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| Conjoint |
Cécile Baird |
| Enfants et beaux-enfants |
Alexandre et Frédéric Ansay (Jacqueline Stokart) Julien Ansay (Thérèse Nyst) Florence et Mathieu Martin (Cécile Baird) |
| Distinction |
Carnegie Hero Fund (en) () |
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Pierre Ansay, né le à Herbeumont (province de Luxembourg) et mort le à Ixelles (région de Bruxelles-Capitale), est un auteur, philosophe et diplomate belge.
Spécialiste de Spinoza, il laisse une œuvre considérable faite d'essais autour de l'action sociale et de la philosophie, et de nombreux articles publiés notamment dans la Revue Nouvelle et la revue Politique, dont il était membre du comité de rédaction depuis 2007.
Pierre Ansay naît le à Herbeumont, en Wallonie,. Son père Alexandre Ansay, éleveur, est mort peu après sa naissance. Sa mère, Marceline Tinant, était l'institutrice de l'école du village. Il habite la ville de Namur avant d'étudier la philosophie et le droit à l'Université catholique de Louvain de 1969 à 1973. Il y découvre le philosophe Jean Ladrière qui sera son maître à penser.
Le , il est décoré de la médaille d'argent du Carnegie Hero Fund pour avoir sauvé un homme tombé avec sa voiture dans les eaux glacées de la Meuse. Au cours des années 1970, il devient jeune père de famille et enseigne à l'athénée de Molenbeek-Saint-Jean et puis à celui d'Ixelles. Il préside le MOC (Mouvement ouvrier chrétien) de Bruxelles pendant 2 ans.
De 1984 à 1989, il travaille à l'ARAU (Atelier de recherche et d'action urbaines) auprès de René Schoonbrodt qui l'invite à systématiser un ensemble de réflexions sur le droit à la ville. Ils publient ensemble le livre Penser la ville. Par la suite, il dirige la fédération D.É.F.I.S., un organisme qui rassemblait les opérateurs d'insertion sociale et professionnelle de Bruxelles.
En , il obtient son doctorat en philosophie et lettres de l'UCLouvain. Sa thèse, intitulée Approches d'une situation de dépendance sociale: matériaux philosophiques pour une analyse de la servitude, dégage un modèle conceptuel de la servitude à partir de situations sociales résurgentes en utilisant divers acquis de la philosophie politique et de la philosophie du langage. À partir de 1992, il est nommé fonctionnaire à la COCOF (Commission communautaire française) et publie ses premiers livres sur la ville, le capitalisme et la solidarité sociale.
Pierre Ansay obtient le poste de conseiller à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Québec en 2002 et y exerce la fonction de Délégué de 2003 à 2008. Il termine son travail diplomatique à Bruxelles, au département Asie, C.E.I. et Russie de l'administration Wallonie-Bruxelles International. Dans le cadre de ce travail, il soutient des partenariats dans les domaines culturel et académique et se rend en mission en Inde ainsi qu'en Arménie.
Retraité en 2012, il rédige une centaine d'articles pédagogiques et parfois polémiques, portant sur des thèmes tels l'espace public, la mobilité, l'écoféminisme, l'anarchisme ou encore, sur l'œuvre d'auteurs aussi variés que Martha Nussbaum, Ayn Rand, Nicolas Machiavel, Hartmut Rosa, Matthew Crawford ou Susan Moller Okin. Il publie également une dizaine de livres visant à faire connaître des concepts élaborés par Baruch Spinoza, Maître Eckhart, Épictète et Gilles Deleuze ainsi que par une sélection de philosophes contemporains de la gauche américaine.
Il meurt le à Ixelles, à l'âge de 74 ans.