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Pierre Marec, né le à Brest (intendance de Bretagne, actuel département du Finistère), mort le à Paris (ancien 1er arrondissement) est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1792 et 1797, il est député à la Convention nationale, où il vote la détention de Louis XVI et où il siège au Comité de Salut public, puis au Conseil des Cinq-Cents.
Sous l'Ancien régime, Pierre Marec est chef du contrôle au port de Brest.
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Pierre Marec est élu député suppléant du Finistère, le deuxième sur trois, à l'Assemblée nationale législative. Il n'est cependant pas appelé à siéger.
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Pierre Marec est élu député du Finistère, le quatrième sur huit, à la Convention nationale.
Il siège dans les rangs de la Plaine et affiche des proximités avec les députés de la Gironde. Le 24 décembre 1792, il est dénoncé par Jean-Paul Marat, dans Le Journal de la République française, pour avoir envoyé une lettre hostile aux Montagnards à la municipalité de Quimper :
[...] Kervélégan, Gomaire et Marec ont écrit une lettre alarmante : voici la substance de leurs impostures. « Le parti Marat et Robespierre, ne demande la punition du roi, que pour élever l’Égalité au trône. La Convention ne délibère pas librement, elle n'est même pas en sûreté à Paris. Ils finissent par inviter le département à tenir une force armée, prête à se rendre à Paris au premier signal...
Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, et le bannissement à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, Pierre Marec s'abstient de voter lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat :
Marat m'a fait l'honneur de me calomnier deux fois dans ses feuilles : ce motif m'interdit la faculté de voter dans cette question.
Marat le dénonce à nouveau, un mois plus tard dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ». Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Après la chute de Robespierre, Pierre Marec participe à la réaction thermidorienne. Le 15 nivôse an III (le 4 janvier 1795), il est élu membre du Comité de Salut public aux côtés de Jean-Jacques Bréard (député de Charente-Inférieure) et de Jean-Pierre Chazal (député du Gard). Le 15 prairial (le 3 juin), il est réélu membre du Comité aux côtés de Claude Blad (député du Finistère), de François-Joseph Gamon (député de l'Ardèche) et de Pierre-Henri Larivière (député du Calvados).
Le 8 prairial (le 27 mai), il dénonce la conduite de Joseph Laignelot (député de la Seine), qui est décrété d'arrestation, :
Laignelot a assassiné tout ce qu’il y avait à Brest d'honnêtes gens... il était au secrétariat dans la nuit du 1er prairial.
Sous le Directoire, Pierre Marec est réélu député par les départements de Saône-et-Loire (il opte pour celui-ci), de la Seine et de Seine-et-Oise et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797).
Il continua à s'occuper des réformes à apporter dans le recrutement maritime, fit proroger l'exécution du code hypothécaire, présenta un projet sur le droit de sortie des vins, etc.
Sous l'Empire, il fut nommé inspecteur de la marine à Gênes qu'il dut remettre aux étrangers par suite de la convention du . Nommé, aux Cent-Jours, inspecteur du port de Bordeaux (), il ne se rendit pas à son poste.
La Restauration le mit à la retraite (1818), et lui donna (1820) la croix de Saint-Louis.
Son fils, Théophile-Marie Marec, né en 1792, mort en 1851 à Paris (ancien 2e arrondissement), fut directeur du personnel de la marine en 1848.