| International Rugby League | |
Logo de l'IRL | |
| Sigle | IRL |
|---|---|
| Nom(s) précédent(s) | Rugby League International Board (1948-1998) Rugby League International Federation (1998-2019) |
| Sport(s) représenté(s) | Rugby à XIII |
| Création | 1948 |
| Président | |
| Siège | Londres |
| Nations membres | Plus de 50 fédérations nationales |
| Site internet | https://www.internationalrugbyleague.com/ |
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L'International Rugby League (« IRL ») est l'organisme international chargé de la gouvernance, de la réglementation et du développement du rugby à XIII dans le monde. Elle rassemble les fédérations nationales de cette discipline et supervise l'organisation des compétitions internationales, notamment la Coupe du monde masculine, la Coupe du monde féminine et la Coupe du monde en fauteuil roulant. Elle est également responsable de l'homologation des rencontres internationales, de l'établissement des classements mondiaux et de la réglementation sportive de la discipline.
L'organisation trouve ses origines dans la création du « Rugby League International Board » (« RLIB ») en 1948, à l'initiative de la Fédération française de rugby à XIII et de son dirigeant Paul Barrière. Constitué à Bordeaux par les fédérations britannique, française et néo-zélandaise, il est rejoint par l'Australie en 1949. Cette organisation contribue notamment à la création de la première Coupe du monde de rugby à XIII, organisée en France en 1954, et à l'harmonisation progressive des règles internationales. Après plusieurs décennies de développement et une période de division institutionnelle liée à la Guerre de la Super League, une nouvelle fédération internationale, la « Rugby League International Federation » (« RLIF »), est constituée en 1998. Elle adopte en 2019 sa dénomination actuelle, « International Rugby League ».
Établie à Londres, l'IRL s'appuie sur quatre organisations régionales : l'European Rugby League (« ERL »), l'Asia-Pacific Rugby League (« APRL »), l'Americas Rugby League (« ARL ») et la Middle East-Africa Rugby League (« MEARL »). Elle regroupe plus de cinquante fédérations nationales réparties entre trois catégories de membres : les membres à part entière (Full Members), les membres affiliés (Affiliate Members) et les membres observateurs (Observer Members). L'appartenance à ces catégories dépend notamment du développement de la pratique nationale, de l'organisation institutionnelle des fédérations et du respect des critères de gouvernance fixés par l'IRL.
Présidée par l'Australien Troy Grant, l'organisation poursuit le développement international du rugby à XIII, particulièrement dans les nations émergentes et les pays du Pacifique. Elle accompagne également la progression du rugby à XIII féminin, du rugby à XIII en fauteuil roulant et du rugby à IX. Son action comprend l'élaboration du calendrier international, la reconnaissance des fédérations nationales et l'organisation des principales compétitions mondiales.
La création d'une instance internationale de rugby à XIII intervient plus d'un demi-siècle après la naissance de cette discipline en 1895. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les relations entre les principales fédérations nationales reposent essentiellement sur des accords bilatéraux, notamment pour l'organisation des tournées internationales et l'harmonisation des règles du jeu.
Une première tentative de création d'un organisme international est envisagée en 1927, lorsque les fédérations de l'hémisphère sud proposent la constitution d'un « Imperial Rugby League Board ». Ce projet ne se concrétise toutefois pas. En 1935, la fédération française reprend l'idée de mettre en place une instance chargée de coordonner la pratique internationale, sans parvenir davantage à obtenir un accord entre les grandes fédérations. Le , à Bordeaux, une réunion rassemblant les représentants des fédérations française, britannique et néo-zélandaise aboutit à la création du « Rugby League International Board » (« RLIB »). Cette initiative est principalement portée par Paul Barrière, alors président de la Fédération française de rugby à XIII, dans le contexte de la tournée de l'équipe de Nouvelle-Zélande en Europe. La réunion se tient à la veille d'une rencontre internationale opposant la France à la Nouvelle-Zélande. L'Australian Rugby League, initialement réticente à la constitution d'un organisme supranational, ne participe pas à cette fondation. Elle rejoint finalement le RLIB en 1949, permettant à la nouvelle organisation de réunir les quatre principales nations du rugby à XIII international de l'époque.

