Rue des Chamois

Place des Faons

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Rue des Chamois
Place des Faons
Situation
Coordonnées 43° 38′ 21″ nord, 1° 26′ 35″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Trois-Cocus
Début no 15 chemin des Izards
Fin no 43 chemin des Izards
Morphologie
Longueur 542 m
Transports
Métro de Toulouse Métro Ligne B du métro de Toulouse : Trois-Cocus
Liste des lignes de bus de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​ Bus 4160
Odonymie
Nom actuel 1969
Histoire et patrimoine
Création 1963-1969
Lieux d'intérêt Église Saint-Jean-Marie-Vianney
Cité des Izards
Notice
Archives 315551612832
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue des ChamoisPlace des Faons
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue des ChamoisPlace des Faons

La rue des Chamois et la place des Faons sont deux voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue des Chamois et la place des Faons sont deux voies publiques. Elles se trouvent au cœur du quartier des Trois-Cocus.

La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées

La rue des Chamois rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Chemin des Izards
  2. Sentier des Trois-Coucous
  3. Place des Faons (d)
  4. Sentier des Trois-Coucous (g)
  5. Rue Antoine-Van-Dyck (g)
  6. Rue Raphaël (g)
  7. Rue Jean-Honoré-Fragonard (g)
  8. Chemin des Izards

Transports

La rue des Chamois est parcouru dans sa dernière partie, entre la rue Antoine-Van-Dyck et le chemin des Izards, par la ligne de bus 60. C'est également le long du chemin des Izards, au niveau de la place Micoulaud, que se trouvent la station Trois-Cocus de la ligne de métro Ligne B du métro de Toulouse, et les arrêts des lignes de bus 4160.

Il existe à proximité de la rue des Chamois plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse : les stations no 261 (6 rue Antoine-Van-Dyck) et no 283 (12 rue du Colonel-Paul-Paillole/place Micoulaud).

Odonymie

Un chamois au zoo de Salzbourg en 2014.

La rue a pris, lorsqu'elle a été tracée en 1969, le nom de rue des Chamois à cause de la proximité du chemin des Izards. Le chamois (Rupicapra rupicapra) est effectivement une espèce voisine, appartenant au même genre Rupicapra que l'izard (Rupicapra pyrenaica).

D'ailleurs, d'autres voies dans le quartier portent des noms proches, tels la place des Faons et la rue des Bouquetins. Il s'agit cependant ici d'une confusion – ou du moins d'une erreur volontaire –, puisque le chemin des Izards ne tient pas son nom de l'animal, mais d'une famille qui, au XVIIIe siècle, possédait une métairie qui se trouvait au lieu-dit de « la Croix des Izards » (actuel carrefour du chemin des Izards et du chemin de Boudou).

Histoire

Première moitié du XXe siècle

Au début du XXe siècle, le nord toulousain, et particulièrement les quartiers de Lalande et des Trois-Cocus, conservent un visage profondément rural. Entre la route de Launaguet, le chemin d'Audibert et le chemin des Izards, les terres agricoles sont exploitées par des maraîchers qui cultivent les légumes et les fruits qui alimentent les marchés toulousains, mais aussi la violette.

Dans l'entre-deux-guerres, la municipalité socialiste d'Étienne Billières porte une politique du logement volontariste, par la construction de cités-jardins et d'habitations à bon marché (HBM). Ainsi, entre 1927 et 1931, la cité-jardin de Lalande est construite en deux parties séparées : la première, le long du chemin des Izards et desservie par la rue des Cerisiers, la rue des Pêchers et la rue des Violettes, est construite en 1927 et compte dix maisons doubles, pour un total de 20 logements. La deuxième partie, à l'angle de la route de Launaguet et du chemin d'Audibert, est élevée plus lentement, entre 1928 et 1931. Elle compte sept maisons-doubles et une maison individuelle, pour un total de 15 logements.

Deuxième moitié du XXe siècle

Après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de crise du logement, la municipalité socialiste de Raymond Badiou se préoccupe de la construction de logements modernes : en effet, la ville de Toulouse, si elle n'a pas souffert des destructions de la guerre, est confrontée à une situation difficile. Ainsi, au carrefour du chemin d'Audibert et de la route de Launaguet, la cité Blanche, aménagée entre 1954 et 1955 par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), regroupe une centaine de maisons avec jardins sur une parcelle de 3 hectares, desservie par les rues Claude-Bernard et Arsène-d'Arsonval,. Plus au nord, l'office public de l'habitat à loyer modéré (OPHLM) de la ville porte le projet de la cité Raphaël, un ensemble immobilier destiné à loger des « gens du voyage » : une cinquantaine de « barres » de maisons mitoyennes avec jardin, pour un total de 120 logements, desservi depuis la route de Launaguet par deux voies, les rues Antoine-Van-Dyck et Raphaël.

Entre 1963 et 1965, la nouvelle rue des Chamois est tracée depuis le chemin des Izards afin de desservir la première tranche de la cité des Izards. Elle consiste en quatre barres et deux tours d'immeubles disposées en U autour d'une place (anciens no 2-12 rue des Chamois et actuels no 19-20 place des Faons). La cité compte également une nouvelle école (actuel centre d'animations des Chamois, actuels no 11-13. Entre 1968 et 1969, la maison de campagne du séminaire est démolie et le terrain dévolu à un collège d'enseignement technique (actuel lycée professionnel Urbain-Vitry, no 150 route de Launaguet). Entre 1975 et 1977, la politique d'aménagement de la cité des Izards se poursuit, avec la réalisation d'une deuxième, puis d'une troisième tranche, au sud de la première, jusqu'à la rue Claude-Bernard et au chemin d'Audibert, faisant disparaître les derniers espaces agricoles : deux tours (actuels no 7-9) et trois ensembles d'immeubles (actuels no 1-5).

