
Al-Qarin (arabe : قرين, litt. : « le compagnon ») est, dans la religion islamique, le compagnon djinn assigné à chaque être humain ; selon le Coran et la Sunna, il l'accompagne constamment pour l'égarer. Dans la langue, le mot qarin signifie compagnon.
Selon l'islam, chaque personne a un qarin unique. Le Qarin peut pousser son compagnon humain à commettre des péchés et à désobéir aux commandements de Dieu (Allah). Les hadiths nous font savoir que le compagnon occulte de Mahomet s'est converti à l'islam et ne lui a (ensuite) commandé que de faire le bien[réf. souhaitée].
Le Qarin est mentionné dans le Coran à plusieurs endroits, notamment :
Archibald Sayce, grammairien britannique, publia en 1920 un article dans Folk-Lore: A Quarterly Review, où il consigne plusieurs histoires issues du folklore du Caire et de Haute-Égypte. Il explique que dans cette région, si un enfant meurt avant l’âge de trois ou quatre ans, on dit que « sa garîna l’a pris ». Dans les dialectes sahidiques de cette région, le mot « garîna », vient de l’arabe « qarîna ». Il a le sens de « double », ou plus littéralement, de « ressemblance ». Il estime que cette croyance est une survivance de l'ancienne croyance de la mythologie égyptienne dans le « ka » ou « double ». D'ailleurs, au Caire, à l'époque des troubles d'Urabi, les statues d'Ibrahim Pacha et des quatre lions aux deux extrémités du pont furent déboulonnées et envoyées au musée de Boulaq. Cependant, un trou fut d'abord réalisé dans la poitrail de chacune d’elles afin de « laisser sortir l’esprit », c’est-à-dire le ka. Sayce rajoute, toujours en Haute-Égypte, que chaque personne, et plus particulièrement les jumeaux, se voient attachés à une « garîna ». Pour se protéger d'elle, qui autrement pourrait enlever possesseur de ce monde, des charmes sont emploiyés, enveloppés dans du cuir, qui doivent être écrits par des garçons de moins de douze ans. Enfin, G. D. Hornblower (George Davis Hornblower ?) lui a appris qu’une « okht » (ou « fille ») accompagne chaque personne toute sa vie et survit après sa mort. Sayce suppose que c'est l'équivalent nord-égyptien de la garîna sud-égyptienne, le ka de l'Égypte ancienne.