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| Nom de naissance |
Pierre Georges Albert Kaufmann |
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| Père |
Bernard Kaufmann (d) |
| Fratrie |
Henri Kaufmann (d) |
| Conjoint |
Jacqueline Kaufmann-Rochard (de à ) |
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Pierre Kaufmann, né le à Paris (11e arrondissement), mort le à Paris (6e arrondissement), est un philosophe, psychanalyste, journaliste et professeur de philosophie français.
Pierre Georges Albert Kaufmann, né le 27 avril 1916 à Paris (11e arrondissement) au 102, boulevard Voltaire, est issu d'une famille d'origine juive roumaine par son père, et d'origine juive polonaise par sa mère.
Son père, Bernard Kaufmann, né en 1876 à Iaşi (Roumanie), naturalisé français en 1906, est médecin. En 1912, il épouse, à Paris (11e arrondissement), Estelle Reinhold. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 104e régiment d'infanterie et reçoit la médaille d'honneur des épidémies.
Son frère aîné, Henri Kaufmann, né en 1913 à Maisons-Alfort (département du Val-de-Marne), est cardiologue.
En 1936, Pierre Kaufmann est reçu au sein de la promotion littéraire de l'École normale supérieure.
Sous l'Occupation, Pierre Kaufmann et ses condisciples Geneviève Bass et Anne Ubersfeld sont frappés par la loi portant statut des Juifs. En février 1941, Jacques Chevalier (ministre de l'Instruction publique) interdit aux candidats juifs de se présenter au concours de l'agrégation.
Pierre Kaufmann s'engage dans la résistance. En 1944, il est arrêté au café Au vieux Paris en compagnie de Pierre Grappin, Pierre Courtade, Annie Hervé, Madeleine Herr et Thierry Maulnier, et placé quelques jours en détention.
À la Libération, Pierre Kaufmann est un des fondateurs de l'Agence France-Presse. Il est correspondant à Damas, et grand reporter pour le journal Combat.
En 1944, il épouse, à Saint-Honorine-des-Pertes (Calvados), Jacqueline Rochard, normalienne et historienne spécialiste de la Russie.
En 1947, il est reçu, le dixième, à l'agrégation de philosophie. Après avoir enseigné au lycée Jacques-Cœur à Bourges, il est assistant de philosophie à la Sorbonne, à l'université de Besançon, de Rennes, puis il est élu professeur de philosophie à l'université Paris-X-Nanterre (1969).
Il est membre de l'École freudienne de Paris, d'inspiration lacanienne, et contribue à l'introduction de la psychanalyse dans l'enseignement universitaire français[réf. souhaitée]. Sur le plan théorique, il élabore une anthropologie psychanalytique. Il est l'auteur de plusieurs articles de l'Encyclopædia Universalis, « Culture et civilisation » et « Psychanalyse des œuvres ».