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Amélie Marguerite Badel |
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Rigolboche, de son vrai nom Amélie Marguerite Badel, surnommée « la Huguenote » (Nancy, - Bobigny, ) est une danseuse française excentrique, qui fit la gloire du cancan sous le Second Empire.
Son surnom Rigolboche est un terme d'argot formé du mot rigolo et du suffixe -boche, désignant un plaisantin, une personne très drôle.
Amélie Marguerite Badel naît à Nancy le . Elle vit dans cette ville puis à 16 ans, sous le nom de dite « la reine du Casino dite la Huguenote » se produit à Paris au Casino-Cadet. Là, tandis qu'elle est inscrite au registre des prostituées comme d'autres danseuses, elle rencontre des hommes riches qui « l'installent dans ses meubles ».

Puis, sous le surnom de Rigolboche, elle danse au Bal Mabille avec Céleste Mogador quand Léon Sari l'engage aux Délassements-Comiques. Elle y débute en 1858 dans Folichons et Folichonnettes d'Arthur et Paul Delavigne, neveux de Casimir Delavigne. Cette pièce à succès part à deux reprises en tournée européenne et lance sa notoriété. Rigolboche attire ainsi l'attention du journaliste Henry de Pène dit Mané qui s'occupe de sa publicité.
Les chercheurs ont trouvé peu d'informations sur sa vie lorsque sa célébrité a décliné. Elle a pris du poids et disparaît peu à peu de la scène. Avec ses gains, elle ouvre une pension de famille à Monte-Carlo. Elle meurt le à Bobigny.

Les Mémoires de Rigolboche, écrites par deux auteurs masculins, paraissent en 1860 alors qu'elle a 18 ans et qu'elle est célèbre. Les autobiographies des danseuses de cancan sont à la mode à cette époque. C'est la deuxième à être publiée, après celle de Céleste Mogador. Six éditions sont publiées cette même année, portées par les anecdotes sur la vie amoureuse de la danseuse.
Christian-Jaque s'inspire de sa vie pour son film Rigolboche tourné en 1936 avec Mistinguett dans le rôle titre.
En 1861, une nouvelle variété de fuchsia est baptisée Rigolboche.