Rodrigue Petitot (né dans le Val-d'Oise, en Île-de-France, en 1981 ou 1982) est un militant français et l'une des principales figures du mouvement contre la vie chère en Martinique. Il est notamment président du collectif citoyen Rassemblement pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro-Caribéens (RPPRAC), qui est à la tête des manifestations qui ont débuté le aux Antilles françaises.
Quatrième des cinq enfants de Sarah Severina Petitot,, Rodrigue Petitot naît au Val-d'Oise en 1981 ou 1982 et grandit entre la France continentale et la Martinique, d'où ses parents sont originaires. Officiellement domicilié à Colmar, il vit aujourd'hui entre l'Alsace et la Martinique. Officiellement domicilié à Colmar, Rodrigue Petitot est père de trois enfants.
Il exerce un temps la profession de grutier. Au moment des manifestations de l'automne 2024 contre la vie chère en Martinique, il est sans emploi après un premier séjour en prison (quatre ans purgés à la suite d'un trafic de cocaïne). C'est en prison, qu'il est surnommé « Le R » par des codétenus, en référence à la première lettre de son prénom.
Sans passé militant, mais marqué par la crise de 2009, il se fait connaître sur les réseaux sociaux en 2022, puis en 2024 auprès du grand public. Il a notamment plus de 80 000 abonnés sur TikTok en .
En , il co-fonde le collectif citoyen Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC) qui se positionne notamment contre la vie chère en Martinique. Il est mis en avant lors du début des manifestations contre la vie chère en 2024,.
Le , il annonce la fondation d’un parti politique, baptisé « Pour le Peuple (PLP) », qui prône l'autonomie de la Martinique et dont il devient le président,,.
En 2016, il est condamné pour trafic de stupéfiants, à dix ans de réclusion. Il reste incarcéré cinq ans, avant un aménagement de peine.
Interpellé le pour s'être introduit le sur la propriété du préfet de Martinique, il est placé en garde à vue pour les chefs d'accusation suivants : intrusion préfectorale, violation de domicile de préfet et menaces d'intimidation. Le , il ressort libre mais sous contrôle judiciaire renforcé en attendant une nouvelle audience qui aura lieu le .
Le , il est condamné à dix mois de prison ferme aménageable pour intimidation d'élus politiques et interjette appel le lendemain. Le , il est écroué et placé en détention provisoire après une audience à la cour d'appel de Fort-de-France : il doit rester en prison jusqu'à la tenue de son procès,. Sa nouvelle incarcération déclenche de nouvelles émeutes.
À sa sortie du centre pénitentiaire de Ducos le , Rodrigue Petitot est détenu à son domicile du Lamentin sous surveillance électronique. Le , il est finalement condamné à un an de prison avec sursis et 500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Fort-de-France pour menaces et actes d'intimidation envers l'homme politique Jean-Christophe Bouvier, préfet de la Martinique. Les 27 et , il est entendu par la cour d'appel de Fort-de-France. Au cours de l'audience, ses avocats plaident la relaxe et l'avocate générale requiert contre lui une peine de dix mois ferme et trois ans d’inéligibilité. Il est libéré en raison du report de son jugement en appel le .
Prévu initialement le , le délibéré de la cour d'appel de Fort-de-France est repoussé au ,,, date à laquelle la peine de Rodrigue Petitot est ramenée à six mois. Le , il est condamné en appel à un an de détention à domicile sous bracelet électronique,. Libéré définitivement car ayant déjà purgé sa peine, il annonce se pourvoir en cassation.
Le , il est jugé pour « outrage à magistrat » par le tribunal judiciaire de Fort-de-France. Il est accusé d'avoir proféré des menaces contre une substitute du procureur de la République le , lors d'une garde à vue. Ses avocats demandent le dépaysement du dossier. À l'issue de l'audience, le procès est renvoyé au .
Certaines voix et sites[Qui ?] émettent des soupçons sur son soutien au régime politique de l'Azerbaïdjan. Il apparaît en effet dans « La Martinique : une île aux fleurs dans l'esclavage français », un documentaire azéri en langue russe réalisé en par la chaîne de télévision CBC,.