| Polistil (Politoys) | |
Circuit automobile Polistil | |
| Création | 1955 (création) - 1960 (débuts) |
|---|---|
| Disparition | 1993 (renaissance en 2013) |
| Siège social | Hong Kong (Chine) - anciennement : Milan (Italie) |
| Actionnaires | May Cheong Group (d) |
| Produits | Voitures miniatures, circuits automobiles électriques miniatures |
| Site web | www.maycheonggroup.com/en/brand/polistil |
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Polistil S.p.A. (initialement nommée Politoys) est une marque italienne de jouets et une ancienne entreprise manufacturière, créée en 1955, dont le siège social était situé à Milan et le centre de production à Chiari, près de Brescia. Polistil était spécialisée dans les modèles réduits de véhicules, en métal moulé sous pression et en plastique, de diverses échelles.
L'entreprise fabriquait également des chars d'assaut miniatures, des poupées, des robots et des jouets dérivés d'émissions télévisées. Après 33 ans d'activité et une collaboration avec Tonka, Polistil a cessé ses opérations en 1993 ; la marque appartient désormais au groupe May Cheong (aussi propriétaire de son ancien concurrent Bburago et de la marque Maisto), qui commercialise sous ses différentes marques, dont Polistil, des modèles réduits fabriqués en Chine.
Historiquement, les principaux autres concurrents de Polistil furent Corgi Toys, Dinky Toys, Mebetoys, Mercury, Norev et Solido.
Politoys est initialement créée à Milan en 1955 par MM. Perfetti, Agrati et Sala. Dans son usine de Brescia, elle commence à produire, parmi d'autres jouets, des voitures de course miniatures de facture assez sommaire. À partir de 1960 et jusqu'en 1964, elle commercialise une série appelée « Microminiature », composée d'une centaine de modèles de voitures en plastique à l'échelle 1/41e,. Certains modèles représentaient des voitures contemporaines, d'autres des véhicules d'époque, comme une voiture de course Alfa datant de la fin des années 1910 et une Gobron-Brillié française de 1899.
Au fil des années 1960, certains modèles sont réalisés en fibre de verre, un matériau plus résistant que le plastique et moins sujet aux déformations.
Suivant la tendance amorcée par son compatriote et pionnier Mercury, ainsi que par Corgi Toys, Dinky Toys et Solido, l'entreprise passe à la fabrication de véhicules en métal moulé sous pression (die-cast) vers 1965,. À nouveau, une centaine de véhicules sont produits, de 1965 à 1969, au 1:43e, certains dupliquant le modèle en plastique : c'est la « Série M ».
Vers 1970, la société prend le nom de Polistil, probablement en raison de la ressemblance avec celui de l'entreprise britannique Palitoy,.
Le principal centre de recherche et de conception de l'entreprise se trouvait à Milan. C'est là qu'étaient fabriqués les jouets de plus grande taille destinés aux enfants, notamment de gros camions et des poupées. La majeure partie des véhicules était produite dans l'usine de Chiari (province de Brescia), spécialisée dans les modèles en métal moulé sous pression.
Alors que les gammes davantage axées sur le collectionnisme, telles que Rio Models ou Brumm, produisaient parfois les mêmes modèles pendant des décennies, David Sinclair souligne que Polistil avait tendance à réagir plus directement aux évolutions du marché, en renouvelant ses gammes de modèles tous les deux ou trois ans. Polistil identifiait ses gammes de véhicules à l'aide de combinaisons de lettres majuscules suivies de chiffres, plutôt que par de simples séries numériques.
La plupart des gammes de Polistil, mais pas toutes, étaient désignées par des préfixes alphabétiques (CE, RJ, S, MS, etc.), mais le référencement n'a pas commencé par le début de l'alphabet. Avec le lancement de la série « M » de Politoys, l'entreprise a gagné en popularité auprès des consommateurs grâce à la fidélité de ses reproductions, se positionnant aux côtés de concurrents tels que le français Solido, l'italien Mebetoys, l'allemand Schuco et les anglais Dinky toys et Corgi toys.