La fédération internationale se donne notamment pour objectifs de faciliter les relations entre les fédérations nationales, d'unifier les règles du jeu et de coordonner l'organisation des rencontres internationales. Elle constitue également un cadre institutionnel favorable à la réalisation d'un projet défendu de longue date par les dirigeants français : la création d'une Coupe du monde de rugby à XIII. Cette ambition se concrétise en 1954 avec l'organisation en France de la première Coupe du monde. Quatre sélections y participent : l'Australie, la France, la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. La Grande-Bretagne remporte cette première édition en battant la France (16-12) en finale au Parc des Princes, à Paris. L'organisation de cette compétition constitue une étape majeure dans l'institutionnalisation du rugby à XIII international, dont les confrontations entre nations reposaient auparavant essentiellement sur des tournées et des rencontres amicales.
Au cours des décennies suivantes, le Rugby League International Board poursuit son activité autour de deux axes principaux : l'organisation des compétitions internationales et l'harmonisation des règles sportives. L'une de ses principales réalisations concerne l'évolution des règles du rugby à XIII, notamment la limitation du nombre de plaquages successifs autorisés à une équipe en possession du ballon. Introduite en 1966 avec une limite de quatre plaquages, cette disposition est modifiée en 1972 pour porter ce nombre à six, une règle devenue caractéristique de la discipline.
La Coupe du monde connaît parallèlement plusieurs éditions, organisées selon des formats variables en fonction du nombre de sélections participantes et des contraintes du calendrier international. Après les tournois de 1954, 1957, 1960, 1968, 1970, 1972 et 1975, la compétition adopte notamment des formats étalés sur plusieurs années. La domination sportive de l'Australie, de la Grande-Bretagne et de la Nouvelle-Zélande demeure importante durant cette période, tandis que la France, pourtant à l'origine de la création de la compétition, peine progressivement à conserver son rang parmi les principales nations.
À partir des années 1980, le rugby à XIII international connaît néanmoins une diversification de ses participants. La création et le développement de fédérations dans les îles du Pacifique permettent notamment aux Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Fidji, aux Tonga et aux Samoa de prendre une place croissante dans les compétitions régionales et internationales. Cette expansion se traduit lors de la Coupe du monde 1995, organisée dans les îles Britanniques à l'occasion du centenaire de la naissance du rugby à XIII. Pour la première fois, dix sélections participent à la compétition, contre cinq lors de l'édition précédente. Un Championnat du monde des nations émergentes est également organisé parallèlement, afin d'offrir aux fédérations en développement une première expérience de compétition internationale.
Dans une analyse publiée à l'issue du tournoi, le journaliste britannique Dave Hadfield, dans The Independent, souligne l'importance de cette diversification géographique. Il considère toutefois que le rugby à XIII a tardé à développer sa présence mondiale et que l'élargissement de la Coupe du monde met en évidence les occasions manquées par ses instances dirigeantes au cours du siècle écoulé.
L'organisation internationale du rugby à XIII est profondément bouleversée au milieu des années 1990 par la guerre de la Super League, conflit opposant en Australie l'Australian Rugby League au projet de compétition concurrente soutenu par le groupe de médias News Corporation, dirigé par Rupert Murdoch. Initialement centré sur l'organisation du championnat professionnel australien et les droits de diffusion télévisuelle, ce conflit s'étend rapidement à la gouvernance internationale. Plusieurs fédérations nationales choisissent de se rapprocher du projet de Super League, remettant en cause l'autorité du Rugby League International Board. En avril 1995, le journaliste Dave Hadfield rapporte dans The Independent que les fédérations française et papouasienne envisagent de rejoindre les fédérations britannique et néo-zélandaise dans le camp de la Super League. Cette perspective menace d'isoler l'Australian Rugby League au sein des instances internationales. Le directeur général de cette dernière, Ken Arthurson, reconnaît alors la difficulté de rivaliser avec les moyens financiers mobilisés par News Corporation. Malgré cette crise, il affirme vouloir maintenir la participation australienne à la Coupe du monde 1995, organisée à l'occasion du centenaire de la discipline.

