| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités |
| Ordre religieux |
|---|
Pierre Le Brun ou Lebrun, né le à Brignoles et mort le à Paris, est un historien français de la liturgie et professeur de philosophie et de théologie.
Entré le dans la congrégation des prêtres de l'Oratoire, il est ordonné prêtre à Fréjus en septembre 1684[réf. nécessaire], et envoyé d’abord au collège de Toulon pour y enseigner la philosophie, puis en 1687 et 1688 au séminaire du cardinal Le Camus à Grenoble pour la théologie.
Il donne ensuite, à partir du et durant treize années, des cours sur l'Écriture sainte, les Conciles et l'Histoire ecclésiastique au séminaire Saint-Magloire de Paris.
Spécialisé dans l’étude de la liturgie, il publie, en 1716, l’Explication littérale historique et dogmatique des prières et des cérémonies de la Messe en un volume qu'il complète en 1726 par trois autres tomes qui contiennent quinze dissertations historiques et dogmatiques sur les liturgies de toutes les églises du monde chrétien.
En 1716, il trouve, en étudiant un sacramentaire, les textes issus du pape Gélase Ier. La dénomination sacramentaire gélasien de ce prêtre est désormais définitivement acceptée.
Il meurt d’une fluxion de poitrine, léguant ses manuscrits liturgiques au séminaire de Saint-Magloire.
Interrogé, dans une lettre du , par le cardinal Le Camus sur l’usage alors pratiqué en Dauphiné de sonder les sols au moyen de baguettes, il a écrit une dissertation intitulée Lettres qui découvrent l’illusion des philosophes sur la baguette et qui détruisent leurs systèmes, qui déclencha une polémique avec l’auteur d’une lettre parue en dans le Mercure de France en faveur de la baguette, le père jésuite Claude Comiers, surnommé l’aveugle d’Embrun, qui, se croyant personnellement attaqué, a injurié, à plusieurs reprises, le Père Le Brun.