
Un poster (prononcé : [pɔs.tɛʁ]) est une affiche dont le but a cessé d'être publicitaire et dont la fonction est décorative, éducative ou informative. Contrairement à l'affiche, qui peut être de grande taille (4m x 3m), le poster a en général une taille plus restreinte. Un poster s'affiche sur un mur. C'est un terme emprunté à la langue anglaise (poster, de to post).
Le poster à but décoratif s'est développé en France dans les années 1950 grâce à des sociétés comme Fernand Hazan, Braun, Hautot ou Nouvelles Images. Principalement consacré au point de départ à la reproduction de tableaux classiques ou modernes, le poster décoratif a ensuite étendu son domaine à la photo noir et blanc, l'illustration et à la photo couleur.
En 2020, le poster est toujours d'actualité même s'il est moins populaire que dans les années 1980. On le retrouve chaque année dans les clubs sportifs : de football, basket-ball, handball... qui font la fameuse photo de l'équipe et qui en profitent pour en faire des posters destinées à tous les fans du club. Les posters de stars, chanteurs, acteurs, existent encore. On en retrouve dans de nombreux magazines et il est possible d'en acheter très facilement sur internet.

Né en 1969 à l'occasion d'une session inaugurale de la Federation of European Biochemical Societies, le poster scientifique est un dispositif de communication visuelle destiné à présenter de manière synthétique des résultats de recherche ; initialement limité à une quinzaine d'affiches, ils occupent maintenant souvent de vastes espaces lors de colloques scientifiques, professionnels ou de salons, par exemple dans l'industrie médicale et jusque dans la recherche scientifique en finance. Il est généralement en anglais, structuré selon la démonstration souhaitée et illustré de photos, schémas ou graphiques. Les titres du poster utilisent souvent les mots suivants : résumé, introduction, objectif, hypothèse, méthode, résultat (présenté sous forme de tableaux, de schémas ou d'images), conclusion, discussion, référence.
Il favorise l'interaction directe avec ses concepteurs, le mentorat informel ainsi que le repérage de collaborations potentielles, mais soufre souvent d'une visibilité structurellement faible ; En effet, selon Jeffrey Brainar (2026), des millions de posters sont produits chaque année, mais seuls environ 150 000 sont accessibles dans 68 dépôts en ligne, dont une part non négligeable se limite au titre et au résumé, et que 42 % seulement disposent d'un identifiant pérenne permettant leur citation et leur repérage,. Ce manque de traçabilité fait qu'à peine 1 % des posters finissent publiés dans des revues à comité de lecture, ce qui en fait un maillon fragile de la chaîne de diffusion scientifique/.
En 2026, la revue Science cite l'émergence en 2025 de Posters.science, une plateforme qui indexe plus de 30 000 posters issus de multiples disciplines, contribuant à la patrimonialisation et au partage du poster scientifique. Cette plateforme convertit tous ses PDF en texte lisible par l'intelligence artificielle et elle prévoit l'extraction automatisée de tableaux et d'images. Ces productions éphémères deviennent ainsi des ressources consultables, interrogeables et pouvant être réutilisée pour affiner des hypothèses, enrichir des revues de littérature ou identifier des partenaires. En septembre 2026, l'audience moyenne était de 247 vues par poster. Cette évolution pourrait redéfinir son rôle dans l'écosystème de la communication scientifique.
Le poster scientifique traditionnel est souvent jugé trop dense, trop textuel voire mal conçu. Il peinerait à transmettre efficacement une étude, même quand il renvoie à des compléments en ligne (via une URL ou un flashcode).
En 2026, ce sont par exemple des lightning talks, des fiches imprimées, des posters numériques intégrant des vidéo, audio ou diaporamas.