| Président Académie d'éducation et d'études sociales |
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Marie Joseph François Robert Garric |
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Robert Garric, né le 6 juillet 1896 à Aurillac (département du Cantal), mort le à Paris (14e arrondissement), est un homme de lettres français. Il était selon Jean Guitton un « chevalier errant du secours national, de l’espérance sociale ».

Marie Joseph François Robert Garric est issu d'une famille d'origine auvergnate.
En 1914, après des études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Condorcet à Paris (9e arrondissement), Robert Garric est reçu à l'École normale supérieure. En 1919, il est reçu, le troisième, à la session d'octobre de l'agrégation de lettres.
Durant la Grande Guerre, il est brièvement mobilisé au sein du 32e régiment d'artillerie.
Il est nommé en 1928 assistant de philosophie à la Sorbonne. Par ses lectures, ses maîtres et son expérience de la guerre, il est un catholique social. Il fut le fondateur des « Équipes sociales » en 1920, qui visaient à constituer une élite sociale et à apporter la bonne parole sur la confraternité née des tranchées aux ouvriers, dans la tradition des patronages. Myriem Foncin adhéra très tôt aux « Équipes sociales » dont elle fonda en 1923 la branche féminine.Louis Leprince-Ringuet et Pierre Baranger font partie de ses disciples.En 1924, Garric dirige la Revue des jeunes ; il fait alors partie du milieu catholique réformiste, avec des hommes comme Georges Lamirand, Hyacinthe Dubreuil, Jean Lazard, Paul Claudel, le R.P Sertillanges, Daniel Halévy. Puis il fut chargé fin 1939 par Raoul Dautry du service d'assistantes sociales du ministère de l'Armement. Nommé directeur du Secours national durant l'Occupation, il devint responsable de la Cité internationale universitaire de Paris et président du conseil d'administration de l'École des Roches, de 1956 à son décès.
Robert Garric succède à Joseph Zamanski à la présidence de l'Académie d'éducation et d'études sociales (AES).
Il fut le professeur de littérature de Simone de Beauvoir, de Michèle Leleu à l’Institut Sainte-Marie de Neuilly :
« Garric parut ; j'oubliai tout le reste et moi-même ; l'autorité de sa voix me subjugua. À vingt ans, nous expliqua-t-il, il avait découvert dans les tranchées les joies d'une camaraderie qui supprimait les barrières sociales. […] Nier toutes les limites et toutes les séparations, sortir de ma classe, sortir de ma peau : ce mot d’ordre m’électrisa. […] Il faut que ma vie serve ! Il faut que dans ma vie tout serve ! »
— Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, Gallimard, 1979, p. 173
« Qui n'a pas eu Robert Garric pour professeur ne sait ce qu'il a perdu ; au vrai, il ne peut même pas l'imaginer. J'ai eu ce privilège, trop peu de temps à mon gré, mais assez pour en garder un souvenir émerveillé. Et des générations d'étudiantes formées par lui à l’École normale de Neuilly, fondée par Mme Daniélou au début de ce siècle, rendent le même témoignage. »
— Michèle Leleu, Un maître fraternel, [lire en ligne]
Il possédait une maison à Saint-Simon (Cantal), où il résidait.