| Roberto Succo | |
| Tueur en série | |
|---|---|
| Information | |
| Nom de naissance | Roberto Succo |
| Naissance | Mestre (Italie) |
| Décès | (à 26 ans) Vicence (Italie) |
| Cause du décès | Asphyxie avec un sac plastique et une cartouche de butane |
| Nationalité | |
| Surnom | Le tueur de la pleine lune, Succo le fou, L'homme au treillis. |
| Condamnation | |
| Sentence | S'est suicidé avant son procès |
| Actions criminelles | Meurtres |
| Victimes | au moins 7 |
| Période | - |
| Pays | Italie, France, Suisse |
| Régions | Vénétie, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Vaud, Berne, |
| Ville | Mestre, Tresserve, Menthon-Saint-Bernard, La Seyne-sur-Mer, Toulon |
| Arrestation | |
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Roberto Succo, né le à Mestre (Italie) et mort le à Vicence (Italie), est un tueur en série italien qui a sévi en France et en Suisse d'avril 1981 à février 1988.
Élève très sportif, il est couvé par une mère autoritaire qui l'adore et le surprotège au point de ne rien lui laisser faire, le portant aux nues, tandis qu'il convoite l'Alfa Roméo de son père policier souvent absent. À 19 ans, le au cours d'une dispute au sujet de cours séchés, il menace de se suicider en mettant un couteau sur sa poitrine pour finalement tuer sa mère puis son père rentré de son commissariat peu après. Il s'enfuit au volant de l'Alfa Roméo paternelle mais est arrêté quelques jours plus tard dans le Frioul, à la frontière yougoslave. Déclaré schizophrène par les psychiatres (expression du Code pénal italien : « incapable d'entendre et de vouloir »), il ne peut être jugé pour ce crime et est interné en hôpital psychiatrique de Reggio Emilia pour une durée de 10 ans.
Le , interné depuis cinq ans, il s'échappe au cours de son régime de semi-liberté (dormant la nuit dans l'hôpital psychiatrique, il suit le jour des cours de géologie à l'Université de Parme) et se rend en France, où il commet vols, cambriolages, enlèvements, viols et meurtres. Ainsi le , près de Chambéry, il tue le policier André Castillo d'une balle de 22 long rifle. Le , il abat le policier Michel Morandin et blesse grièvement son collègue Claude Aiazzi. Il est alors considéré comme ennemi public en France, en Suisse et en Italie. Ses crimes ne prennent fin qu'avec son arrestation à Mestre dans la région de Venise le , appréhendé par les Carabiniers grâce aux parents de sa petite amie Francesca, une jeune lycéenne, qui l'identifient à la suite de la diffusion de son portrait-robot par la RAI. Le 1er mars de la même année, il tente de s'échapper par les toits de la prison et les câbles électriques, mais il tombe et se blesse (3 côtes cassées et une luxation de l'épaule).
Le , alors que l'Italie refuse de l'extrader vers la France, il est à nouveau déclaré irresponsable par les psychiatres, diagnostiqué comme « schizophrène paranoïde » et héboïdophrène. Il doit donc retourner à l’asile psychiatrique. Le , il se suicide dans sa cellule dans la prison de Vicence, avec une recharge de gaz (cartouche de gaz butane qu'il utilisait pour son petit réchaud) qu'il ouvre dans un sac plastique, avec lequel il a recouvert sa tête. Il échappe ainsi à ses procès, en Italie, en France et en Suisse. Dans l'une de ses dernières lettres écrites en prison, il termine par ces mots : « quand ils vous diront que je suis mort, n'ayez pas trop de chagrin, je serai en train d'écouter le chant des oiseaux ».