Une organisation internationale concurrente, le « Super League International Board » (« SLIB »), est mise en place en 1995 sous la présidence du dirigeant britannique Maurice Lindsay. Elle rassemble les fédérations ayant choisi de soutenir le projet de Super League, entraînant une fragmentation de la gouvernance mondiale du rugby à XIII. Cette division affecte les relations entre les fédérations et soulève plusieurs difficultés concernant la reconnaissance des rencontres internationales, la composition des sélections et l'organisation des compétitions. La fin de la guerre de la Super League en Australie ouvre la voie à une réunification institutionnelle en 1998. Les principales fédérations nationales engagent alors des négociations afin de constituer une nouvelle organisation internationale commune. En août 1998, les représentants des grandes nations se réunissent à Sydney pour mettre en place la « Rugby League International Federation » (« RLIF »). La réorganisation s'accompagne d'une lutte d'influence entre Maurice Lindsay, ancien dirigeant du Super League International Board, et les représentants des fédérations nationales traditionnelles.
Dans un article publié le , Dave Hadfield rapporte que les dirigeants australiens, britanniques et néo-zélandais souhaitent restaurer le contrôle de l'organisation internationale par les fédérations nationales, plutôt que de le confier aux responsables des compétitions professionnelles. La nouvelle fédération est finalement constituée sous la présidence de l'Australien John McDonald, tandis que le Britannique Rodney Walker est élu vice-président. Maurice Lindsay échoue à obtenir un siège au sein de la direction. Dans The Independent, Dave Hadfield présente cette décision comme un changement important dans les rapports de force institutionnels, marquant le retour de l'administration internationale entre les mains des fédérations nationales. La nouvelle RLIF remplace le Super League International Board et met fin à la division née du conflit de 1995.
Après sa constitution en 1998, la Rugby League International Federation entreprend de rétablir une organisation commune du rugby à XIII mondial. Elle assure notamment la coordination des compétitions internationales, l'harmonisation des règles sportives et la reconnaissance des fédérations nationales. La Coupe du monde 2000, organisée dans les îles Britanniques et en France, réunit seize sélections, soit le plus grand nombre de participants jamais atteint à cette époque. Cette expansion s'accompagne toutefois d'interrogations sur la compétitivité de certaines nations émergentes et sur la viabilité financière d'un tournoi élargi. Les éditions suivantes adoptent des formats différents. La Coupe du monde 2008, disputée en Australie, revient notamment à dix participants, avant que la compétition ne soit de nouveau élargie à quatorze sélections en 2013 puis en 2017. La fédération internationale accompagne parallèlement la structuration du rugby à XIII en dehors de ses principaux pays historiques. Des organismes régionaux sont progressivement chargés de soutenir le développement de la discipline en Europe, dans la région Asie-Pacifique, sur le continent américain ainsi qu'en Afrique et au Moyen-Orient. La RLIF participe également à la mise en place de nouvelles compétitions internationales, parmi lesquelles le Tournoi des Quatre Nations, destiné à proposer des confrontations régulières entre les principales sélections.
