Le Polytome est un tomographe universel développé entre et à l'hôpital de la Salpêtrière, avec l'autorisation du directeur général de l'Assistance publique, par les inventeurs français Raymond Sans et Jean Porcher, lesquels se sont inspirés des principes des Docteurs André Bocage et Bernard George Ziedses des Plantes.
C'est l'ancêtre du scanner moderne.
Ce tomographe produit des images radiologiques dans une coupe tomographique d'un millimètre d'épaisseur, soit un dixième des meilleures coupes tomographiques de l'époque.
L'invention est brevetée sous le numéro 542758 du . La convention relative à son exploitation a été enregistrée à la Direction de la propriété industrielle le sous le numéro 17.638.
Ce brevet comportait le choix des trajectoires : linéaires, circulaires, elliptiques ou hypocycloïdales, obtenues au moyen d'une boîte de vitesses mue par un moteur asynchrone.
En , Sans et Porcher proposent aux Établissements Massiot de Courbevoie, de construire leur appareil. Ainsi naquit le Polytome. Le premier Polytome construit industriellement fut présenté au Congrès des radiologistes de langue française en à Bruxelles. C'est en , au Congrès des radiologistes de langues latines à Rome, que le Polytome à grille tournante fut introduit. Le premier Polytome exposé à Bruxelles fut prêté à l'Assistance publique et l'expérimentation conduite dans le service du Docteur Thoyer-Rozat à l'hôpital de la Pitié. Exposé au Congrès international de Copenhague en , le Polytome conquit le professeur Stieves de Munich. Ce fut le point de départ du succès européen de ce modèle qui surprenait les radiologues par la qualité et la précision des tomographies des petits os comme ceux de l'oreille interne.
Cette innovation technologique est l'ancêtre du scanner moderne,.