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Roberte Maria González |
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Roberta González (née dans le 14e arrondissement de Paris le et morte à Chauconin-Neufmontiers le ) est une artiste peintre et sculptrice française.



Roberta González est la fille unique du sculpteur Julio González (1876-1942) et donc la nièce du frère aîné de celui-ci, le peintre et sculpteur Joan González Pellicer (1868-1908)
Elle développe très tôt un talent artistique que son père encourage en lui disant : « tu seras peintre et tu réaliseras en tant que peintre ce que ni ton oncle, ni moi-même, ne sommes parvenus à exprimer en peinture »[réf. nécessaire]. Catherine Valogne conformera : « la nervosité qui accompagne la création paternelle marqua au plus profond Roberta González. Elle a hérité de l'inquiétude du sculpteur, de sa sensibilité frémissante. Sa fille par le sang, elle l'est encore par l'esprit, malgré les affinités qu'elle se découvre avec l'oncle Joan ».
Après un séjour de cinq ans en sanatorium à Berck-sur-Mer (1919-1924), c'est en 1927 qu'elle suit les cours libres de l'Académie Colarossi à Paris en même temps qu'elle fréquente les musées parisiens. Ses œuvres sont proches de celles de son père. Elle représente des maternités et des paysans, œuvres empreintes d'une grande mélancolie marquées par la guerre civile espagnole. En 1939, elle expose pour la première fois en compagnie de Hans Hartung qui doit faire face à de grandes difficultés matérielles, la maladie de sa femme, leur divorce, le retrait de son passeport par l'ambassade d'Allemagne, Hartung bénéficie de l'hospitalité d'Henri Goetz et travaille dans l'atelier du père de Roberta González, puis il s'inscrit sur la liste des volontaires contre l'hitlérisme en cas de guerre. Roberta González et Hans Hartung se marient la même année le .
La Seconde Guerre mondiale éclatant, la famille fuit dans le Lot. Roberta González ne sera pas auprès de son père lorsque celui-ci meurt en à Paris. Hartung est obligé de quitter le Lot en 1943 pour éviter la police nazie. Le couple se retrouvera après la guerre, Hartung ayant subi une amputation de la jambe droite à la suite d'une blessure de guerre.
Rentrée à Paris après la Libération, elle produit une série de portraits de femmes mélancoliques, « des œuvres qui renvoient à la guerre », observe Amanda Hérold-Marme à travers « plusieurs tableaux montrant des femmes apeurées ou implorantes, aux corps fragmentés et aux mains levées, comme La Supplication (1945-1946) qui se situe dans la ligne droite des Montserrat effrayées de son père défunt ». Très marquée donc par les années de conflit et la disparition de son père, elle continue sa carrière en exposant en France et à l'étranger.
En 1952, Hans Hartung revoit pour la première fois Anna-Eva Bergman depuis leur divorce et ils renouent une relation, ce qui provoque les divorces de chacun avec son époux respectif en 1956. La même année, Roberta González connaît quelques ennuis de santé. Découvrant en fin de la décennie 1950 la région de Bormes-les-Mimosas, elle établit alors elle-même les plans cubistes de sa résidence-atelier « d'où elle domine Le Lavandou et les îles du Levant et où elle veut que le paysage soit omniprésent ».
En , quatorze jours après qu'elle a disparu, Roberta González est retrouvée morte dans un champ de blé à Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne) : « la vie s'achève dans la solitude d'un champ de blé comme pourrait s'achever un roman de Marguerite Duras » écrira Marie Zawista ; « sujette à des amnésies, Roberta González avait disparu de la maison de campagne où elle séjournait et aurait succombé à une insolation » lit-on dans le quotidien Le Monde,,.