Sa gouvernance connaît plusieurs évolutions. L'Australien John McDonald est notamment remplacé par Colin Love, puis par d'autres dirigeants issus des fédérations nationales. En 2014, le Britannique Nigel Wood accède à la présidence de la RLIF, alors qu'il exerce également des responsabilités importantes dans le rugby à XIII anglais. En janvier 2018, Nigel Wood quitte ses fonctions à la tête de la Rugby Football League pour devenir directeur général de la fédération internationale, succédant à David Collier. Il abandonne alors la présidence de la RLIF. Cette nomination intervient dans un contexte de discussions sur l'avenir des compétitions mondiales et la nécessité de disposer d'un calendrier international plus régulier.
Le , la Rugby League International Federation adopte officiellement le nom d'« International Rugby League » (« IRL »), à la suite d'une décision approuvée par ses fédérations membres. Cette modification s'accompagne d'une refonte de son identité visuelle et de sa communication institutionnelle. Graeme Thompson, alors président de l'organisation, présente cette évolution comme un moyen d'affirmer davantage son rôle international et de moderniser son image auprès des fédérations, des partenaires et des amateurs de rugby à XIII.
Sous sa nouvelle dénomination, l'International Rugby League entreprend de renforcer son organisation et de définir plus précisément les conditions d'adhésion de ses fédérations membres. La fédération cherche notamment à harmoniser les critères institutionnels et sportifs des organisations nationales, à développer les compétitions féminines et à structurer un calendrier international permettant aux différentes sélections de disputer plus régulièrement des rencontres officielles. En 2020, le Néo-Zélandais Greg Barclay prend la présidence de l'organisation. Le , il est remplacé par l'Australien Troy Grant, ancien vice-premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, précédemment nommé administrateur indépendant puis vice-président de l'IRL. Cette nomination intervient après l'élection de Greg Barclay à la présidence de l'International Cricket Council, l'instance mondiale du cricket. Troy Grant hérite alors d'une organisation confrontée aux conséquences de la pandémie de Covid-19, qui perturbe les compétitions et les échanges internationaux. La pandémie entraîne notamment le report de la Coupe du monde 2021 à l'automne 2022. Organisée en Angleterre, cette édition réunit pour la première fois, dans le cadre d'un même événement, les compétitions mondiales masculines, féminines et en fauteuil roulant.
Malgré le succès sportif de plusieurs sélections émergentes, notamment les Samoa, finalistes du tournoi masculin, la gouvernance du rugby à XIII international demeure confrontée à des difficultés récurrentes, particulièrement en matière de financement et d'organisation des compétitions. En mai 2023, la France annonce son retrait de l'organisation de la Coupe du monde initialement prévue en 2025, en raison de l'impossibilité de réunir les garanties financières exigées pour accueillir l'événement. Cette décision constitue un revers important pour l'IRL, qui souhaitait organiser la compétition en dehors des pays anglophones traditionnellement chargés de son accueil. Le journaliste Aaron Bower, dans The Guardian, souligne alors les incertitudes concernant le maintien du tournoi et les difficultés rencontrées pour trouver rapidement une solution de remplacement. Dans une seconde analyse publiée quelques jours plus tard, Aaron Bower estime que cet épisode révèle des fragilités plus profondes de la gouvernance internationale, notamment l'absence de modèle économique suffisamment stable et les difficultés à établir un calendrier cohérent entre les Coupes du monde. Il souligne également la dépendance du rugby à XIII international envers les principales organisations professionnelles australiennes et britanniques. En juin 2023, le journaliste Gavin Willacy revient à son tour dans The Guardian sur les différentes solutions envisagées pour relancer les compétitions internationales. Il évoque notamment la recherche d'un nouvel organisateur de Coupe du monde et les possibilités offertes par une meilleure structuration des compétitions régionales.
En août 2023, lors d'une réunion de son conseil d'administration à Singapour, l'IRL décide de reporter la Coupe du monde à 2026 et d'en modifier le format. Le tournoi masculin est réduit de seize à dix sélections, tandis que les compétitions féminine et en fauteuil roulant sont chacune limitées à huit équipes. Ces décisions s'accompagnent de la présentation d'un nouveau calendrier international jusqu'en 2030, comprenant notamment le développement des championnats régionaux, le retour de certaines tournées internationales et une modification de la périodicité des Coupes du monde. Dans un article consacré à ces annonces, le journaliste Brad Walter souligne que l'IRL entend réorganiser ses principales compétitions afin d'améliorer leur viabilité économique et leur attractivité sportive. La réduction du nombre de participants au tournoi masculin suscite néanmoins des interrogations sur les possibilités de qualification des nations émergentes.
