Richard Seiler

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Richard Seiler
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Richard Seiler, né le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un journaliste et historien français.

Biographie

Richard Seiler est le fils de Francis Seiler, violoniste et chef d'orchestre, et de Germaine Seiler, pianiste, productrice d'émissions artistiques à Radio Strasbourg. Au cours de la Seconde Guerre mondiale à Strasbourg, son père est le chef d’un groupe de passeurs, au sein d’une filière d’évasion, appartenant à la Résistance locale. Dès 1945, ce dernier reconstitue l’orchestre radio symphonique de Strasbourg. Richard Seiler est le cousin de l’acteur et metteur en scène Jacques Seiler.

Il fait ses études secondaires à Strasbourg au collège épiscopal Saint-Étienne, au lycée Louis-Pasteur et au lycée Kléber où il obtient son bac philo.

Boursier de l’American Field Service (AFS), il étudie une année à la Noble and Greenough School à Dedham, près de Boston.

Son sursis étudiant n’étant pas renouvelé pour cause de guerre d'Algérie (1954-1962), il est incorporé en au 18e régiment d’instruction des transmissions à Épinal. Il y est à l’occasion des fêtes de fin d’année l’un des organisateurs et acteurs d'un spectacle « théâtre aux armées ». Breveté opérateur radio en , il ne va finalement pas en Algérie du fait de la signature trois mois plus tôt, le , des accords d'Évian qui mettent fin à la guerre. Son service militaire se termine en .

Il poursuit ses études à la faculté des lettres de l’université des sciences humaines de Strasbourg tout en entrant en même temps au Bureau régional d'information (BRI) de la station ORTF Alsace. Ne pouvant cumuler sérieusement une activité de journaliste avec des études universitaires poussées, il décide de donner la priorité à son métier et de repousser ses études à plus tard. Il les reprend effectivement à partir des années 1980.

Sur le plan professionnel, sept périodes, très différentes les unes des autres, marquent son cursus :

Pendant cette première période (1963-1967), il est chargé de couvrir les sessions des institutions européennes implantées à Strasbourg, celles du Parlement européen et du Conseil de l'Europe. Il y est à ce titre le correspondant de l’ORTF Alsace, du service diplomatique de France Culture, de la RTB en 1964 et 1965, et du service d’information en langue française de la radio allemande Deutsche Welle diffusant sur ondes courtes à destination des pays de l’Afrique francophone. En 1966, Richard Seiler est détaché pendant six mois à Berlin-Ouest auprès de la station de radio du Sender Freies Berlin.

Pendant la seconde période (1967-1974), Richard Seiler devient un très proche collaborateur d'André Bord, ministre gaulliste (1966-1978) et président du conseil général du Bas-Rhin (1967-1979). Sa fonction est surtout celle d’un journaliste. Il rédige tout au long de ces années de nombreux articles dans Le Courrier de Strasbourg (1965-1971), et Le Carrefour de l'Est (1971-1974), deux publications mensuelles qui prennent toutes les deux successivement le même second titre, Le Magazine de la France rhénane dont le directeur politique est André Bord. Il collabore également au journal quotidien du mouvement gaulliste, tiré à Paris, La Nation. Richard Seiler adhère au début des années 1970 au Front du Progrès fondé et animé par le gaulliste de gauche Jacques Dauer, ainsi qu’au Front travailliste et au Comité d’action pour le rassemblement de la gauche gaulliste sous l’égide de l’ancien ministre du Travail du général de Gaulle et résistant, Gilbert Grandval. Il fait partie beaucoup plus tard, dans les années 1990, du club Témoin présidé successivement par Jacques Delors et François Hollande.

Au cours de ses quatrième et cinquième périodes professionnelles (1982-1993) il reprend ses études. Après avoir longuement hésité entre la philosophie, la littérature française et l’histoire, c’est finalement cette dernière discipline qu’il choisit.

Alors qu'il retourne en 1982 dans la fonction publique territoriale, il ouvre de 1983 à 1994 à la faculté des sciences historiques de l'université Marc-Bloch (Strasbourg-2) une longue période d’études qui le mène sur le vaste chantier de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il fait partie dans ce contexte du Centre de recherches sur les pays d'Europe centrale et sud-orientale (CRECSO).

Il s’investit dans l’écriture d’ouvrages historiques et collabore, depuis 1996, à des revues spécialisées : 39-45 Magazine (éditions Heimdal) et Batailles (Ysec Médias) pour la Seconde Guerre mondiale et la revue Tranchées (Ysec Médias) pour la Première Guerre mondiale.

Publications

Travaux universitaires

Ouvrages

Préface

Articles historiques

Revue 39-45 Magazine
Revue Batailles
Revue Tranchées
Revue Saisons d’Alsace
Autres

Documentaires TV

Distinctions

Notes et références

  1. ↑ Attestation rédigée dans ce sens à Périgueux le 25 septembre 1945 par Jacques Mathony, dit Marat, inspecteur de police à la circonscription de Périgueux, fondateur du groupe des gardiens de la paix urbains et résistants de Périgueux, ex-agent du SR [Service de renseignements] des MUR [Mouvements unis de la Résistance], membre du NAP [noyautage des administrations publiques] police urbaine, ex-sergent du camp « Ancel » de Dordogne.
  2. ↑ Bernard Vogler, L'Après-guerre à Strasbourg, Illkirch, Le Verger éditeur, 2002 (ISBN 2-84574-027-1), p. 152. et documents officiels Francis Seiler.
  3. ↑ Georges Traband, 1963-1974, Les Pionniers du journal télévisé en Alsace, Jérôme Do Bentzinger éditeur, 2014, (ISBN 9782849604397) pp. 22, 26, 35, 39, 45-46, 50, 52, 54, 245-246, 252.
  4. ↑ Fédération alimentaire des détaillants d'Alsace (FADAL) regroupant à l'échelon régional une dizaine de syndicats des métiers de la bouche (boulangerie, pâtisserie, boucherie, épicerie, restauration).
  5. ↑ « Strasbourg / Un livre de Richard Seiler. “Je reste en Alsace : témoignage politique et personnel », Les Dernières Nouvelles d’Alsace 5 juin 2007.
  6. ↑ Arrêté de la Ministre de la Culture et de la Communication du 17 juillet 2015.
  7. ↑ En tant que grand témoin du Concours national de la résistance et de la déportation, le 28 mai 2003 à Angers.

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