| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activité |
| Parti politique | |
|---|---|
| Conflit | |
| Personne liée |
Nelly Forget (d) (complice) |
Raymonde Peschard dite Taous, née le et tuée le , est la seule Algérienne d'origine européenne qui est reconnue comme « chahida » (martyre) par les autorités algériennes après l'indépendance. Elle est enterrée à Constantine, où une importante artère de la ville porte également son nom.


Raymonde Peschard naît le à Saint-Eugène (aujourd'hui Bologhine) en Algérie, d'un père chef de gare à Constantine. Assistante sociale au sein de la compagnie Électricité et gaz d'Algérie (EGA), elle milite pour le Parti communiste algérien (PCA), à l'UFA et au Comité de lutte contre la répression, ce qui lui vaut d'être expulsée de Constantine le . En 1956, elle rejoint le Front de libération nationale (FLN) et se voit confier quelques missions avant d'être injustement accusée d'avoir remis des bombes à Fernand Iveton. Sous la torture, ce dernier a en effet affirmé que la femme en question était blonde, afin de protéger Jacqueline Guerroudj, qui était brune, et Raymonde Peschard devient de ce fait recherchée par les services de renseignement. En , elle s'engage dans l'Armée de libération nationale (ALN) et se fait connaître sous le nom de Taous (« Le Paon » en arabe), en hommage à sa beauté.
En , le groupe auquel elle est affectée prend la direction de la Tunisie. À l'aube du , le groupe dirigé par Mustapha Laliam se fait encercler par l'armée française non loin de Medjana et Raymonde Peschard est tuée ainsi que dix de ses compagnons d'armes.