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Pierangelo Summa, connu aussi sous le nom de Piero Summa, né le à Côme (Italie) et mort le à Paris 12e,, est un metteur en scène, sculpteur de masques,,, et marionnettiste italien. Il est considéré comme étant l'un des chefs de file du mouvement théâtral italien des années 1970, bien qu'il ait acquis une grande part de sa notoriété en France, à partir des années 1980. C'est notamment depuis sa mort en 2015 que son œuvre a regagné en visibilité à travers le travail de son fils Robin Summa.
Issu d'une famille originaire du Sud de l'Italie, impliquée en partie et à échelle variable dans la politique (il est notamment le neveu du député et secrétaire d'État italien Elio Rosati), Pierangelo Summa étudie les sciences physiques à l'université de Milan. Bien qu'issus de familles aisées, ses parents sont eux-mêmes modestes. Il doit, au décès de son père en 1968, se dédier à plusieurs emplois successifs, dont teneur de paris sportifs, ou encore enseignant contractuel de mathématiques, avant d'obtenir le concours de fonctionnaire à la caisse italienne des retraites (INPS), où il exercera en qualité d'expert comptable (activité qu'il cessera à son départ pour la France, au début des années 1980). Il est alors aussi un militant très actif au Parti communiste italien (PCI), et syndicaliste.
Il entreprend parallèlement, dès 1966, ses premières expériences théâtrales autour du théâtre d'objet. Il fondera au début des années 1970 plusieurs compagnies familiales de burattini : La Gabbia dei Giuppitt, I burattini col randell, I viandanti, impliquées principalement dans l'intervention auprès de publics populaires (écoles, quartiers « isolés », etc.). C'est avec La Gabbia dei Giuppitt qu'il animera pendant trois ans, accompagné de son frère jumeau, de sa sœur, de leurs époux respectifs, et de son épouse Mireille Gettler-Summa, une émission pour les enfants à la télévision suisse (Televisione della Svizzera italiana - TSI) : Il Giudice di Roccastorta.
Il rencontre à cette époque Italo Gomez, Giuliano Scabia, Dario Fo, l’Odin Teatret, Roberto Leydi, Mario Lodi, Carlo et Alberto Colombaioni, Augusto Boal.

À son arrivée en France, au début des années 1980, il se concentre davantage sur la création de masques, en particulier pour la Commedia dell'Arte - il vendra dans plusieurs pays d'Europe -, et sur la mise en scène. Il exercera dans le cadre de nombreux festivals et théâtres parisiens, en Italie, mais aussi en Allemagne, en Suisse, au Liban, en Géorgie, ou encore en Arménie.
En 1987, son atelier, qu'il partage avec son épouse Mireille, est situé à Montreuil.
Il anime, jusqu'à la fin de sa vie, de nombreux ateliers autour du masque, en France et en Italie. À partir de 2010, son activité de créateur de masques a d'abord été reprise par sa fille Sara Summa, aujourd'hui réalisatrice, puis par son fils Robin,,,,,,,.
Il reste, pendant toute sa vie, impliqué dans la défense de la place du théâtre au cœur de la cité, des lieux de vie communs et populaires.
Le est inauguré à Naples l'atelier-boutique La Maschera è Libertà, premier espace pérenne centré sur la vente de masques conçus par Pierangelo Summa et recréés par son fils Robin, ainsi que sur les créations originales de ce-dernier.
L'un de ses modèles de Pulcinella a notamment été utilisé pour le remake de Sabato, domenica e lunedi' de Eduardo de Filippo réalisé en 2021 par Edoardo de Angelis et diffusé sur la télévision nationale italienne, RAI.
Il résida pendant plus de trente ans dans la commune de Pommeuse, en Seine-et-Marne.
Le , il est annoncé au Sénat de la République italienne que la XXIIIe édition du festival national PulciNellaMente sera dédié à sa mémoire,.
Bien qu'abordant de nombreux thèmes et réflexions (dont, centralement, la question du masque), les travaux de mise en scène de Pierangelo Summa accordent une attention particulière aux thématiques de la folie, de la marginalité, de l'individualité (voire de la solitude), des rapports de domination, et de l'émancipation féminine.


Autodidacte, Pierangelo Summa aurait produit entre 1980 et 2010 plus de 6 000 masques, et anima de nombreux ateliers, rencontres, conférences et manifestations autour de ce thème. En voici une liste non-exhaustive.
« Le théâtre est gardien de ce monde possible, qui pourrait représenter le réel » (À propos de Pour un homme seul de Thérèse Aouad Basbous, 2001)
« Quand on écoutait ces textes par exemple, on se disait : tiens, il y a peut-être un double sens, il y a peut-être un mot caché ; et en fait, non. Tout ce qui est dit est tout ce qui doit se dire, c'est-à-dire : rien. (rires) » (À propos du Cabaret Moderne de Karl Valentin, 2002)
« Les Dieux sont là, mais l'homme est seul. » (Note de mise en scène pour Oedipe Roi de Sophocle, 2007)
« Comme j'aime assez le slapstick desespéré de Karl Valentin, je suis allé voir "Le Cabaret Moderne de Karl Valentin" au Forum (Pierangelo Summa & Dominique Chevaucher), montage des textes écrits entre 1920 et 1947 »