Pomponazzi

Pomponazzi
Pomponazzi
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
BologneVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Peretto MantovanoVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Mouvements
Maîtres
Nicoletto Vernia, Francesco da Nardò (d), Pietro Roccabonella (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Influencé par

Pietro Pomponazzi, parfois orthographié Pomponace ou Pomponat, ou encore Pierre de Mantoue, en latin Petrus Pomponatius, né le à Mantoue et mort le à Bologne, est un philosophe italien et commentateur d'Aristote. Selon Pierre Bayle, « il passa pour l'un des plus excellents philosophes de son siècle ».

Biographie

Pietro Pomponazzi est né à Mantoue le . Reçu docteur en médecine en 1487, il est nommé professeur à l'Université de Padoue l'année suivante, où il enseigne la philosophie naturelle pendant une vingtaine d'années (1488-1509) en privilégiant la lecture et le commentaire des ouvrages d'Aristote, notamment le traité De l'âme. Il s'oppose entre autres à l'enseignement d'Alessandro Achillini qui, lui, défendait la pensée d'Averroès.

Les opérations militaires de la Ligue de Cambrai l'obligent à quitter Padoue en 1509. Après un séjour à Ferrare en 1510, Pomponazzi s'installe à l'Université de Bologne en 1511 ou 1512. C'est à cette époque qu'il commence à rédiger ses œuvres philosophiques.

Pomponazzi développe sa pensée dans le sens du matérialisme, défendant l'idée qu'un certain nombre de faits qui peuvent sembler miraculeux ne sont en fait que des réalisations d'un ordre naturel encore mal connu des hommes (magnétisme, etc.).

Il subit les polémiques et persécutions de l'Église pour soutenir que, si l'âme humaine est individuellement immortelle selon l'Évangile et selon l'Église, elle est mortelle d'après les doctrines d'Aristote. Son Traité de l'immortalité de l'âme est brûlé en place publique par les inquisiteurs à Venise et fait partie du nombre des ouvrages proscrits par le Concile de Trente.

Pomponazzi bénéficie de la protection du cardinal Pietro Bembo auprès de Léon X. Le livre est soumis à l'Inquisition, puis il est publié de nouveau avec les corrections imposées par cette dernière.

Les Causes des merveilles de la nature ou les Enchantements ne fut publié que trente ans après sa mort, par les soins de Guglielmo Gratarolo.

Il meurt le à Bologne, à l'âge de 62 ans, mais Ercole Gonzague (fils de François II de Mantoue), l'un de ses élèves, fit transporter sa dépouille en l'église Saint-François de Mantoue.

Œuvres

Œuvres :

Manuscrits

Ouvrages imprimés

Reportationes (notes de cours)

Voir aussi

Bibliographie

Bibliographie sélective établie à partir des données de l’encyclopédie de la Stanford et du Scholasticon. Se reporter à ces sites pour une liste plus exhaustive.

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Cf. Renan, E., Averroès et l’averroïsme: essai historique, Paris, A. Durand, 1852.
  2. ↑ Cf. article "Pomponace" dans le Dictionnaire historique et critique
  3. ↑ Liste des oeuvres établie d'après le site Scholasticon. Pour une rencension des manuscrits et une bibliographie plus complète des enseignements (reportationes), voir : C.H. Lohr, Latin Aristotle Commentaries, II : Renaissance Authors, Florence, Olschki, 1988, et F.P. Raimondi et J.M. García Valverde, Tutti i trattati peripatetici, Milan, Bompiani, 2013, p. 2715-2769.
  4. ↑ « bibliotheca Augustana », sur www.hs-augsburg.de (consulté le )
  5. ↑ Les Causes des merveilles de la nature ou Les enchantements : Pietro Pomponazzi ; première traduction française, avec une introduction et des notes par Henri Busson, (lire en ligne)
  6. ↑ (la) Pietro Pomponazzi, Tractatus acutissimi utillimi et mere peripatetici : De intensione et remissione formarum ac de parvitate et magnitudine; De reactione; De modo agendi primarum qualitatum; De immortalitate animae; Apologia libri tres; Contradictoris tractatus doctissimus; Defensiorum autoris; Approbationes rationum Defensorii per fratrem Chrysostomum OP; De nutritione et augmentatione, Venise, , 279 p. (lire en ligne)
  7. ↑ Craig Martin, « Pietro Pomponazzi », dans The Stanford Encyclopedia of Philosophy, Metaphysics Research Lab, Stanford University, (lire en ligne)
  8. ↑ « Pomponazzi, Pietro - Scholasticon », sur scholasticon.msh-lse.fr (consulté le )
  9. ↑ Ernest Renan, Averroès et l’averroïsme : essai historique, Paris, Auguste Durand, , XII-367 p. (lire en ligne)