Prosper De Wit, né à Anvers le et mort à Schaerbeek le , est un peintre belge. Il est également, à la fin du XIXe siècle, un acteur d'opérette et de revue théâtrale.
Son champ pictural couvre essentiellement les paysages, les vues de ville et les intérieurs. Il est, en 1883, l'un des membres fondateurs du cercle artistique Als ik Kan.
Prosper (Prosper Josephus Petrus Jacobus) De Wit, né à Anvers, Melkmarkt, no 8, le , est le fils de Petrus De Wit, marchand, (1830), natif de Louvain et d'Anna Catharina De Boom (1820), boutiquière, native d'Alost, et mariés à Anvers le ,.
Prosper De Wit est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. Le peintre anversois Henri de Braekeleer l'influence dans son art.

Prosper De Wit est, en 1883, l'un des neuf membres fondateurs du cercle artistique Als ik Kan.
Il expose au Salon de Bruxelles de 1884, au Salon de Gand de 1886, et au Salon d'Anvers de 1888.
À partir de 1891, et durant une dizaine années, jusqu'au début des années 1900, Prosper De Wit délaisse quelque peu ses pinceaux et signe un contrat avec le Théâtre du vaudeville à Bruxelles en 1892. En , au théâtre d'Anvers, Prosper De Wit avait interprété avec succès le rôle principal de la comédie Parijszenaars in Antwerpen en Antwerpenaars in Parijs. Il devient progressivement un acteur spécialisé dans l'opérette et la revue théâtrale qui excelle dans les rôles de composition, servi par son talent de peintre pour se grimer. Sa verve et sa drôlerie lui valent parfois d'être qualifié de marolliste. Il joue à Bruxelles, au Théâtre royal des Galeries, dont il est pensionnaire, au Théâtre du Cénacle et à l'Alcazar, de même qu'à Anvers à La Scala, donnant la réplique à des acteurs tels Nicolas Ambreville, Pondrier, Alfred Louis Jacque, Nossent et Esther Deltenre. En 1895, il interprète notamment un rôle dans le vaudeville Niniche d'Alfred Hennequin à Bruxelles. Éloigné de la scène artistique pour une raison inconnue, le Théâtre du vaudeville organise à son bénéfice la représentation de Les Joies du foyer de Maurice Hennequin en .
En 1903, Prosper De Wit revient régulièrement à son chevalet et devient un paysagiste renommé qui se vend. Il ne quitte désormais Rixensart, où il est établi, que pour exposer dans des manifestations artistiques. En , il est l'un des peintres belges choisis pour exposer au salon Costa à Buenos Aires. En , il expose à la salle Buyle à Anvers plusieurs paysages, en compagnie de quelques autres artistes.
Prosper De Wit, doyen des peintres belges, meurt à Schaerbeek, où il résidait, à l'âge de 89 ans, le .
Son champ pictural couvre essentiellement les paysages, les vues de ville et les intérieurs, marqués par un charme délicat.
Lorsqu'en , il expose au salon Als ik Kan, le critique du quotidien Le Matin écrit :
« Prosper De Wit a toujours eu le don de la couleur, mais il a élargi sa manière, le style lui est venu en même temps que la solidité de la touche, et le paysage qu'il a intitulé Sur la hauteur, pour ne citer que celui-là, est vraiment remarquable. »