Le nom de genre Cystoseira vient des mots grecs κύστις/ kýstis, « vessie; poche », et σειρά/ seirá, « corde ; chaine », littéralement «vessies en chaine», en référence à la présence de pneumatocystes tout le long des frondes qui permettent leur flottaison.
Quelques espèces sont présentes le long des côtes atlantiques, principalement C. baccata, C. nodicaulis, C. foeniculacea, C. humilis et C. tamariscifolia. Néanmoins, la majorité des espèces se retrouvent en Méditerranée, où le genre a connu une radiation adaptative importante, résultant en une trentaine d'espèces.
Écologie
Les espèces de ce genre se développent dans l'étage infralittoral ou dans les cuvettes de l'étage médiolittoral,. En mer Méditerranée, les différentes espèces de cystoseires sont réparties verticalement sur le littoral et façonnent la physionomie de la végétation de cette mer.
Elles jouent un rôle primordial dans la structure des communautés du littoral, en étant la base d'habitats dont la diversité spécifique est importante. Certaines espèces forment des canopées en eaux peu profondes (Cystoseira amentacea est l'espèce la plus commune) et d'autres espèces sont la base d'écosystèmes en eaux plus profondes (25-47 m).
123Camille Jégou, «Étude du genre Cystoseira des côtes bretonnes: taxinomie, écologie et caractérisation de substances naturelle s» (Thèse/Université de Bretagne Occidentale), HAL, , p.311
↑Giaccone Giuseppe, «Écologie et chorologie des Cystoseira de Méditerranée», Rapports Communications Internationales Mer Méditerranéenne, vol.22, , p.49-50 (lire en ligne)
12Fabio Bulleri, Lisandro Benedetti-Cecchi, Stefano Acunto et Francesco Cinelli, «The influence of canopy algae on vertical patterns of distribution of low-shore assemblages on rocky coasts in the northwest Mediterranean», Journal of Experimental Marine Biology and Ecology, vol.267, no1, , p.89–106 (ISSN0022-0981, DOI10.1016/s0022-0981(01)00361-6, lire en ligne, consulté le )
↑Hereu Bernat, Mangialajo Luisa, Ballesteros Enric et Thibaut Thierry, «On the occurrence, structure and distribution of deep-water Cystoseira (Phaeophyceae) populations in the Port-Cros National Park (north-western Mediterranean)», European Journal of Phycology, , p.263-273 (DOI10.1080/09670260801930330, lire en ligne)
↑Marta Sales, Emma Cebrian, Fiona Tomas et Enric Ballesteros, «Pollution impacts and recovery potential in three species of the genus Cystoseira (Fucales, Heterokontophyta)», Estuarine, Coastal and Shelf Science, vol.92, no3, , p.347–357 (ISSN0272-7714, DOI10.1016/j.ecss.2011.01.008, lire en ligne, consulté le )