| Pic de Luc | |
Versant sud du pic de Luc, avec la trace du décrochement de 1442. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Altitude | 1 084 m |
| Massif | Massif du Diois (Alpes) |
| Coordonnées | 44° 36′ 32″ nord, 5° 27′ 53″ est |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Drôme |
| Ascension | |
| Voie la plus facile | sentier PR versant nord-est |
| Géologie | |
| Roches | Calcaire |
| modifier |
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Le pic de Luc est une montagne de la Drôme, dominant le village de Luc-en-Diois.
Son histoire se singularise par la présence de vestiges de fortifications romaines du Bas-Empire et par l’effondrement de 1442 qui a donné naissance au Claps.
Cette montagne est un élément d’une barre calcaire du Tithonien (environ 140 à 150 millions d’années) délimitant un petit bassin en amont. Cette barre est franchie par la rivière Drôme qui coule alors dans des gorges sur quelques centaines de mètres.

La tradition mentionne une forteresse au sommet de la montagne. En 1959, des fouilles dégagent des citernes en mortier de tuileau et une anse d'amphore. Des fouilles de 2002 à 2007 permettent le relevé de plusieurs vestiges de constructions : nombreuses citernes, murs sur la crête, tessons de céramique et de tubuli (rattachés à un système de chauffage) et vestiges d‘un bâtiment de 160 m² et base d’une tour. Ces constructions donnent un point de vue plongeant sur la vallée de la Drôme en amont et en aval de Luc, ainsi que sur la vallée de Miscon. Un chemin d’accès a été maçonné versant sud. Des monnaies et des céramiques permettent de situer l’occupation du site aux IIIe et IVe siècles, ainsi qu’au Moyen Âge. Tous ces éléments permettent d’attribuer ces constructions à une petite fortification de montagne. L’hypothèse la plus probable est que le fortin du pic de Luc faisait partie d’un ensemble de sites militaires destinés à surveiller l’accès à l’Italie par la voie des Alpes, dans le contexte de l’anarchie militaire du IIIe siècle dans l'Empire romain.