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Prosper Boissonnade, né le à Réquista dans le département de l'Aveyron et mort le à Poitiers, est un historien français.
Il fait toute sa carrière universitaire à l'université de Poitiers. Récipiendaire de nombreux prix, ses travaux portent sur le Poitou, l'Espagne, l'histoire économique et sociale (dont il est un précurseur) aux époques médiévale et moderne et en particulier sur Colbert.
Prosper Boissonnade est né le à Réquista dans le département de l'Aveyron,. Son père est instituteur. Il obtient en 1884 l'agrégation d'histoire,,. De 1885 à 1890, il est professeur en lycée, d'abord à Pau, puis à Angoulême. Il soutient en 1890 sa thèse de doctorat ès lettres,.
Il poursuit sa carrière universitaire à la faculté des lettres de l'université de Poitiers, d'abord comme maître de conférences de 1890 à 1897, puis en tant que professeur des universités, de 1897 à 1933. En 1921, il est doyen de la faculté des lettres de Poitiers,.
Il est correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques (1907-1935), membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (1902-1935),, de la Commission centrale d'histoire économique de la Révolution et de la Société des antiquaires de l'Ouest, à partir de 1895. Il est à trois reprises président de cette société,, en 1902, 1913 et 1924.
Il meurt le à Poitiers, qui a donné son nom à une rue.
Prosper Boissonnade publie des articles et des ouvrages consacrés à l'histoire du Poitou et de l'Angoumois,,, à l'histoire de l'Espagne,,, et à l'histoire économique et sociale en général,,, notamment à la figure de Colbert.
Avec Henri Sée et Henri Hauser, Prosper Boissonnade est un des pionniers de l'histoire économique en France,, avant Albert Mathiez et Georges Lefebvre. Selon Henri Hauser, dans un bilan qu'il dresse en 1931, Prosper Boissonnade fait partie des historiens qui font de l'histoire économique sans être titulaire d'une chaire consacrée à cette dernière, comme Lucien Febvre, Marc Bloch, Henri Sée, Marcel Blanchard, Albert Mathiez et Gustave Glotz. Toutefois, Lucien Febvre lui reproche des anachronismes, de travailler sans hypothèses claires et ne pas chercher à reconstituer les idées et les croyances. Prosper Boissonnade enseigne également l'histoire coloniale.
En 1923, dans son ouvrage Du nouveau sur la Chanson de Roland, Prosper Boissonnade défend l'idée, inspirée par les travaux de Joseph Bédier, que la Chanson de Roland du manuscrit d'Oxford est composée par Guillaume Turold vers 1120-1125 et qu'elle reflète les guerres menées par les chevaliers français en Espagne à la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle,,. Cette datation très tardive a peu de succès. Quelques critiques y adhèrent,, mais nombre d'entre eux expriment leurs doutes,,,,. S'ils soulignent la richesse de l'ouvrage,,, ils lui font des reproches de méthode,