Pierre Amandry, né le à Troyes et mort le à Paris14e, est un hellénistefrançais spécialiste de la Grèce antique et de ses rapports avec l'Orient. Une grande partie de ses travaux concerne le site de Delphes, fouillé par l'École française d'Athènes, dont il est secrétaire général entre 1941 et 1948 puis directeur de 1969 à 1981.
Carrière
Il intègre l'École normale supérieure en 1933, est agrégé en 1936 (reçu 4e, notamment devant Jacqueline de Romilly, 10e), puis membre de l'École française d'Athènes de 1937 à 1941. Il pratique durant ce séjour des fouilles dans le sanctuaire de Delphes où il découvre un trésor d'or et d'ivoires sous la voie sacrée. L'étude de ces objets l'amène à s'intéresser à l'art orientalisant et, d'une manière générale, aux rapports entre la production artistique occidentale et orientale, notamment en architecture et en orfèvrerie.
En 1950, sa thèse sur La mantique apollinienne à Delphes rééquilibre l'image romantique que l'on se faisait alors de la consultation de la Pythie au profit d'un fonctionnement plus prosaïque de l'oracle. De 1951 à 1969, il enseigne à l'Université de Strasbourg avant d'être nommé directeur de l'École française d'Athènes en 1969. Il reste en fonction jusqu'à sa retraite en 1981.
Il est l'auteur de nombreux articles concernant les monuments de Delphes, et en particulier le temple. À côté de ses travaux sur la Grèce antique, il s'intéresse également à la Grèce moderne et aux voyageurs. On lui doit la traduction en français du Christ recrucifié de Níkos Kazantzákis (1955).