La fédération renforce parallèlement le contrôle de ses membres. Le , les fédérations d'Irlande, d'Italie, du Liban, d'Écosse et de Russie sont rétrogradées du statut de membre à part entière à celui de membre affilié, en raison de leur non-conformité prolongée à plusieurs exigences institutionnelles de l'organisation. Cette décision entraîne notamment l'inéligibilité de l'Irlande, de l'Italie et de l'Écosse aux qualifications pour la Coupe du monde masculine 2026. Le Liban conserve en revanche sa qualification, obtenue lors de l'édition précédente grâce à son accession aux quarts de finale.
Dans un long entretien publié en décembre 2024 dans le magazine britannique Rugby League World, le président de l'IRL Troy Grant revient sur les difficultés de financement et sur les critiques suscitées par la réduction du nombre de participants à la Coupe du monde. Il explique notamment que l'organisation simultanée de trois compétitions mondiales implique des dépenses importantes et que le maintien du format masculin à seize équipes aurait fragilisé la viabilité financière des prochaines éditions. Grant défend également le développement de nouvelles compétitions régionales destinées à offrir davantage de rencontres aux nations émergentes entre deux Coupes du monde. Il reconnaît toutefois les difficultés rencontrées par certaines fédérations européennes, notamment celles d'Irlande, d'Écosse et de France, tout en mettant en avant la progression des sélections du Pacifique et du rugby à XIII féminin. Cet entretien met également en évidence les limites institutionnelles de l'IRL, dont les fédérations membres conservent une importante autonomie. Le président souligne que l'organisation internationale ne dispose pas du pouvoir d'imposer à ses membres ou aux clubs professionnels la participation à l'ensemble des rencontres et compétitions internationales.
En 2025 et 2026, l'International Rugby League poursuit la mise en œuvre de ses réformes institutionnelles et le développement des compétitions internationales. Elle procède notamment à plusieurs modifications du statut de ses fédérations membres, dont l'accession du Ghana au rang de membre à part entière en décembre 2025. L'organisation prépare parallèlement la Coupe du monde 2026, organisée en Australie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans un contexte marqué par l'importance croissante des sélections du Pacifique et par les débats persistants sur la place des nations émergentes dans les grandes compétitions internationales.
L'International Rugby League regroupe les fédérations nationales de rugby à XIII réparties en quatre grandes régions : les Amériques, l'Asie-Pacifique, l'Europe et le Moyen-Orient-Afrique. Les fédérations sont classées en trois catégories selon leur niveau de développement et leur conformité aux critères institutionnels : membres à part entière (« Full Members »), membres affiliés (« Affiliate Members ») et membres observateurs (« Observer Members »).
Le statut des fédérations peut évoluer à la suite des audits annuels de l'organisation. En 2025, le Ghana obtient le statut de membre à part entière. En juin 2026, l'Afrique du Sud est rétrogradée au statut de membre affilié, tandis que le Portugal rejoint l'organisation comme membre observateur. L'Inde est admise à son tour comme membre observateur en septembre 2026.
