| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités |
Pierre Costar, né à Paris en 1603 et mort au Mans le , est un homme de lettres français.
Fils d’un chapelier de Paris, Costar prit les ordres mais fit surtout profession de bel esprit car il vécut dans le monde et même d’une manière assez dissipée. Fréquentant l’hôtel de Rambouillet, il s’y lia avec Ménage, Balzac, et surtout, Voiture, dont il se fit le courtisan et le sectateur. Il prit sa défense contre les attaques de Girac, soutenues par Guez de Balzac au sujet de l’édition posthume de ses œuvres par son neveu, Pinchesne, qui en conçut une estime infinie pour lui. Cet écrit eut un grand succès et lui valut de Mazarin 500 écus de pension, mais de grossières personnalités envenimèrent cette querelle, et Costar, dont la vie mondaine donnait trop de prise aux attaques, dut obtenir du lieutenant civil qu’il défende aux deux parties de continuer d’écrire l’une contre l’autre. Lié, à la suite de cette affaire, à Pinchesne, du Mans, où il vivait des revenus d’un bénéfice, il lui envoya des chapons et des gélinottes pour lesquels Pinchesne, qui les mangeait en docte compagnie, lui envoya, de 1655 à 1658, pour le remercier, des lettres en prose entremêlées de poèmes variés : épîtres, rondeaux, madrigaux, sonnets, etc. publiés par Frédéric Lachèvre en 1907.
Costar avait de l’érudition, connaissait bien les lettres grecques, latines, italiennes et espagnoles, et écrivait correctement et avec élégance, mais esprit étroit, puriste excessif, il était roide, sec et guindé, ce qui a fait dire à Mme de la Suze qu’il était « le pédant le plus galant et le galant le plus pédant de son temps ».