Plater

Page d’aide sur la paronymie

Cet article possède un paronyme, voir Platter.

Armes des comtes Plater
Émilie Plater

Plater est le nom d'une famille aristocratique d'origine allemande, dont les membres germano-baltes, les comtes von Plater, ont vécu dans les actuelles Lettonie, Lituanie et Biélorussie dans le cadre du grand-duché de Lituanie, par la suite uni à la Pologne au sein de la république des Deux Nations.

À l'époque des partages de la Pologne, plusieurs membres de la famille ont été des patriotes polonais de premier plan, particulièrement Émilie Plater (1806-1831), héroïne nationale en Pologne, Lituanie et Biélorussie.

Cette famille existe toujours en Pologne, avec les lignées Broel-Plater et Plater-Syberg. Il existe également une branche de la famille en Australie, les de Plater. L'actuel chef de la famille est le comte Stanislas Plater-Zyberk (né en 1949), qui réside en Belgique.

Histoire

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Les origines westphaliennes

L'origine de la famille Plater se trouve au Moyen Âge en Westphalie, où la famille est mentionnée dès le XIIIe siècle sous le nom de Broel, en premier lieu en 1217 avec Gerhard de Brule, puis en 1274 et 1277 avec Hinricus de Broyle ; quant au nom de Plater, il apparaît en 1392 avec Rötger von dem Broel genannt Plater.

Le nom de Broel vient du château (disparu) de Bröhl, anciennement « maison Broel » (Haus Broel), qui se trouvait à Westhemmerde (commune d'Unna, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Au début du XVIIIe siècle, il n'en restait que des ruines.

Les Plater dans l'ordre Teutonique

Plusieurs membres de cette famille partent à la fin du Moyen Âge pour la Livonie, dans le cadre des croisades menées contre les païens de la rive orientale de la mer Baltique par les chevaliers des ordres guerriers allemands, en particulier l'ordre Teutonique, qui a pris en 1237 le contrôle des chevaliers Porte-Glaive, devenu l'ordre de Livonie.

Au XVe siècle et au début du XVIe, plusieurs Plater apparaissent parmi les responsables de l'ordre, la plupart restant sans descendance du fait de leur statut religieux.

La famille Plater s'éteint en 1659 en Allemagne, mais sa branche germano-balte persiste après la disparition des ordres guerriers. L'ordre Teutonique disparait lorsque son grand-maître, Albert de Brandebourg, converti au luthéranisme, le sécularise en 1525, créant le duché de Prusse, vassal de la Pologne. L'ordre de Livonie est à son tour sécularisé en 1561 par le grand-maître Gotthard Kettler, qui devient duc de Courlande, lui aussi vassal de la Pologne ; mais il ne contrôle qu'une partie très limitée des territoires de la Livonie : la Courlande et le Zemgale (ou Sémigalie), au sud du fleuve Daugava. Les autres territoires sont accaparés par la Suède (nord de l'Estonie), le Danemark (Saaremaa) et la Pologne.

La Pologne a une souveraineté directe sur les territoires situés au nord de la Daugava jusqu'au lac Peipous : la partie sud de l'Estonie, le Vidzeme et le Latgale, avec les villes de Riga, de Dünaburg (Daugavpils) et de Dorpat (Tartu), qui forment la voïvodie d'Inflanty (ou voïvodie de Livonie, ou « Livonie polonaise »). Cette voïvodie a la particularité de relever de l'union entre le royaume de Pologne et le grand-duché de Lituanie, union personnelle jusqu'en 1569, puis officielle après le traité de Lublin, qui institue la république des Deux Nations.

La période de la république des Deux Nations (1569-1795)

La république des Deux Nations est un État fondé sur l'élection (à vie) du monarque et sur le grand pouvoir de la Diète, entièrement contrôlée par la noblesse, particulièrement par la haute noblesse, les « magnats ».

La famille Plater devient une famille de magnats de l'union polono-lituanienne. Les Plater font en effet partie des très grands propriétaires de Livonie, principalement dans la région de Latgale (ville principale : Daugavpils).

Après les partages de la Pologne

Après les partages de la Pologne (1772, 1793 et 1795) et l'annexion du grand-duché par la Russie, certains Plater se mettent au service des tsars, mais d'autres deviennent des patriotes polonais, notamment pendant l'insurrection de 1830-1831 : c'est le cas d'Émilie Plater, mais aussi de César et de Louis Plater.