La série « M » de Politoys, composée de modèles en métal moulé à l'échelle 1/43e, a été lancée en 1965. Auparavant, l'entreprise s'était concentrée sur les modèles en plastique. Les modèles de la série M se distinguaient par leur grande précision et la diversité de l'offre. Seize véhicules furent lancés la première année, avec des numéros commençant à 500. Ces voitures comportaient de nombreux éléments mobiles (généralement l'ouverture des deux portières, du capot et du coffre) et bénéficiaient d'une finition soignée, tant au niveau du moteur que du châssis. Les sièges en plastique étaient presque toujours basculants vers l'avant et, sur certains modèles, recouverts d'un revêtement duveteux imitant le velours.
Bien que des entreprises comme Corgi aient revendiqué la primeur du modèle entièrement ouvrant avec la Chrysler Ghia L6.4 de 1963, la gamme M de Politoys fut la première série en métal moulé où, pendant un certain temps, tous les ouvrants étaient fonctionnels sur chaque modèle,,. Cette approche contrastait avec celle de Dinky et Corgi, qui visaient davantage le marché du jouet en misant sur des gadgets et des véhicules issus de films ou d'émissions télévisées. Politoys, en revanche, privilégiait un réalisme constant.
À la fin des années 1960, la série M comprend 37 modèles :
Les modèles n° 526 (Fiat 1100), 535 (Porsche 904) et 538 (Volkswagen 1600 TL) ne figurent pas dans les données issues de cette fiche de catalogue originale, car ils ont été lancés ultérieurement. La série M se concentrait manifestement sur les véhicules italiens. Par exemple, 76 % des modèles de ce catalogue étaient italiens, dont 37 % à eux seuls étaient des Alfa Romeo. Parmi les modèles uniques produits et introuvables ailleurs, on peut citer l'Iso Rivolta (mentionnée plus haut), la Chevrolet Corvette Pininfarina Rondine Coupé (sortie plus tard) et la première Lamborghini 350 GT (surnommée « bugeye » en raison de ses phares saillants).
À l'instar de Corgi, Dinky et Mebetoys, la gamme Politoys M utilisait des « diamants » (pièces en plastique facetté) pour les phares, tandis que le fabricant français Solido optait pour des optiques en plastique transparent plus réalistes. Toutefois, les Politoys se distinguaient souvent par des entourages de phare finement reproduits et d'autres détails soignés.
Les séries ultérieures à l'échelle 1/43e furent les séries E, EL et HE. Certains des premiers modèles de ces séries rivalisaient avec la série M de Politoys en termes de détails, à l'instar des très réussies Lamborghini Espada et Islero, dotées de phares escamotables. La finition des carrosseries était soignée, avec des détails tels que l'équipement de ski complet sur le toit de l'Alfa Romeo Alfasud. Toutefois, sur les modèles sortis plus tard, dans les années 1970, les roues en plastique chromé avaient un aspect très « jouet » qui fut critiqué. À cet égard, la série EL était considérée comme supérieure à la série E. David Sinclair, un importateur américain basé à Erie (Pennsylvanie) qui a contribué à lancer le loisir de la collection de voitures miniatures aux États-Unis, a souligné qu'un modèle intéressant de la gamme EL était l'AMC Gremlin. Il était en effet rare de voir des voitures américaines parmi les miniatures européennes, et encore plus un modèle AMC.
À partir de 1967, Politoys a également proposé sa série « Penny » à l'échelle 1/66e, pour concurrencer les modèles plus petits de Matchbox et Majorette. Probablement destinée au marché américain, cette nouvelle série n'a jamais atteint la popularité de ses rivales ; la majeure partie des ventes s'est donc concentrée sur l'Italie. Il est par conséquent difficile de trouver des exemplaires en parfait état dans leur boîte d'origine.
À la fin des années 1970, divers moules Polistil ont été expédiés au Mexique pour y être commercialisés sous la marque McGregor. McGregor vendait des versions en plastique ainsi qu'en métal moulé sous pression (die-cast) des jouets Polistil, et les modèles portaient généralement les deux noms : Politoys et McGregor.

