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Géographe physicien (d) |
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La géographie physique, appelée aussi géographie naturelle ou physiographie, est la branche de la géographie qui décrit la surface de la Terre. C'est donc par définition une science de la nature qui permet de comprendre la Terre actuelle, les évolutions passées et celles à venir. Elle s'intéresse dans une moindre mesure aux activités humaines, et plus généralement aux activités animales, essentiellement dans le cadre du rapport qu'entretiennent l'homme et la nature, et notamment les impacts de l'homme sur le climat et les transformations de la surface terrestre, d'origines naturelles et humaines, et leurs conséquences.

La géographie physique englobe plusieurs disciplines :
Ces domaines intègrent les connaissances de milieux connexes à l'intérieur d'un cadre spatio-temporel, d'où leur présence en géographie. C'est ainsi que la géologie, l'hydraulique, la physique, la chimie et la biologie, entre autres, sont utilisées dans ces disciplines et traitées en interactions les unes par rapport aux autres.
Sous l'Ancien Régime, l'étude de la nature est le fait de savants à la fois naturalistes et géographes.
Alexandre de Humboldt, à la fois explorateur, géologue, climatologue et biologiste est l'un des fondateurs de la géographie physique et de la géographie botanique.
Des décennies 1950 à 1970 la géographie physique est dominante dans la géographie française. Elle est centrée sur la géomorphologie au détriment de la climatologie, de la biogéographie et de l'hydrologie, plus marginales. Elle reste marquée par Emmanuel de Martonne et sa conception de la géographie.
Les principales figures de cette géographie sont Pierre Birot et Alain Godard. Ils mobilisent des méthodes naturalistes et des techniques de laboratoires inspirées de la géologie, notamment quaterniste.
À partir de la fin des années 1960, Georges Bertrand et Jean Tricart proposent de nouvelles approches de la géographie physique qui mettent davantage en relation les diverses composantes du système Terre et tiennent compte des sociétés.
Georges Bertrand reprend le concept (issu de la géographie soviétique) de « géosystème »,. Celui-ci inclut l'écosystème et les interactions entre le milieu biophysique et les activités sociales humaines. Il permet « d’aborder de manière globale les rapports entre nature et société en s’appuyant sur une démarche systématique ».
Jean Tricart et Jean Kilian défendent une approche nommée « éco-géographie », selon laquelle les structures économiques et sociales influent sur l'écosystème.
Les approches de géographie physique tenant compte des sociétés s'affirment dans les années 1980 à travers la prise en compte de nouvelles problématiques comme l'érosion d'origine anthropique. Ces approches font aussi l'objet de résistances de la part de certains géographes physiciens attachés à la géomorphologie et font face à un certain rejet des données physiques de la part de la géographie humaine et de l'analyse spatiale. Pendant cette période, la nature est aussi de plus en plus médiatisée au travers des discours écologiques, ce qui pousse des géographes-physiciens à réorienter leurs recherches vers la géographie de l'environnement.

Voir l'article Liste de géographes pour une liste exhaustive.