| Président Association française de science économique (d) | |
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Rodolphe Dos Santos Ferreira (d) Jean-Paul Pollin (d) | |
| Professeur Collège de France | |
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Roger Sylvain Maxime Auguste Guesnerie |
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Roger Guesnerie, né le à Sainte-Gemmes-le-Robert (Mayenne) et mort le à Paris,, est un universitaire et économiste français.
Chercheur au CNRS, directeur d'études à l'EHESS, il est titulaire de la chaire « Théorie économique et organisation sociale » au Collège de France de 2000 à 2013.
Il étudie en classes préparatoires scientifiques et intègre l'École polytechnique. Il poursuit ses études au sein de l'École nationale des ponts et chaussées. Il valide son doctorat en économie à l'université de Toulouse en 1982.
Il commence sa carrière en tant que chargé de recherche au Centre pour la recherche économique et ses applications (CERMAP). Élu à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il participe en 1981 à la création du DEA « Analyse et politique économique », qu’il dirige avec rigueur jusqu’en 1991.
Il joue un rôle essentiel dans le développement en France de la recherche en économie mathématique et dans l'insertion de la recherche française au niveau international. De 1991 à 2000 il dirige le DELTA (Département et Laboratoire d'économie théorique et appliquée, unité de recherche commune à l'École des hautes études en sciences sociales, l'École normale supérieure, l'École nationale des ponts et chaussées et au Centre national de la recherche scientifique, auxquels se joint par la suite l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) dont il est le cofondateur avec François Bourguignon. Il contribue de manière importante à la création en 2007 de PSE-Ecole d'économie de Paris dans la prolongation du projet du DELTA auquel se joint l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Il en est président jusqu'à 2015 puis président d'honneur.
Professeur invité dans plusieurs universités européennes et nord-américaines, notamment à la London School of Economics et à l'université Harvard,, il enrichit ses travaux par de nombreuses collaborations internationales. Il exerce également des responsabilités scientifiques de premier plan : rédacteur en chef de Econometrica de 1984 à 1989, Foreign Editor de la Review of Economic Studies, président de la European Economic Association en 1994, de la Société d'économétrie en 1996, et de l’Association française de science économique de 2002 à 2003. En 2002, il est élu professeur au Collège de France, où il occupe jusqu’à sa retraite en 2013 la chaire « Théorie économique et organisation sociale », y développant une réflexion originale sur les fondements et l’organisation de l’économie.
Membre du Conseil d'analyse économique, de conseils de département du Centre national de la recherche scientifique et du conseil scientifique de l'École normale supérieure, il est membre étranger de l'American Economic Association depuis 1997 et de l'Académie américaine des arts et des sciences depuis 2000.
En , il remet au Ministère de l'Enseignement supérieur un rapport consacré à la mise de la recherche au service du développement durable. En , il remet au Ministère de Éducation nationale un rapport portant sur l’enseignement des sciences économiques et sociales et sociales au lycée,,.
Dans les années 1990, ses contributions les plus marquantes s’attachent à une analyse critique de l’hypothèse des anticipations rationnelles. Plus largement, il s’impose comme une figure majeure de l’économie publique, en particulier dans les domaines du calcul économique public, de l’assurance sociale et de la redistribution. S’il reconnaît au marché un rôle fondamental et irremplaçable, ses travaux n’en soulignent pas moins de manière constante les limites et les défaillances. À partir des années 2010, il soutient que le changement climatique doit être abordé avant tout comme un problème économique collectif, qui ne peut se résoudre par de simples déclarations politiques ou considérations morales,. Il insiste sur le fait que, sur le plan strictement climatique, l’économiste n’a pas vocation à trancher les questions physico‑chimiques ; son rôle consiste plutôt à mettre en lumière les implications économiques et institutionnelles de ce phénomène,.