Phoxinus phoxinus

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Vairon, Vairon de la Manche, Vairon commun

Phoxinus phoxinus
Description de cette image, également commentée ci-après
Vairon
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Ostariophysi
Ordre Cypriniformes
Super-famille Cyprinoidea
Famille Cyprinidae
Sous-famille Leuciscinae
Genre Phoxinus

Espèce

Phoxinus phoxinus
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Phoxinus phoxinus, le Vairon, Vairon de la Manche ou Vairon commun, est une espèce de petits poissons potamodromes, très communs dans les eaux douces et bien oxygénées. Il tolère un pH de 7 à 7,5.

Banc de vairons dans la rivière Moldau à Prague.
Banc de vairons frétillant sur le rivage à Eglinton Country Park (North Ayrshire en Écosse).
À Prague.
En Italie du Nord.

Sa chair est peu estimée sur le plan alimentaire, mais il est fréquemment utilisé comme appât pour la pêche au vif de la truite, du brochet et du sandre. Il est également utilisé par les laboratoires de biologie, notamment pour les recherches sur les organes sensoriels.

Dénominations

Étymologie

Vairon est un adjectif et substantif dérivé de l'adjectif populaire vair (XIe siècle, du latin varius, « bigarré, tacheté », qui a donné les noms demi-savants « variole », « vérole », etc.) ou le vair et dont l'usage est attesté en français depuis le XIIe siècle pour désigner un « poisson tacheté ». Le mot se rencontre comme adjectif uniquement dans l'expression « yeux vairons » (par exemple, un iris bleu et l'autre marron), qui est un cas remarquable d'hétérochromie.

Habitat et répartition

Très commun dans les ruisseaux d'eaux claires d'Eurasie (jusque dans des eaux très froides), il peut notamment être présent en quantité importante dans les mares constituées par les barrages de castors où il peut ensuite régresser (par la prédation) quand les salmonidés (truites ou saumons) s'y installent et grandissent en s'en nourrissant parmi d'autres proies,.

Il a aussi été introduit par l'homme en de nombreux endroits hors de son aire naturelle de répartition où il peut alors poser des problèmes écologiques, comme dans les Pyrénées, où plusieurs lacs d’altitude se sont assombris ou ont carrément viré au vert, en raison de la prolifération d’algues causée par l'introduction du vairon comme appât par les pêcheurs.

Le vairon aime les eaux limpides, fraîches, bien oxygénées, peu profondes et graveleuses des petits ruisseaux comme des grandes rivières, torrents et les lacs d'altitude à fond de graviers jusqu'à l'étage subalpin. Il affectionne les trous le long des berges et les herbiers aquatiques.

Il est présent dans presque toute l'Eurasie, du nord de l'Espagne à la Sibérie occidentale, y compris en Corse, mais pas en Italie méridionale, ni en Grèce et en Suisse.

Il a été introduit par l'homme hors de son aire naturelle de répartition, où il peut avoir des effets à long terme sur la biodiversité benthique, par exemple dans un lac subalpin de Norvège où la truite brune (Salmo trutta) était autrefois la seule espèce et où le vairon a été introduit (avec un suivi scientifique depuis 1972) ; le gammare Gammarus lacustris (autrefois dominant du benthos (85 %) avec les larves d'éphéméroptères, de trichoptères et de plécoptères alors que les Chironomidae et Oligochaeta ne constituaient pas plus de 6 % de la biomasse de macroinvertébrés benthiques) y a décliné, probablement en raison de la pression de prédation des vairons sur les larves des gammares.

Description

Le vairon est un petit poisson allongé et cylindriforme, de 2 à 10 cm de long.

Biologie

Éthologie

La structure tridimensionnelle (généralement ellipsoïdale) des bancs de vairon a fait l'objet d'études (par des moyens photographiques en 1973) afin d'examiner sa valeur en termes de tactiques anti-prédateurs dans des courants plus ou moins rapides.

Comme la plupart des poissons de zones tempérées, le comportement du vairon change selon la saison :

Espèce modèle

Assez facile à élever en aquarium ou écotrons, c'est parfois une espèce modèle utilisée par les scientifiques, par exemple

Maladies et parasitoses

Ballabeni et Ward ont montré en 1993 que cette espèce entretient des interactions durables avec un parasite (trématode ; Diplostomum phoxini) qui semble ne pas les affecter, mais uniquement pour les souches qui se développement dans le même environnement qu'eux, ce qui laisse supposer une co-évolution génétique entre le parasite et son hôte.

Voir aussi

Références taxonomiques

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Bibliographie

Notes et références

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