
Les Prides de nuit ou Prides radicales sont des mobilisations militantes rassemblant des personnes LGBTQI+ considérant que les marches des fiertés sont dépolitisées et se proposant comme des alternatives à celles-ci.
La Pride de nuit a été lancée par Act Up-Paris, OUTrans !, Femmes en lutte 93 et d'autres associations en à Paris, en opposition à ce qu'elles présentent comme une dépolitisation des marche des fiertés et leur potentielle perte d'autonomie vis-à-vis des pouvoirs publics,,,, ainsi qu'au « capitalisme rose ». Elle est suivie de deux autres éditions, en 2016 et 2017,,,.
En 2018, le collectif Pride de nuit n'organise pas de quatrième édition, craignant que la marche ne devienne qu'un rendez-vous symbolique n'aboutissant pas sur d'autres actions. « En devenant un rendez-vous, la Pride de nuit s’est de fait institutionnalisée et dépolitisée »[Selon qui ?]. Cependant, le mouvement s'est entre-temps étendu à d'autres villes de France, comme Toulouse, depuis 2016. La troisième édition, en 2018, était portée par des associations comme Act-Up Sud-Ouest, AIDES et le Planning familial 31. Des Prides de nuit ont aussi été organisées à Lyon, tout d'abord une marche ponctuelle, le , à la suite d'agressions homophobes et transphobes, puis une première édition d'une Pride de nuit plus traditionnelle le en « non-mixité choisie », précédent la Marche des fiertés. La ville de Nice aussi a connu une Pride de nuit en 2018, organisée par le collectif SQUAAD (Sédition Queer Ultra Autonome d'Action Disruptive). Dans l’agglomération de Paris, la Pride des banlieues et la Pride Radicale se tiennent respectivement depuis 2019 et 2021. La première née à la mairie de Saint-Denis afin de visibiliser les personnes LGBTQIA+ issues de banlieue et la seconde est organisée par plusieurs collectifs et bénévoles indépendants en non-mixité choisie.
D'autres pays ont mis en place des actions similaires, notamment dans le cadre du mouvement Gay Shame, mais aussi la marche des fiertés de Kreuzberg (de) à Berlin, entre 1998 et 2013.
En Suisse, la première Pride de nuit a lieu Lausanne, en Suisse romande, le .
Le Figaro présente la « pride radicale » comme un « fourre-tout des luttes d’extrême gauche », mêlant indistinctement affirmation des identités de genre, anticapitalisme, lutte contre le colonialisme, Israël, la grossophobie, régularisation des sans-papiers Ainsi, en 2022, La Pride radicale se mobilise plus particulièrement en faveur des droits des migrants.
Les prides alternatives prônent l’intersectionnalité et mettent en lumières chacune des minorités sociales qui les composent[réf. nécessaire]. La Pride Radicale de Paris est l’une des marches rassemblant le plus de personnes LGBTQIA+ issues de minorités raciales et de genre[réf. nécessaire].
Le collectif français Pride de nuit s'est principalement fait connaître des médias à la suite du blocage, en 2017, du char d'En marche ! lors de la 40e Marche des fiertés de Paris,.