Née à Paris en 1838, Marie Joséphine Isabelle Galimard est la fille de Joséphine Charlotte Galimard, née Fonrouge (1811-1899), et de Nicolas-Auguste Galimard (1813-1880), artiste peintre.
Dessin au fusain signé J. Galimard et daté de 1887.
Élève de son père, qui enseigne son art aux jeunes filles du faubourg Saint-Germain, elle expose deux œuvres représentant des chats au Salon de 1879 et au Salon des artistes français de 1881, respectivement une aquarelle intitulée Mustapha et un pastel intitulé Minette va dormir. Spécialisée dans les représentations de félins domestiques, Joséphine dessine et peint également des paysages,.
Après la mort de son père, survenue en 1880, Joséphine prend la direction de l'atelier paternel. Elle vit aux côtés d'une amie de la famille, Ernestine Anne Rousseau (1817-1888), veuve de Pierre Maurice Ferdinand Jaubert. Autrice de quelques ouvrages sous le nom d'Anna Jaubert, elle est une ancienne élève de Galimard père, qui a dessiné son portrait en 1847. Morte en 1888, la veuve Jaubert a légué sa fortune à Joséphine.
Habitant à la fin de sa vie au no37 du boulevard des Invalides (où Anna Jaubert est morte en 1888), Joséphine meurt le 6 mars 1902 à la maison de santé des sœurs de Sainte-Marie-Auxiliatrice (ou Sainte-Marie-de-la-Famille), au no134 de la rue Blomet. Le 10 mars, elle est inhumée, aux côtés de ses parents et d'Anna Jaubert, au cimetière de Montigny-lès-Cormeilles.
Fondation et prix Galimard-Jaubert
Malade et se sachant condamnée, Joséphine souhaitait perpétuer la mémoire de son père, Auguste Galimard, et de sa bienfaitrice, la veuve Jaubert, tout en venant en aide aux femmes artistes. Membre depuis 1877 de l'Association des artistes peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et dessinateurs (Fondation Taylor), elle avait lue avec beaucoup d'intérêt le rapport du peintre Jean Laronze sur les travaux du comité de cette association en 1901. Elle avait alors décidé de léguer sa fortune (600 000 francs) à la Fondation Taylor et de faire de Laronze son exécuteur testamentaire. C'est ainsi que le peintre bourguignon fut chargé de donner, à différents musées, les œuvres que Joséphine avait héritées de son père,.
En application du testament de Joséphine, la Fondation Taylor devait employer le legs à la création d'une fondation nommée «Galimard-Jaubert». Si l'association n'a finalement pas été autorisée à accepter le legs universel fait à titre principal, qui avait pour condition la création d'un établissement à Montigny-lès-Cormeilles et d'une pension, elle a en revanche été autorisée à accepter le legs universel fait à titre subsidiaire, exempt de toutes charges ou obligations. En 1906, la Fondation Taylor a ainsi institué le «prix Galimard-Jaubert», d'un montant de 4800 francs (en quatre versements annuels de 1200 francs), attribué chaque année par une commission de douze membres. Les candidates devaient réunir les conditions suivantes: être sociétaire, femme ou fille de sociétaire de l'association; exposer au Salon des artistes français ou à celui de la Société nationale des beaux-arts; être française, chrétienne et ne pas avoir dépassé l'âge de 32 ans.