À son débouché sur la rue Saint-Antoine, la rue de la Culture-Sainte-Catherine s’évasait largement, évasement dû à l’emplacement du cimetière des Anglais créé lors de l’occupation anglaise de Paris, en 1420. Lors de l’édification d’une fontaine par le cardinal de Birague, l’endroit prend le nom place de Birague, en 1577. La place a aussi pris le nom place Sainte-Catherine et Catherine pendant la Révolution. En 1856, l’achèvement de la rue de Rivoli l’a fait disparaître.
En 1577, le cardinal de Birague obtient du roi Henri III l’autorisation de construire une fontaine après la dérivation de la conduite d’eau venant de la fontaine de Savie et qui alimentait l’hôtel Saint-Pol. Le sculpteur Germain Pilon travailla à son édification. La fontaine de Birague disparaît, en 1627, au profit de la fontaine Sainte-Catherine. C’était un monument à quatre faces, muni d’un toit en dôme, surmonté d’un lanternon dominé d’une fleur de lys. Elle était alimentée par une prolongement de l’aqueduc Médicis. Une dernière fontaine est construite, en 1707, par l’architecte Jean Beausire. Alimentée par la pompe Notre-Dame, elle était une des plus importante de Paris. Restaurée en 1823, elle est détruite en 1856.
En 1606, une croix s’élevait à proximité de la fontaine. Elle était un vestige de l’ancien cimetière aux Anglais.
Jusqu’à la fin du XVIIIesiècle, un marché se tenait sur la place. Son importance le faisait déborder dans la rue Saint-Paul. À la suite des encombrements qu’il provoquait, il a été transféré place du Marché-Sainte-Catherine. Il est appelé marché Saint-Antoine ou marché Saint-Paul.
Après la Révolution, un modeste bâtiment est construit pour abriter les sergents de ville. Il est détruit vers 1840.
↑Danielle Chadych et Malika Turin, Le Marais: évolution d'un paysage urbain promenades d'architecture et d'histoire, Parigramme, (ISBN978-2-84096-900-6), pages 137 et 263.
↑Danielle Chadych et Malika Turin, Le Marais: évolution d'un paysage urbain promenades d'architecture et d'histoire, Parigramme, (ISBN978-2-84096-900-6), pages 263-264.
Jacques Hillairet, La rue Saint-Antoine, Les Éditions de Minuit, Paris, 1970, 253 pages.
Bibliographie
Jean-Baptiste-Michel Renou de Chauvigné dit Jaillot et Michel Fleury, Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, Berger-Levrault, (ISBN978-2-7013-0125-9, 978-2-7013-0133-4 et 978-2-7013-0127-3).