Au début des années 1970, Polistil a quelque peu diversifié son activité en proposant des voitures de circuit électrique (slot cars) ainsi que des modèles en métal à plus grande échelle. En 1973, la série S à l'échelle 1/24e (l'échelle 1/22e étant également utilisée) est entrée en concurrence directe avec les nouveaux modèles Martoys (qui deviendront plus tard Bburago).
La série TG, composée de voitures encore plus grandes à l'échelle 1/16e ou 1/18e, telles que l'Alfa Romeo Alfetta 1750, le roadster BMW 328, la Lamborghini Countach, la Ferrari GTO, le roadster Ferrari 250 California et la Morgan Plus 8, a été lancée vers 1979 et a connu un succès notable.
Les séries MS de motos à l'échelle 1/15e sont également apparues, suivies des séries GM (1/10e), MC ou MT (1/24e) et GT (1/24e).
Une gamme variée de camions, de chars (la série CA ou S100) et d'autres véhicules militaires était proposée. L'un des modèles militaires les plus réussis était une moto BMW avec side-car de l'Afrika Korps, de couleur beige désert.
Des figurines et des véhicules tirés de films et d'émissions de télévision ont également été commercialisés ; toutefois, ils n'ont pas connu le même succès que ceux de Corgi Toys ou de Dinky Toys et sont aujourd'hui plus rares. Notamment ont existé les véhicules à l'effigie de Batman, de Superman et des personnages de Disney. Par ailleurs, des figurines articulées à thème militaire des marques Mego et Lion Rock ont été vendues sous le nom de Polistil.
La série « J » comprenait des camions plus volumineux et colorés, à l'aspect plus ludique, caractérisés par une carrosserie et des roues de grande taille en plastique. Le camion-benne Mercedes-Benz Unimog J85 en est un exemple.
De plus, les gammes de modèles de compétition, toutes échelles confondues, sont devenues l'un des points forts de la marque.
Polistil a été très présent dans le domaine des voitures de course à diverses échelles, principalement des Formule 1, proposées à des prix de vente raisonnables. Les séries F et FK, à l'échelle 1/32e, ont été lancées en 1970 et produites jusqu'aux alentours de 1980, avec des évolutions dans le design des roues au fil des ans. La série CE, à l'échelle 1/41e, est apparue en 1978 et comprenait notamment des modèles Renault, Ligier, Lotus, Brabham, Alfa Romeo et Williams. Quelques tracteurs figuraient également dans la série CE.
La série RJ (dite « Penny Series ») comptait au moins 45 modèles de voitures de Grand Prix et de Formule 1, tandis que les séries TG et L étaient à l'échelle 1/16e. Comme chez de nombreux autres fabricants, la Tyrrell P34, une F1 à six roues, a été proposée, déclinée en deux échelles différentes.
À la fin des années 1970, Polistil propose aussi des circuits de voitures de course électriques.
La proximité avec la course automobile s'est aussi traduite par le sponsoring par Politoys d'une écurie de Formule 1, l'écurie de Frank Wiliams, pour la saison 1972. Politoys joua un rôle décisif en fournissant à l'équipe le budget qui lui permit de construire son premier châssis de Formule 1, la Politoys FX3.
À la fin des années 1980, Polistil avait commercialisé plus de 500 modèles différents de toutes tailles.
En 1988, l'entreprise est rachetée par le fabricant américain de jouets Tonka. Les voitures ainsi que les circuits automobiles sont distribués sous le nom Tonka-Polistil.
En 1991, Tonka est elle-même acquise par le géant suédois Hasbro,.
En 1993, en raison de la diminution des ventes, Hasbro arrête la production et la commercialisation des modèles Polistil,.
En 2014, la marque Polistil est relancée par le groupe May Cheong, déjà propriétaire de la marque de véhicules miniatures Maisto. Une nouvelle société Polistil International Limited est créée à Hong Kong le .
Désormais, avec l'aide la plate-forme de vente Carmodel, May Cheong commercialise les produits des filiales Maisto, Bburago et Polistil, production qui comprend des miniatures à différentes échelles. Le géant asiatique du jouet est donc à l'origine de la renaissance de Bburago et de Polistil, les produits étant maintenant fabriqués en Chine et non plus en Italie.