XXIe siècle

Au tournant du XXIe siècle, une réflexion s'engage sur la transformation de la cité des Izards, qui souffre d'un sentiment de relégation – auprès de ses habitants – et d'une mauvaise image – auprès du reste de la population toulousaine. Aussi la municipalité soutient-elle, dans le prolongement de la création du nouveau quartier de Borderouge, un programme de requalification urbaine pour le quartier des Izards. Il s'agit d'abord de créer un nouveau cœur de quartier : en 1999, une nouvelle place est aménagée au carrefour de la rue des Chamois et du chemin des Izards, la place Micoulaud, afin de regrouper des commerces du quartier, une bibliothèque municipale et un centre social de la caisse d'allocations familiales (CAF). Les travaux de la ligne B du métro, achevés en 2007, permettent également de relier le quartier au centre-ville, à la suite de l'ouverture de la nouvelle station Trois-Cocus près de la rue des Chamois.

Dans le même temps, l'opération de renouvellement urbain s'accompagne par la démolition de plusieurs immeubles de la rue des Chamois. En effet, le quartier des Izards est identifié comme « prioritaire » par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), qui décide la destruction, plutôt que la rénovation, de la plupart des immeubles de la cité,. En 2013, le premier immeuble est démoli : il s'agit du bâtiment C de la cité des Izards, un immeuble de quatre étages et 50 logements entre le chemin des Izards et la place des Faons. En 2016, c'est le bâtiment D de la place des Faons, un immeuble de quatre étages composé de 69 logements, qui est démoli,.

Patrimoine et lieux d'intérêt

Église Saint-Jean-Marie-Vianney

no 15 : église Saint-Jean-Marie-Vianney.

La chapelle Saint-Michel, rattachée au domaine de campagne du grand séminaire de Toulouse (emplacement de l'actuel lycée Urbain-Vitry, no 150 route de Launaguet), est construite en 1857. En 1963, à la suite du développement du quartier des Trois-Cocus et à cause de l'éloignement des églises Saint-Caprais de Croix-Daurade (actuel no 124 route d'Albi), Sainte-Marie-Madeleine de Lalande (actuel no 1 place de l'Église-de-Lalande) et Notre-Dame-de-l'Assomption (actuel no 23 rue Larade), la chapelle devient église paroissiale, désormais placée sous l'invocation du « curé d'Ars », Jean-Marie Vianney,.

En 1963, les limites de la nouvelle paroisse sont, au nord, la limite entre les communes de Toulouse et de Launaguet – le chemin de Boudou, la rue des Sables et la rue Fénelon – ; à l'est, la rue des Vignes puis une ligne droite jusqu'au chemin de Lanusse, puis l'intersection des impasses Édouard-Pailleron et Loubiague, et enfin le croisement du chemin Raynal et de la rue Michel-Ange ; au sud, les voies ferrées des lignes de Toulouse à Saint-Sulpice-la-Pointe et de Toulouse à Bordeaux ; à l'ouest, la route de Launaguet et le chemin de Rispet. Elle appartient désormais à l'ensemble paroissial des Minimes, qui regroupe les paroisses des Minimes - Saint-François-de-Paule (actuel no 22 rue du Général-Bourbaki), Notre-Dame-de-l'Assomption (actuel no 23 rue Larade), Saint-Jean-Baptiste (actuel no 62 route de Blagnac), Saint-Jean-Marie-Vianney (actuel no 15 rue des Chamois) et Saint-Paul (actuel no 37 rue des Amidonniers).

Cité des Izards

La cité des Izards est construite en trois tranches.

Parcs et jardins

Références

  1. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 256.
  2. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 456.
  3. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 175.
  4. 1 2 Salies 1989, vol. 2, p. 21.
  5. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 73.
  6. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 561.
  7. ↑ Bradel et alii 1991, p. 119.
  8. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 142.
  9. ↑ Béatrice Girard, « Urbanisme : Aux Izards, la nouvelle Cité Blanche est sortie de terre », La Dépêche du Midi, 6 septembre 2024.
  10. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 346.
  11. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 21.
  12. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 122.
  13. ↑ Stéphane Thépot, « La mutation douloureuse des Izards », Le Monde, 5 mars 2008.
  14. ↑ Ph. D., « Place Micoulaud, le cœur du quartier des Izards », La Dépêche du Midi, 1 juin 2011.
  15. ↑ Ph. D., « Les Izards. L'entrée du futur métro est presque terminée », La Dépêche du Midi, 7 août 2006.
  16. 1 2 Hugues-Olivier Dumez, « La démolition d'un immeuble de quatre étages aux Izards a démarré », Actu Toulouse, 26 septembre 2016.
  17. ↑ Magalie Lacombe, « A Toulouse, le quartier des Izards poursuit sa transformation », France Bleu Occitanie, 26 septembre 2016.
  18. ↑ Olivier Philippe et Philippe Dagincourt, « Les Izards : on démolit la première barre ce matin », La Dépêche du Midi, 17 avril 2013.
  19. ↑ Amélie Phillipson, « Les Izards : la démolition du bâtiment place des Faons démarre le 26 septembre », La Dépêche du Midi, 25 septembre 2016.
  20. 1 2 Salies 1989, vol. 2, p. 422.
  21. ↑ Notice no IA31129563, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes