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Remedium, de son vrai nom Christophe Tardieux, né en 1981, originaire de Seine-Saint-Denis, est un auteur de bande dessinée français.
Remedium est professeur des écoles en Seine-Saint-Denis depuis 2005.
En , Remedium lance Titi Gnangnan, une bande dessinée publiée sous forme de daily strip sur Tumblr. Le personnage principal, maire nouvellement élu de la commune fictive d'Alba-Villa, est inspiré par le maire LR du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen. En , Meignen menace de porter plainte pour diffamation contre le dessinateur en plaidant que « la caricature ne peut être la forme déguisée de l'insulte et de la diffamation. » En , le dessinateur, qui, en tant qu'enseignant, est logé dans un logement conventionné de la commune, reçoit un courrier de la mairie exigeant son départ au .
Par un jugement d', le tribunal administratif de Montreuil annule la décision du maire Thierry Meignen de ne pas renouveler son bail, mettant en avant un « détournement de pouvoir » de l'édile et condamne la municipalité à verser 1 000 euros au dessinateur, au titre des frais d'avocats.
Cas d'école - Histoires d'enseignants ordinaires est une bande dessinée de Remedium parue le , dont plusieurs épisodes ont été prépubliés sur Mediapart. En , au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty et d'un discours sur la liberté d'expression, Jean-Michel Blanquer menace par le biais de ses avocats le site d'un procès s'il ne retire pas un épisode qui retrace son parcours personnel.
L'auteur accepte à la demande d'Edwy Plenel de caviarder l'une des cases de l'épisode paru sur le site afin d'éviter à Mediapart la charge d'un procès. Ce caviardage ne s'applique toutefois pas au livre, dont les dessins et le texte restent inchangés.
Agnès Tricoire, avocate à l'origine de l'Observatoire de la liberté de création de la Ligue française des droits de l'Homme, estime que la pression exercée par Jean-Michel Blanquer va à l'encontre du droit, notant que « la question principale ici est celle de l'intérêt général et du droit du public à être informé, droit essentiel dans une société démocratique. Or il a déjà été jugé que ce droit peut porter sur des aspects de la vie privée de personnalités politiques lorsqu'ils viennent éclairer son action politique ». Elle ajoute que « la bande dessinée n'a pas seulement un but de divertissement, elle contribue à la variété de l'information disponible au public ».
En janvier 2025, il recueille le témoignage de Caroline Grandjean-Paccoud et raconte ensuite sa souffrance face à ce qu'elle décrit comme un manque de soutien de sa hiérarchie dans plusieurs planches de sa série Cas d'École,,. Il témoigne que l'enseignante était confiante au début de l'enquête visant à trouver qui la harcèle, mais qu'elle a peu à peu perdu confiance face à l'absence de soutien de la part de sa hiérarchie et du village de Moussages. D'après Remedium, l'éducation nationale a déposé une plainte en diffamation publique contre la publication des planches de bande dessinée sur des réseaux sociaux, ce qui a beaucoup affecté Caroline Grandjean-Paccoud,. En effet, elle « a été entendue par la gendarmerie, a dû s’expliquer sur chacune des cases de la planche ».
La mort de Caroline Grandjean-Paccoud est annoncée par Remedium sur ses réseaux sociaux le . Ses proches estiment que « Caroline a été tuée par l’Éducation nationale ». Remedium témoigne à L'Express et à France Inter que Caroline a été questionnée par sa hiérarchie pour savoir si « elle n’avait vraiment rien à se reprocher pour qu’un corbeau s’en prenne ainsi à elle »,. Il rappelle également que cette même hiérarchie a proposé sa mutation dans un autre établissement scolaire, une proposition mal vécue par Caroline, qui estime que ce n'est pas à la victime d'un harcèlement d'être éloignée du lieu de son harcèlement,. Enfin, Remedium témoigne que l'inspectrice qui lui a adressé des reproches « a été promue et nommée assistante de la directrice académique ». Le maire de la commune de Moussages est également mis en cause par Remedium, qui témoigne que Caroline « avait le sentiment que son affaire gênait, et que la municipalité communiquait sur le fait que ça donnait une mauvaise image du village, donc elle se sentait vraiment très seule ».