En octobre 2026, l'International Rugby League compte quatorze fédérations nationales membres à part entière. La date d'affiliation historique doit être distinguée de celle d'obtention du statut de membre à part entière, certaines fédérations ayant rejoint les structures internationales antérieures à la création de la Rugby League International Federation en 1998.
| Pays | Fédération nationale | Première affiliation ou accession au statut de membre à part entière |
|---|---|---|
| Australian Rugby League Commission | 1949 (adhésion historique) | |
| Cook Islands Rugby League | — | |
| Rugby Football League | 1948 (membre fondateur du RLIB, au titre de la Grande-Bretagne) | |
| Fiji National Rugby League | — | |
| Fédération française de rugby à XIII | 1948 (membre fondateur du RLIB) | |
| Rugby League Federation Ghana | 2025 | |
| Jamaica Rugby League Association | 2013 | |
| New Zealand Rugby League | 1948 (membre fondateur du RLIB) | |
| Papua New Guinea Rugby Football League | — | |
| Rugby League Samoa | — | |
| Serbian Rugby League Federation | 2012 | |
| Tonga Rugby League XIII | 2024 (reconnaissance de la nouvelle fédération) | |
| Ukrainian Federation of Rugby League | 2013 | |
| Wales Rugby League | — |
Note : les dates de 1948 et 1949 correspondent à l'adhésion à l'organisme international historique. Les autres années indiquées correspondent à une accession documentée au statut de membre à part entière ou, pour les Tonga, à la reconnaissance de la nouvelle fédération nationale. Un tiret signifie que la date exacte reste à établir.
La liste des fédérations membres correspond à celle publiée dans le rapport annuel 2025 de l'International Rugby League, actualisée après la rétrogradation de l'Afrique du Sud au statut de membre affilié en juin 2026.
L'International Rugby League (« IRL ») constitue l'instance dirigeante du rugby à XIII à l'échelle mondiale. Ses principales missions concernent la réglementation sportive, la reconnaissance des fédérations nationales, l'organisation des compétitions internationales et le développement de la discipline dans les pays où sa pratique est encore peu implantée.
L'IRL est responsable de l'élaboration et de l'harmonisation des règles internationales du rugby à XIII. Depuis la réorganisation de la fédération internationale en 1998, elle exerce cette compétence notamment à travers la publication des règles officielles du jeu et la coordination de leur évolution avec les principales fédérations nationales. Elle assure également l'homologation des test-matchs internationaux et veille à l'application des règles d'éligibilité permettant aux joueurs de représenter les différentes sélections nationales. Ces rencontres contribuent au classement mondial des équipes nationales, publié régulièrement par l'organisation.
L'organisation supervise les principales compétitions internationales entre sélections nationales, en particulier la Coupe du monde masculine, la Coupe du monde féminine et la Coupe du monde en fauteuil roulant. Elle participe également à l'élaboration du calendrier international et à la coordination des compétitions régionales. En revanche, certaines compétitions internationales de clubs, notamment le World Club Challenge, relèvent principalement des relations entre les instances organisatrices des championnats professionnels, en particulier la National Rugby League australienne et la Super League britannique. Cette répartition distingue l'organisation des compétitions entre sélections nationales de celle des championnats et rencontres professionnels de clubs.
L'IRL a également pour mission d'accompagner l'expansion géographique du rugby à XIII. Elle intervient dans la reconnaissance des nouvelles fédérations nationales, la mise en place de programmes de formation et le développement des compétitions dans les pays où cette discipline demeure émergente. Cette politique s'appuie notamment sur les confédérations régionales chargées de coordonner le développement du rugby à XIII en Europe, dans la région Asie-Pacifique, sur le continent américain ainsi qu'en Afrique et au Moyen-Orient. Le développement des pratiques féminines, du rugby à XIII en fauteuil roulant et du rugby à IX figure également parmi les objectifs de l'organisation. Ces formes de pratique permettent notamment de diversifier les compétitions internationales et de favoriser l'implantation du rugby à XIII dans de nouveaux territoires.
