 ans, une bande de copains qui« vivent hockey, mangent hockey, rêvent hockey ».

Philippe Quinsac se remémore « la volonté farouche d'un petit groupe de copains de monter une équipe qui, de 1972 à 1980, allait franchir toutes les étapes jusqu'au titre suprême de champion de France ».

Début 1973, Patrick Sawyerr est recruté par Albert Pasquier comme entraîneur-joueur ; l'ASG Tours passe de la Nationale C à la Nationale A. De jeunes hockeyeurs tourangeaux se révèlent, dont le défenseur Philippe Quinsac.

En 1973-1974, ce dernier est surclassé en équipe seniors ; l'ASGT joue en championnat de France de Nationale C (vice-champion de la Ligue de Paris derrière les Français Volants). Quinsac joue 25 des 26 matchs dans la défense tourangelle. L'ASGT remporte son premier trophée en battant Croix-Lille (Nationale B) en finale de la Coupe de France. Tours est aussi champion de France de Nationale C en 1974-1975, pour sa deuxième saison de compétition.

En 1975-1976, Quinsac et les jeunes tourangeaux s'inclinent en barrages d'accession devant Briançon, Lyon et les Français Volants. La porte de l'élite s'est refermée.

Philippe Quinsac renforce l’équipe réserve et remporte son deuxième titre de champion de France de Nationale C devant Villard-de-lans (12-4). En 1976-1977, Tours engage Jean Lussier, l'ancien centre des Vics de Granby. Le Québécois va catalyser du jeu tourangeau. En dernier match de barrage, Lyon (Nationale A) est battu 9-0 à Orléans par l'ASGT, le . L'équipe perd en finale de coupe de France, trois semaines plus tard, face à Villard. Cette saison-là, Philippe Quinsac joue 29 des 39 matchs de l'équipe Première (Matches de compétition et amicaux).

Vers le haut niveau français

Patrick Sawyerr laisse le poste d'entraîneur au Québécois Michel Lussier, venu rejoindre son frère cadet en Europe. Pour la première saison en Nationale A de l'histoire du club (1977-78), le gardien Sozzi fait équipe avec Jean Lussier, Charly Thillien (gardien), Jean-Yves Decock, Philippe Quinsac (défenseurs), Philippe Decock, Christophe Pasquier (centres), Alain Blanchet, Gilles de Saint-Germain et Yvon Bourgault (attaquants). l'ASG Tours recrute le défenseur Pascal Del Monaco (Grenoble) et l’attaquant Guy Galiay (Briançon). Le club compte mille abonnés. Les débuts sont difficiles en raison d'un manque de cohésion. Tours finit troisième, pour sa première saison dans l'élite. La finale de la coupe de France, le est le dixième match du mois pour Tours. Jean Lussier est suspendu. Les Nordistes de Croix-Lille rêvent de revanche. Les lignes de défense sont composées de Pascal Del Monaco, Jean-Yves Decock, Jean-Paul Sandillon et Philippe Quinsac. Lors du deuxième tiers-temps, Tours accélère, mène 3-0. Le jeune gardien Thillien encaisse trois buts en quatre minutes. Lors des prolongations, Tours s'impose finalement 6-4.

En 1978-79, Tours est l'un des outsiders de la Nationale A ; le poste d'entraîneur-joueur revient à Patrick Sawyerr, Michel Lussier voulant retrouver la glace. Le club a recruté le Québécois Michel Bolduc à la place de Jean Lussier. Lussier, sanctionné par le CNHG, part en Suisse, suivi de son frère Michel (qui reviendra ensuite). Bolduc est remplacé avant le début du championnat par l'Américain Joe Fidler, qui vient des Mariners de San Diego. Philippe Quinsac dira : « Les effectifs sont renforcés et ça jase déjà. On ne se cache pas d'avoir dans l'équipe un étranger de bon niveau professionnel, des hockeyeurs payés pour jouer, et de nombreux franco-canadiens ». Huit joueurs sont au service militaire obligatoire.

Tours finit cinquième de la saison régulière, à huit points du leader Chamonix. La poule finale montre les qualités de sa défense ; son attaque multiplie les buts. Le titre se joue à la dernière journée sur le derby « Chamonix vs Saint-Gervais ». À 3-3 à quelques minutes de la fin de la partie, un match nul offrirait le titre à... Tours. Mais Philippe Rey marque à une minute quarante de la fin et Chamonix est champion. Tours échoue à deux points de Chamonix, avec une différence de buts largement supérieure. La saison régulière lui a coûté le titre.

À l'orée de la saison 1979-80, Patrick Sawyerr quitte son poste d'entraîneur. La direction technique est proposée par Albert Pasquier à Adolf Šprincl, 55 ans, professeur de sports issu de la minorité allemande de Tchéquie, et entraîneur au grand club tchèque du HC Dukla Jihlava puis à Grenoble.

