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Renée Scantamburlo |
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Renata Scant, née Scantamburlo Renée, est une auteure dramatique, metteuse en scène et actrice française.
Elle nait en France sur les routes de l’exode de , le , à Saulieu (Côte d’or). Elle est la sixième d’une famille de neuf enfants (le quatrième étant l'auteur dramatique, acteur et metteur en scène Jean-Claude Scant). Ses parents sont des Italiens immigrés en France dans les années 1930 et naturalisés français. La famille habite Stains (Seine Saint Denis). Pour échapper aux bombardements en 1943, les enfants sont envoyés comme réfugiés à Saint Cyprien en Dordogne et dispersés dans différentes familles d’accueil, jusqu’à ce que leur mère d’abord, puis leur père puisse les rejoindre et les regrouper aux Granges dans une petite maison d’une seule pièce. Ils y restent jusqu’à la fin de la guerre puis retournent à Stains. La famille reviendra en Dordogne à partir de 1947 et Renata, qui se prénomme encore Renée, fera ses années d’école primaire puis de collège à Belvès, puis ses études secondaires aux Lycée de filles de Périgueux où elle obtient son baccalauréat.
Elle se marie en avec Claude Labussière et le couple est envoyé comme instituteurs dans un département déficitaire, la Beauce. Son mari part faire son service militaire en puis est envoyé en 1961 comme appelé en Algérie et y restera jusqu’à la fin de cette guerre
Pendant cette période est née leur fille Françoise Labussière ().
Après ces première expériences en tant que comédienne, elle s'installe à Grenoble en 1971 pour rejoindre Fernand Garnier avec qui elle collaborera jusqu’en 1995, et qui sera le père de son fils Romano Garnier ().
C’est en 1971 à Grenoble qu'elle crée sa première compagnie, le "Théâtre Action" et réalise ses premiers spectacles à la fois comme auteure et metteuse en scène avec la volonté d’inventer un répertoire et une démarche à la rencontre du « non public ».
Pour cela, elle va privilégier l’action artistique et culturelle dans les milieux les plus divers, autour du théâtre, de la poésie et des problématiques sociétales, attentive aux cultures multiples présentes dans la cité.
Elle dirigera le Théâtre Action,, de 1971 à 1983. La compagnie Théâtre Action,, fonctionnera sous la forme de troupe permanente de 1972 à 1983.
Puis elle partagera cette direction avec Fernand Garnier de 1984 à 1995 ; le Théâtre Action étant devenu « Théâtre Action- Créarc ».
En 1983/84, dans un moment de doute sur ce que devient le théâtre après le recul des grands mouvements sociaux post 68, elle part quelque temps à l’étranger auprès, entre autres, de l’Odin Théâtre d’Eugénio Barba au Danemark. Au cours de ce parcours, elle croise la Compagnie du Hasard animée par Nicolas Peskine et avec lui imagine un festival itinérant. Une escale est organisée à Grenoble en 1984 qui donnera naissance au Festival de Théâtre Européen de Grenoble. Celui-ci durera vingt ans jusqu’en 2004 (cf Le Festival de théâtre Européen – de l’Atlantique à l’Oural)
Chaque édition de la manifestation théâtrale était complétée par des rencontres, séminaires et universités sur les mutations sociétales de l’Europe vues à travers le prisme du théâtre.
À la suite d’une scission avec le Théâtre Action- Crearc, elle crée la compagnie Renata Scant qui poursuit à Grenoble le projet du Théâtre Action, de 1995 à 2004. Avec en particulier un investissement de six années dans le quartier du Village Olympique de Grenoble. cf les livres Dialogue avec un quartier » et » Paysages humains »
A partir de 2000, étant en conflit avec la Municipalité de Grenoble (Municipalité Michel Destot), elle crée en parallèle une nouvelle association en Charente intitulée Théâtre en Action. Elle investit une ancienne ferme et la transforme en espace artistique avec un théâtre de poche de 50 places. Et depuis 2004 c’est là qu’elle poursuit son trajet théâtral qui comporte des créations, des résidences, des stages de création théâtrale, une manifestation festive estivale le Festiferme qui se consacrera pendant 5 ans à faire découvrir « Des Utopies réalistes ».
Elle a écrit, mis en scène et joué dans presque tous les spectacles créés par sa compagnie, s’échappant quelques fois pour jouer sous la direction d’autres metteurs en scène tels que Guy Jacquet, Pierre Martin, Christian Ion, Didier Perrier, Claude Bernhardt. Quelques exemples :
Les multiples facettes de son métier, son engagement théâtral l’avaient fait reconnaître comme faisant partie des "100 personnes qui font bouger Grenoble" (l’Express, ) et des 50 femmes essentielles de l’Isère (L’Essentiel, ).
Elle s’est engagée à différentes reprises pour défendre sa conception du métier et la nécessité de plus de démocratie culturelle, par divers articles dans Politis ou ATAC.
Elle sera quelque temps vice-présidente d’ATAC « Association technique d’Action Culturelle » (période de la Présidence José Valverde)
Elle participera au mouvement « Pour une Alternative Culturelle » initié par Jean Hurstel et à la création du mouvement du Théâtre-Action qui se développera en Belgique avec Paul Biot et au Québec.
Elle initiera la création de l’association RECIT (Réseau Européen de Compagnies Indépendantes) en 1992 avec Dominique Houdart, Alain Léonard, Claude Bernhardt. RECIT aura son journal et organisera des séminaires dont « Histoire et avenir d’un idéal » en collaboration avec Politis à Avignon en 1996.
Elle participe aux premiers regroupements de compagnies intitulé FEDERCIES en 1997. Celui-ci servira de base à la création du Syndicat des compagnies indépendantes SYNAVI.
Elle collabore à l’initiative d’un réseau informel d’échanges entre compagnies françaises « RECIF » en 2012.
Tous les textes cités ci-dessous ont fait l’objet de représentations publiques