| 6e régiment du génie | |
Insigne régimentaire du 6e régiment du génie | |
| Création | 1894 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment du Génie |
| Rôle | Génie Troupes de marine |
| Fait partie de | 9e brigade d'infanterie de marine de la 1re division |
| Garnison | Angers et Avrillé |
| Devise | "Je continuerai" |
| Inscriptions sur l’emblème | Madagascar 1895 La Marne 1914 Verdun 1916 L'Aisne 1917 Champagne 1918 |
| Équipement | - Véhicule de l'avant blindé VAB - Moyen d'aide à la Traficabilité des sols (MATS) - Disperseur Minotaur - Engin de Franchissement de l'Avant (EFA) - Filet de franchissement vertical |
| Guerres | Révolte des Boxers Première Guerre mondiale Guerre du Rif Seconde Guerre mondiale |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 deux palmes Croix de la valeur militaire avec palme (Afghanistan) |
| Commandant | Colonel Benoît de Ligniville |
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Le 6e régiment du génie (ou 6e RG) est un régiment du génie militaire de l'armée française constitué sous la IIIe République et basé à Angers (Maine-et-Loire).
La 59e compagnie du génie est créée en 1977 à Angers, elle fait partie de la 9e division d'infanterie de marine. Sa création marque le début des sapeurs de marine. Stationnée au quartier Berthezène et intégrée à l'École d'application du génie, la compagnie devient un élément important de la 9e DIMa[réf. nécessaire].
La professionnalisation se fait en 1982 et 1983. Elle prend part à une première mission en 1982-83 à la Force intérimaire des Nations unies au Liban avec une compagnie du 17e régiment du génie parachutiste. La dernière mission réalisée par la 59e compagnie du génie fut appelée « Diodon V » (1984) au sein de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth.
En 1984 la 59e compagnie est transférée à la caserne Verneau aux côtés du 6e régiment du génie : elle prend alors l'appellation de 141e compagnie du génie de la division d'infanterie de marine (CGDIMa). Une seconde compagnie, la 142e CGDIMa, est créée en parallèle.
En 1993, l'ensemble du 6e RG devient le régiment du génie de la 9e division d'infanterie de marine.
La 1re compagnie de combat du 6e RG est l' héritière de la 59e CG/141e CGDIMa tandis que la 2e compagnie de combat est l'héritière de la 142e CGDIMa.

Le 6e régiment du génie occupe la caserne Verneau à Angers (zone vie) et la caserne Dalstein à Avrillé (zone technique). Le général Jean-Édouard Verneau, né le à Vignot (Meuse) et mort le à Buchenwald, est un officier français du génie devenu résistant, mort pour la France en 1944.
En 2022 le régiment est composé de :
Les matériels en dotation dans le régiment comprennent :



N. B. :
(**) général de brigade
(***) général de division
(****) général de corps d'armée
(*****) général d'armée.
Régiment de tradition de la ville d'Angers, il fait partie des très rares corps de troupe à être implanté depuis plus de 120 ans dans la même garnison. La seule interruption reste la période de l'Occupation durant laquelle le 6e bataillon du génie de l'armée d'armistice a stationné au Blanc, dans l'Indre (1940-1942).
9/63 : 59e Division d'infanterie |
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Durant la campagne de 1914-1918, ses compagnies sont citées à 72 reprises (dont 47 citations à l'ordre de l'armée). 15 compagnies reçoivent le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

Entre les deux guerres mondiales, le 6e RG revint au quartier Éblé, mais s'étendit également au quartier Espagne sur la place Lafayette
En , le 6e régiment du génie a participé aux combats des cadets de Saumur . Missionné par le lieutenant-colonel Henri Robert, chef de corps du dépôt du 6e génie, le lieutenant Pierre Rousseau était chef de centre à Saumur et disposait, pour chaque pont, d'un officier avec une trentaine d'hommes : le lieutenant Édouard Martin sur le pont de Montsoreau, le lieutenant André Poupon sur le pont VR de Saumur, le sous-lieutenant Fraisier sur le pont VF de Saumur, le sous-lieutenant Claude Falck sur le pont de Gennes.
Au total, ce sont environ 120 hommes du dépôt de guerre du génie no 6 qui ont appuyé avec efficacité les combats des Cadets de Saumur. En 1990, à l'occasion du cinquantenaire des combats de la Loire, le lieutenant-colonel de Gislain de Bontin, du service historique de l'Armée de terre, a apprécié les actions des Sapeurs de la façon suivante : "Un aspect, toutefois, était positif, grâce à l'action du Génie, les destructions avaient été prêtes à temps et devaient fonctionner sans incident au moment choisi."
En outre, le capitaine Pierre Schneider aurait été cité pour les combats de défense du pont de Port-Boulet.
À la mobilisation en , le 71e bataillon du génie est créé à Angers. L'encadrement d'active de cet unique régiment du génie de la 1re division d'infanterie coloniale (1re DIC) est issu du 6. De là proviennent les liens de filiation entre le 71 et le 6 qui se sont notamment traduits, en 1997, par le transfert vers le 6e RG d'une compagnie complète consécutivement à la dissolution du 71.

Après la Seconde Guerre mondiale, le 6e Génie est le seul régiment d'Angers à retrouver la ville où il était stationné en 1939.
Il occupe depuis 1947 une caserne construite de 1913 à 1920 sur la route d'Avrillé, la caserne Verneau, du nom du colonel Jean-Edouard Verneau, résistant français, général à titre posthume, décédé en déportation à Buchenwald en 1944. Cette caserne donne son nom au quartier des Capucins-Verneau.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes :

Quinze compagnies du 6e Génie ont obtenu, par leurs actes d'héroïsme au cours du premier conflit mondial (1914-1918), outre de nombreuses citations individuelles et collectives, deux citations à l'Ordre de l'Armée. NB : Seule l'unité citée, en l'occurrence, la compagnie, a droit au port de ses décorations. Héritières de leurs traditions, les compagnies actuelles ont obtenu le droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918, gagnée par leurs aînés. Leurs fanions sont décorés de cette croix de guerre avec deux palmes.


Le , le drapeau du régiment est décoré de la Croix de la Valeur militaire avec palme pour son action en Afghanistan.
Dessiné et créé en 1939, l'insigne caractérise l'identité du corps.
Le casque ou « pot en tête »,associé à l'ancre des pontonniers, rappelle l'équipement des sapeurs dans les guerres de siège.
Les inscriptions : La Marne, Verdun et l'Aisne évoquent les trois grandes batailles de la Première Guerre mondiale où il s'illustra.
Le château et la cathédrale d'Angers symbolisent son appartenance à la ville.
Avec le numéro 6 en rouge le tout posé sur ancre.
Pour rappeler le dévouement, la fidélité et l'ardeur au travail des sapeurs du 6, l'écrivain angevin Hervé Bazin a donné pour devise au régiment Je continuerai. Avant qu'Hervé Bazin ne donne au régiment sa devise, le régiment se ralliait à la célèbre devise du génie : Parfois détruire, souvent construire, toujours servir.