Si l'IRL constitue l'autorité internationale du rugby à XIII, ses responsabilités s'exercent dans un environnement institutionnel marqué par l'importance des fédérations nationales et des organisations professionnelles. Cette situation se manifeste notamment dans les relations entre l'IRL et les principales compétitions de clubs. La National Rugby League australienne et la Super League britannique disposent de leurs propres structures de gouvernance, de leurs calendriers et de leurs règlements sportifs. L'organisation des rencontres internationales nécessite par conséquent une coordination entre plusieurs organismes dont les intérêts et les contraintes peuvent différer. Cette répartition des responsabilités constitue l'une des difficultés récurrentes du rugby à XIII international, en particulier lorsqu'il s'agit d'établir un calendrier commun ou de garantir la disponibilité des meilleurs joueurs professionnels. Dans une analyse publiée en mai 2023 dans The Guardian, le journaliste Aaron Bower souligne notamment la dépendance du rugby à XIII international envers les principales organisations professionnelles australiennes. Il estime que l'absence d'une stratégie commune et d'un calendrier durable constitue un obstacle important au développement mondial de la discipline.
La répartition territoriale des responsabilités a également évolué au cours de l'histoire récente de l'organisation. L'European Rugby League, anciennement « Rugby League European Federation », ne limitait historiquement pas son activité au seul continent européen. Elle coordonnait également le développement de la discipline dans plusieurs pays d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique du Nord. Certaines fédérations situées hors d'Europe figuraient ainsi parmi ses membres. Cette organisation résultait notamment de l'absence de confédérations autonomes dans plusieurs régions du monde. En février 2021, la création d'un comité de pilotage pour une future confédération américaine constitue une étape dans la réorganisation de ces compétences. À cette époque, les fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes relèvent de la fédération européenne, tandis que celles d'Amérique du Sud sont rattachées à la confédération Asie-Pacifique.
L'organisation internationale s'appuie désormais sur quatre structures régionales : l'European Rugby League, l'Asia-Pacific Rugby League Confederation, l'Americas Rugby League et la Middle East Africa Rugby League. Cette réorganisation vise à adapter l'encadrement institutionnel à l'expansion géographique de la discipline.
L'une des principales critiques adressées à l'International Rugby League concerne les difficultés rencontrées pour établir un calendrier international régulier et durable. Contrairement aux compétitions nationales de clubs, les rencontres entre sélections demeurent dépendantes des périodes de disponibilité des joueurs professionnels, des accords entre les fédérations nationales et des contraintes économiques liées à l'organisation des tournées et des grandes compétitions. En mai 2023, à la suite du retrait de la France de l'organisation de la Coupe du monde prévue en 2025, le journaliste Aaron Bower estime dans The Guardian que le rugby à XIII international souffre d'une absence persistante de stratégie à long terme. Il souligne notamment les difficultés répétées d'organisation des Coupes du monde et la dépendance économique de ces compétitions envers les garanties publiques et les financements des pays organisateurs.
La décision de reporter la Coupe du monde de 2025 à 2026 et de réduire le nombre de sélections masculines participantes de seize à dix suscite également des interrogations quant aux perspectives offertes aux fédérations des nations émergentes. Dans un entretien publié en décembre 2024 par le magazine Rugby League World, le président de l'IRL, Troy Grant, défend néanmoins cette réforme en invoquant les contraintes financières et la nécessité de garantir la viabilité des prochaines éditions. Il souligne également le rôle que doivent jouer les compétitions régionales afin de permettre aux sélections nationales de disputer davantage de rencontres entre deux Coupes du monde.
Le système de classement mondial établi par la fédération internationale fait également l'objet de critiques ponctuelles. En novembre 2018, le journaliste Scott Woodward s'interroge sur la représentativité du classement international de la RLIF. Il remet notamment en question la comparaison entre des sélections disputant régulièrement des rencontres internationales et d'autres bénéficiant d'un calendrier beaucoup plus limité. Cette critique souligne les difficultés inhérentes à l'établissement d'une hiérarchie sportive mondiale dans une discipline dont les sélections nationales ne disputent pas toutes un nombre comparable de rencontres et ne bénéficient pas des mêmes possibilités d'opposition.