En physique, et plus particulièrement en thermodynamique, la relation de Reech lie, pour un corps quelconque, le rapport de ses capacités thermiques au rapport de ses coefficients de compressibilité.
Elle porte le nom de Frédéric Reech, mathématicien et physicien français qui l'établit au XIXe siècle.
La relation de Reech s'écrit :
| Relation de Reech : |
avec :
Par définition :
avec :
On a donc :
En considérant les relations :
on a :
On obtient donc la relation de Reech :
Par définition des coefficients calorimétriques :
Pour une transformation isotherme () :
d'où :
Pour une transformation isentrope () :
d'où :
Ainsi :
Dans un diagramme où le volume est porté en abscisse et la pression en ordonnée (diagramme de Clapeyron ou diagramme , voir figure ci-contre), on peut, entre autres, tracer pour un corps quelconque deux familles de courbes de l'évolution de en fonction de :
En un point de coordonnées quelconque, on a :
Ainsi :
Graphiquement, on peut donc déterminer pour un couple quelconque à partir des courbes isotherme et isentrope passant par ce point dans un diagramme de Clapeyron, :
La pente d'une isentrope en un point donné étant supérieure à celle de l'isotherme passant par le même point , soit . Ceci est également prouvé par la relation de Mayer.
Expérimentalement, l'expérience de Clément-Desormes exploite la relation de Reech pour déterminer .
Soit la vitesse du son dans un milieu fluide (gaz ou liquide) homogène de masse volumique , on a la relation :
avec l'entropie. Pour une masse de milieu de volume :
avec, par définition :
On a donc, avec la relation de Reech :
Si l'on connait la vitesse du son dans le milieu, si l'on connait le coefficient de compressibilité isotherme et la masse volumique du milieu (qui peuvent tous deux être déterminés expérimentalement ou à partir d'une équation d'état), alors on peut calculer le coefficient de Laplace :