Pierre-Louis Moline

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Pierre-Louis Moline
Pierre-Louis Moline, gravé par Thérèse-Éléonore Lingée,
d'après Cochin, 1780.
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activités

Pierre-Louis Moline, né le à Montpellier et mort le à Paris, est un dramaturge et librettiste d’opéras français.

Biographie

Fils et petit-fils de négociants montpelliérains, Moline prit d’abord le grade de maître ès-Arts en l’université d’Avignon et vint ensuite à Paris où il fut reçu avocat au Parlement, mais il s’occupa principalement de littérature et de poésie. Auteur prolifique ayant commencé à écrire très tôt pour le théâtre, Moline publia une grande quantité d’écrits et de pièces dramatiques. Durant la Révolution, il fut attaché à la Convention nationale, avec le titre de secrétaire-greffier, et lui fit hommage d’une épitaphe de sa façon, pour le tombeau de Marat.

Gluck a composé de nouvelles mélodies en 1762 pour sa comédie L'Arbre enchanté. Il a composé le livret de la version de 1774 de son Orphée et Eurydice. Il a donné l’opéra-bouffon en 2 actes Le Duel comique en 1776. En 1801, il a traduit le livret de l’opéra-bouffe de Cimarosa Il matrimonio secreto.

Moline a traduit de l’italien les opéras suivants, qui n’ont pas été joués : L’Antre de Trophonius, le Mariage secret, les Horaces et les Curiaces, Don Juan. Il a donné des drames au Théâtre des Associés, depuis Théâtre sans prétention, mais on ignore lesquels on lui doit attribuer parmi ceux qu’on y représentait. Moline a aussi travaillé pour le Concert spirituel. Il a composé plusieurs ariettes de l’opéra-ballet intitulé Cythère assiégée, ou le Siège de Cythère, tragédie lyrique en trois actes en collaboration avec Favart, jouée le 1er aout 1775, musique de Gluck. Enfin il a écrit le Précis historique de la vie de Gustave III, roi de Suède et du maréchal de Richelieu, pour la suite de la Galerie Universelle de Gautier d’Agoty. On trouve un article détaillé sur les productions de Moline, dans les Siècles littéraires de Des Essarts. Une Notice nécrologique très complète lui a été consacrée dans l’Annuaire dramatique (d’Armand Ragueneau et Audiffred), 17e et 18e année 1821 et 22, p. 341-64.

Mort sans héritiers connus, sa modique succession échut à l’administration des Domaines.

Œuvres

Loris Chavanette mentionne un article de L'Abbréviateur universel qui souligne que la mort d'Hérault eut lieu le jour même de la première de La Réunion du dix août, la pièce de Gabriel Bouquier et Pierre-Louis Moline dans laquelle il figure : "Une circonstance vraiment unique dans l'histoire & qu'elle n'aura garde d'oublier , c'est que Hérault de Séchelles présidoit la convention nationale le 10 août 1793 jour de la cérémonie dont la sans-culottide est l'image fidelle (sic), & que ce même homme qui prononça publiquement alors toutes les harangues de cette fête, fut représenté sur le théâtre de l'Opéra national , vouant à l'exécration des siècles & à la mort infâme tous les contre-révolutionnaires au pied de la statue de la Liberté, dans la place de la Révolution , ci-devant place Louis XV, au moment où , dans cette même place, au pied de la même statue , un jugement révolutionnaire faisoit tomber sur l'échafaud la tête de ce conspirateur & de ses complices."

Cet opéra, composé pour une fête nationale, était sans récitatif ; et tout ce qui n’avait pas de chant se déclamait. Les personnages étaient le président de la Convention, les députés, les envoyés des assemblées primaires, les membres des autorités constituées, etc. Au premier acte, le cortège partait de la place de la Bastille ; au second, la scène représentait le boulevard des Italiens, avec les colonnes qu’on y avait élevées pour la fête de l’Être-Suprême ; au troisième, la place de la Révolution ; au quatrième, les Invalides ; au cinquième, le Champ-de-Mars, théâtre de la fédération. À chacune de ces stations, les personnages chantaient des vers analogues à l’objet de la scène. Le spectacle de ce drame était, a-t-on dit à l’époque, fort pompeux. Sur la motion de Thuriot, appuyée par Merlin, il avait été décrété que le Comité de salut public ferait les frais de la représentation. On trouve l’analyse de cette pièce dans le Moniteur du 27 floréal, an II (16 mai 1793), et des extraits dans celui du 21 messidor (9 juillet) suivant.

Tous ces ouvrages n’ont peut-être pas été imprimés. Moline a encore composé les sept pièces suivantes, dont quelques-unes ont pu être jouées. Les deux premières sont antérieures à 1800 :

Les cinq pièces suivantes sont antérieures à 1806.

Les pièces suivantes, composées par Moline, ont été lues à l’Opéra, mais n’ont pas été plus loin, du moins pour la plupart, que cette première épreuve :

Notes et références

  1. 1 2 Il est le fils du Sieur Pierre Moline, négociant, et de son épouse, née Marie Sypeire. Son grand-père, aussi dénommé Pierre Moline et également négociant, est cité comme parrain sur l'acte de baptême. Acte de baptême du 30 mai 1739 (vue 252/420). Archives départementales de l'Hérault en ligne, état-civil de Montpellier, registres paroissiaux de Notre-Dame-des-Tables 1647-1741.
  2. ↑ Gallica :
  3. ↑ Danton et Robespierre, le choc de la Révolution, Passés Composés, 2021, p. 396
  4. ↑ L'Abbréviateur universel, n°467, 12 avril 1794, p. 1866-1867. Sur Babel.hathitrust.org :

Bibliographie

Liens externes