| Prix Gouincourt | |
| Nom original | Prix Gouincourt |
|---|---|
| Prix remis | Aucune dotation |
| Description | Prix littéraire |
| Organisateur | Lauriane Nicol & Alex Lachkar |
| Pays | |
| Date de création | 2025 |
| Dernier récipiendaire | Fatima Daas pour Jouer le jeu, Wendy Delorme pour Le Parlement de l’eau, Nelly Slim pour Entre ici et avant il y a la mer, Sabrina Calvo pour Mais cette vie-là demande toujours plus de lumière (2025) |
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Le prix Gouincourt est un prix littéraire français créé en 2025 récompensant des œuvres de littérature lesbienne.
Le prix Gouincourt est créé par Lauriane Nicol, fondatrice du média culturel Lesbien Raisonnable, et Alex Lachkar, enseignant-chercheur en littérature queer contemporaine à l’université de Vienne (Autriche), afin de récompenser des romans lesbiens. Son nom est une contraction des mots « gouine », et « Goncourt ». Sa première édition a lieu en 2025. Il naît du constat d'un manque, parmi les nombreux prix littéraire français, dans le domaine de la littérature lesbienne, alors qu'existent notamment des prix récompensant la littérature gay. Il s'inscrit dans un phénomène de visibilisation croissante de la littérature lesbienne dans le paysage littéraire français.
La sélection rassemble des ouvrages racontant des personnages lesbiens. Le prix s'attache à sélectionner un panel d'œuvres lesbiennes au sens large, c'est-à-dire lues comme telles par le public, et pas nécessairement écrites par des autrices lesbiennes. La sélection se fait parmi des œuvres de littérature francophone, et pas uniquement française.
Le fonctionnement du prix reprend les codes des prix français de la rentrée littéraire d'automne, et particulièrement du prix Goncourt. Deux sélections sont annoncées, puis les lauréats sont choisis par un jury de personnalités de la littérature, de l'art et du militantisme au terme d'un repas de délibération, référence au déjeuner de délibération chez Drouant du jury Goncourt. Un bandeau de couleur violette est ajouté aux livres lauréats. Afin de favoriser la diversité des maisons d'éditions, la sélection prend en compte les livres de l'hiver et du printemps précédent, certaines petites maisons indépendantes faisant le choix de ne pas publier en août-septembre.
Certains petites éditeurs n'ayant pas les moyens d'envoyer la dizaine d'ouvrages nécessaires au jury, ils le sont aux frais de l'un des fondateurs. Enfin, les livres du groupe Hachette, propriété du milliardaire d'extrême droite Vincent Bolloré, sont exclus de la sélection par décision du jury.
Le jury de la première édition réunit les écrivains et écrivaines Meryem Alqamar, Al Baylac, Lauren Delphe et Virginie Despentes, la poétesse Joëlle Sambi, l'historienne et critique d'art Élisabeth Lebovici, la comédienne Anna Mouglalis, la bookstagrammeuse Lou Edin, l'éditrice Mélie Chen et Olivia Sanchez, libraire chez Violette and Co. Il est imaginé pour faire se côtoyer des personnalités ne vivant pas toutes à Paris et refléter une diversité d’âge, de handicap et d’origine ethnique.
Il est décerné le , trois jours après le Goncourt, à l'occasion d'une fête ouverte à tous au Point Éphémère. La soirée est animée par Dorothée Barba et Hortense Belhôte.
Cette édition est marquée par certaines déconvenues, notamment le refus d'une grande maison d'édition de soumettre aux prix l'un de ses livres de peur qu'il ne le « desserve », selon les mots de l'éditeur.
Le budget de fonctionnement, de 5 000 euros, bénéficie notamment des aides de l'association Label Gouine* et du Fonds de dotation Lesbiennes d’intérêt général, une ONG qui aide à financer des projets lesbiens. Le prix ne parvient cependant pas à se doter de sponsors, ce que Lauriane Nicol attribue à la fin de la vague de pinkwashing qui poussait les marques à s'associer à des évènements queer, mais s'est éteinte suite à la montée de l'idéologie conservatrice aux États-Unis. Le prix trouve néanmoins du soutien chez des entrepreneurs indépendants qui soutiennent l'initiative, notamment par le don de leurs produits ou créations.
Le jury du Prix Gouincourt francophone 2026 réunit les autrices Meryem Alqamar, Lauren Delphe et Virginie Despentes, l’auteur Al Baylac, l’actrice Anna Mouglalis, la poétesse Joëlle Sambi et Loïse Tachon, libraire chez Violette and co.
Cette édition s'accompagne d'un prix dédié aux œuvres étrangères consacré à la littérature lesbienne et queer internationale. Cette nouvelle distinction entend également reconnaître le travail des traducteurs et des éditeurs qui permettent à ces œuvres de circuler dans l'espace francophone.
Le jury du Prix Gouincourt étranger rassemble Nour Bekkar, autrice, Lénaïg Cariou, écrivaine et traductrice, Mélie Chen, éditrice et traductrice, Soazic Courbet, libraire à L’Affranchie à Lille, Camille Kouchner, autrice et enseignante-chercheuse en droit privé, ainsi que Mélissa Laveaux, autrice, compositrice et documentariste afrolesbienne.
Le Prix Gouincourt bénéficie du soutien financier du fonds de dotation Lesbiennes d'intérêt général (LIG) et de Tinder.