Les Plater avant le XVIIIe siècle

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

L'époque des ordres guerriers (jusqu'en 1561)

Après la sécularisation

XVIIIe et XIXe siècles

À cette époque, tous les Plater portent le titre de « comte » (hrab, en abrégé hr.) ; leur blason (herb, en abrégé h.) est « Plater ».

Branche de Dusetos

Le domaine de Dusetos (en polonais Dusiaty) était situé en Livonie (actuelle Lettonie). La biographie d'Émilie Plater mentionne un séjour à Dusetos en 1823.

Branche de Kreslau (à partir de 1729)

Le domaine de Kreslau (aujourd'hui Krāslava en Lettonie), situé en Livonie, est acquis par un Plater en 1729. Il fait partie des territoires annexés par l'Empire russe dès le premier partage de la Pologne (1772).

Branche Plater-Syberg (à partir de 1803)

Blason famille Plater-Zyberk

Cette branche est issue de la précédente, puisque créée par un des fils de Casimir Constantin Plater (1749-1807) dans le cadre de la Lituanie annexée par l'Empire russe.

La famille d'Émilie Plater

Autres lignées

XXe siècle

Notes et références

  1. ↑ Voir la page allemande Bröhler Schloss.
  2. ↑ Unna se trouve à 15 km à l'est de Dortmund.
  3. ↑ Johann Dietrich von Steinen, Westphälische Geschichte, 1701, cité sur la page Bröhler Schloss.
  4. ↑ Capitale : Königsberg. Par la suite, le duché de Prusse devient, dans le royaume de Prusse, la province de Prusse-Orientale
  5. ↑ Johann von dem Broele « nommé Plater ». Cette mention reste à élucider.
  6. ↑ Cf. page allemande Plater
  7. ↑ Probablement le même que « Johann von dem Broele genannt Plater » cité précédemment.
  8. ↑ Koknese est sur la rive nord de la Daugava, à 40 km en amont de Riga.
  9. ↑ Source : page russe depuis Vennemar Plater.
  10. ↑ Indrica est à 30 km à l'est-nord-est de Daugavpils. Ancienne forteresse de l'ordre de Livonie.
  11. ↑ Voir page lettone Jans Andžejs Plāters.
  12. ↑ Voir sa fiche généalogique sur le site Geni (et liens vers fiches d'autres membres de la famille)
  13. ↑ Elle a aussi été l'épouse d'Onufry Drucki-Lubecki.
  14. ↑ Góra se trouve à 40 km au sud-est de Poznan et 25 au sud-est de Śrem.
  15. ↑ Krāslava est située 30 km à l'est de Daugavpils, près de la frontière de la Lituanie.
  16. ↑ « Constantin Louis comte Plater de Broel à son propre blason ». h. wł. = herbu własnego (cas génitif). Voir sa notice sur le site Sejm Wielki.
  17. ↑ Le site Sejm Wielki le nomme « August Jacek Hieronim ».
  18. ↑ Cf. page polonaise Leon Plater, page russe Плятер, Леон. La filiation de Joseph Casimir n'est pas précisée.
  19. ↑ Dates du calendrier grégorien.
  20. ↑ Cf. page russe Плятер-Зиберг, Михаил Казимирович.
  21. ↑ Drucki-Lubecki devient ministre des Finances du royaume de Pologne en 1820.
  22. ↑ Liksna est situé à 10 km au nord-ouest de Daugavpils.
  23. ↑ Plus ou moins éloignés.
  24. ↑ Cf. page russe Плятеры et page lettone Staņislavs Kostka Plāters-Zībergs.
  25. ↑ Selon la page Плятеры.
  26. ↑ Kalupe est situé à 20 km au nord de Daugavpils.
  27. ↑ Pilskalne est à 40 km au nord-ouest de Daugavpils, à la frontière avec la Lituanie. Ce domaine venait du patrimoine de la famille Syberg.
  28. ↑ Selon le site Geni. Le lien de cette famille et de la branche de Dusetos remonte à un Jean-Louis (1720-1742), petit-fils de Jean André (1626-1696) et arrière-grand-père d'Émilie d'une part, de César et de Ladislas d'autre part, qui étaient donc cousins issus de germains. Le lien avec la branche de Kreslau remonte à Jean André.
  29. ↑ Cf. page lituanienne Vilhelmas Jonas Broel-Pliateris et sur le site Geni, count Wilhelm Jan Broel-Plater. Le lien avec les autres branches remonte à Heinrich Plater (1570-1630).
  30. ↑ Ses souvenirs ont été réédités en 2016 chez Lacurne, dans la collection « En d'autres temps » sous le titre Orages d'Europe.

Liens externes