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Pierre Berville, né le à Paris, est un publicitaire et écrivain français.
Il cocrée en 1981 la campagne d'affichage Myriam, puis fonde en 1987 l'agence Callegari Berville. Depuis 2018, il se consacre à l'écriture et a notamment publié une autobiographie sur ses années de publicitaire ainsi que deux romans noirs.
Pierre Berville grandit dans la banlieue ouest de Paris, auprès d'un beau-père collectionneur d'ouvrages de littérature populaire, qui nourrit tôt son goût de la lecture. Il fréquente la faculté des lettres de Nanterre et enchaîne les petits métiers, avant d'entrer dans la publicité à l'âge de dix-neuf ans, grâce à son frère Paul, lui-même publicitaire.
Il débute en 1972 comme concepteur-rédacteur dans l'agence de publicité Ted Bates (en), puis travaille chez TBWA et CLM/BBDO. Il conçoit des campagnes pour Vittel, Éram, EDF et la Française des jeux.
Chez CLM/BBDO, qu'il rejoint en 1981, il forme avec le directeur artistique Joël Le Berre un duo qui dure une dizaine d'années et se poursuit chez Intermarco, filiale de Publicis, puis chez BCRC. Ils signent des campagnes pour Lee Cooper, Banga et Amora.
Fin août 1981, Pierre Berville et Joël Le Berre conçoivent pour l'afficheur Avenir une campagne de trois affiches. Une jeune femme en bikini y annonce « Le 2 septembre, j'enlève le haut », puis « Le 4 septembre, j'enlève le bas ». La dernière affiche, qui la montre de dos, est signée « Avenir, l'afficheur qui tient ses promesses ».
La campagne suscite une polémique. Saisi par une association féministe, le tribunal de Lille ordonne de masquer la dernière affiche, et la ministre des Droits de la femme Yvette Roudy la critique dans la presse. Le sociologue Franck Cochoy la décrit trente ans plus tard comme un « chef-d'œuvre archétypal du teasing publicitaire ».
En 1987, Pierre Berville fonde l'agence Callegari Berville avec Pierre Callegari. En 2000, il cède l'agence au groupe Grey (en). Pierre Berville devient président de Grey Paris. Il quitte le groupe en 2008.
Il se tourne ensuite vers la musique comme auteur et producteur, avant de fonder en 2014 Music Bridge, une société spécialisée dans le marketing musical, puis se consacre à l'écriture.
En 2018, Pierre Berville publie aux éditions Aquilon J'enlève le haut. Les dessous de la pub à l'âge d'or, un récit autobiographique consacré à ses années de publicitaire. Les Échos le décrivent comme un livre « truffé d'anecdotes » qui « se lit d'une traite ». Le récit s'arrête à la création de Callegari Berville et dresse le portrait de figures de la profession comme Philippe Michel ou Thierry Ardisson.
En 2021, il publie son premier roman, La Ville des ânes, un roman noir situé à Asnières, dans lequel un notaire enquête sur la mort d'un promoteur immobilier. Causeur rapproche le livre du naturalisme d'Émile Zola.
En 2023, il signe dans la revue littéraire belge Marginales la nouvelle Un job en or, sur un éditeur tenté de remplacer ses auteurs par l'intelligence artificielle. Le texte est également publié par Le Soir.
En 2025, il publie chez Assouline (en) Heart & Love, un beau-livre en anglais qui retrace l'histoire du cœur comme symbole de l'amour, à travers la peinture, la photographie, la mode et le pop art.
La même année paraît aux éditions Télémaque son deuxième roman, L'Émeraude de Levallois, que Le Figaro situe dans la veine de la trilogie du Grisbi d'Albert Simonin. L'intrigue se déroule autour d'un garage de voitures anciennes de Levallois, sur fond d'arnaques et de trafics.
En 2026, il publie Chansons sans son, un recueil de chansons et de poèmes.