Joe Fidler, conservé, fait tandem avec le franco-québécois André Peloffy (arrivé de Springfield, États-Unis). Guy Galiay et Patrick Sawyerr répondent présents. Le jeune français Stinco, arrive de Lasalle (Québec). Grand espoir, Franck Fazilleau a quitté Viry pour renforcer la défense ; Frédéric Malletroit, venu des Français Volants, forme avec Patrick Partouche et Charly Thillien un trio soudé. En défense, Del Monaco, Michel Lussier et Sandillon sont épaulés par Fazilleau, Aldrich, Jean-Yves Decock et Philippe Quinsac. L'attaque sera composée des centres et avants Blanchet, Bonnarme, Pasquier, Bourgault, Fidler, Galiay, Peloffy, de Saint-Germain, Stinco et Sawyerr. L'équipe joue dans une patinoire de Tours ultra-moderne et une superbe glace.

Champion de France 1980

La première journée a lieu le . À Gap, l'accueil est singulier : dans sa patinoire ouverte, sous la neige et un vent puissant, par -3°, le public alpin hue les joueurs tourangeaux et les bombarde de pièces pendant l'échauffement, accusés d'etre payés comme des professionnels. Certains joueurs ramassent ces pièces. André Peloffy débute en Europe mais il connaît les « chaudes » ambiances d'Amérique du Nord. Annoncé comme la vedette de la Nationale A, il marque son premier but au bout de quinze secondes, sur la première attaque tourangelle. Score final : 4-4 sur la glace du champion 78. L'ASGT fait course en tête et ne connait la défaite qu'au soir de la neuvième journée à Megève, la fin de la poule aller. Chamonix, le champion en titre, tombe deux fois face aux Mammouths ; ils prennent leur revanche devant Gap sur la glace tourangelle. Tours achève la saison régulière en tête, « corrigeant » Megève 16-4. Chamonix parvient à rester à quatre points des tourangeaux. L'attaque Peloffy, Fidler, Galiay, Stinco, Sawyerr marquent 139 buts, (avec une différence de +51), soit une moyenne de plus de sept buts par match.

Avant Noël, l'ambiance est bonne, malgré des disparités salariales, et les « pitreries » qui visent Adolf Šprincl. Mais les marqueurs vedettes, André Peloffy et Joe Fidler, sont en désaccord avec le système de jeu de l'entraîneur. Une discorde naît entre ce dernier et Fidler. L'équipe encaisse une défaite, 6-2, à Saint-Gervais, lors de la 14e journée de la saison régulière. Le groupe de joueurs décide de diriger le jeu. Ils changent la composition des lignes de joueurs. André Peloffy et Pascal Del Monaco prennent officieusement la direction de l'équipe : elle ne perdra plus une seule partie de la saison. Šprincl, mis sur la touche, subira les événements.

Après la défaite à Saint-Gervais, Tours survole la poule finale, lors de dix matches qui marqueront les esprits. Les points de la première phase sont conservés mais ne comptent que pour la moitié de ceux obtenus en phase finale (quatre points pour une victoire et deux pour un match nul). L'ASG Tours est sacrée championne de France de nationale A, avec seize points d'avance sur Chamonix, 103 buts inscrits (soit 10,3 par match), une différence de buts de +54 (contre +5 à Chamonix). Le Mammouth a tout écrasé sur son passage. À égalité au classement des compteurs avec 66 points, le Québécois de Chamonix Luc Tardif devance le Franco-québécois André Peloffy (44+22 contre 42+24), devant le Franco-québécois de Caen Marc Audisio (36+19) - futur tourangeau - et l'Américain de Tours Joe Fidler (27+28), tous les deux ex aequo avec 55 points.

Philippe Quinsac, à 23 ans, atteint le but qu'il s'était fixé depuis.

Son coéquipier, Patrick Sawyerr, tire le bilan suivant : « Tours a été la première ville de plaine à commencer à faire parler d'elle. Mais ce n'est pas la saison qui m'a laissé le meilleur souvenir. L'état d'esprit était un peu particulier : nous étions aux confins du professionnalisme ». Philippe Quinsac arrête sa carrière, pour un avenir professionnel en dehors du hockey.

Il jouera encore un an en Nationale B à Epinal. Il devient chef d’entreprise et reste fidèle à Tours. Son fils Bastien Quinsac lui succédera sur la glace tourangelle, jouant en Ligue Magnus avec l’ASGT, et aujourd’hui avec les Remparts de Tours. Philippe Quinsac assiste régulièrement aux rencontres des Remparts, en compagnie de son ami Patrick Sawyerr.

Trophées

Joueur

Notes et références