Le substantifmasculinproseuque est emprunté au latinproseucha («synagogue»), substantif féminin lui-même emprunté au grec ancienπροσευχή / proseukhế «prière», «lieu de prière» et en particulier «synagogue», de προσεύχομαι «adresser une prière», de πρός «vers» et εὔχομαι «adresser une prière, un vœu».
Le terme grec proseuchè dérive du verbe proseukhomai, « prier », le substantif désignant la prière dans la Septante et chez Flavius Josèphe, avant de recevoir parfois un sens local: la maison de prière.
Attestations de proseuques d'après les textes anciens
Les premières attestations concernent l'Égypte du milieu du IIIesiècleav. J.-C., au temps même de la traduction de la Bible hébraïque en grec. La construction de centres communautaires et de lieux de prière correspondait à un besoin vital pour les communautés juives, à une époque où les Ptolémées favorisaient la restauration des temples (col. 687). Des inscriptions votives expriment le loyalisme des juifs vis-à-vis des autorités. En ce sens, le mot ne se trouve qu'une fois dans le Nouveau Testament: «Arrivant à Philippes, Paul se rend au proseuque, située au bord de la rivière (Ac 16, 13): c'est là que Lydie sera la première Européenne à se convertir» .
Le proseuque de Mizpa en Palestine au Iersiècle (I Macc., III, Une 46).
Un proseuque aurait été construit à la même époque à Ptolémaïs d'Égypte (II Macc., VII, 20).
Philon d'Alexandrie parle ensuite des émeutes contre les Juifs à Alexandrie en Égypte, émeutes durant lesquelles les proseuques furent détruits ou souillés et dans lesquels on mit des statues de Caius, l'empereur romainCaligula.