Roger Portalis

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Roger Portalis
Portrait de Roger Portalis par Henri Regnault (1864).
Biographie
Naissance
Décès
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Famille
Père
Autres informations
Maître
Distinction
Médaille d’or de l’Académie de Dijon (1904).

Le baron Melchior-Roger Portalis, né le à Paris et mort le en son château de Thielle, est un graveur et critique d'art français.

Biographie

Portalis appartenait à la grande famille provençale des Portalis qui a donné des jurisconsultes éminents et des hommes politiques à la France. Second fils du baron Auguste Portalis, il eut de bonne heure une vocation artistique décidée, étudiant la peinture avec Hippolyte Flandrin et la gravure avec Maxime Lalanne, dessina, peignit avec Henri Regnault, voyagea beaucoup, surtout en Italie. S’occupant de livres en même temps que d’art, il se consacra principalement l’histoire de l’art et entra dès 1882, avec le soutien de deux amis de sa famille, le baron Pichon et le comte Lanjuinais[Lequel ?], à la Société des Bibliophiles français.

Son inclination le portant surtout vers le XVIIIe siècle français, il comptait au nombre des hommes qui connaissaient le mieux l’art français du ce siècle et en écrivait le mieux, il a fait ses débuts avec un essai sur les Dessinateurs d’illustrations au XVIIIe siècle en 1877, avant de publier une œuvre en plusieurs tomes sur Les Graveurs du dix-huitième siècle, en 1880-1882. Cet ouvrage, rédigé en collaboration avec Henri Beraldi, ainsi que sa réédition du Manuel du libraire et de l'amateur de livre de Jacques-Charles Brunet, sont devenus des classiques. Il a également écrit notamment sur Adélaïde Labille-Guiard et surtout sur Fragonard. Dans son essai sur ce peintre, modèle de méthode comme de critique, l’auteur ne se contente ni d’une simple biographie, ni d’une nomenclature artistique, il entremêle le récit de la vie et l’étude des œuvres, fait revivre l’homme dans l’artiste comme l’artiste dans l’homme. Il n’est pas impossible que sa monographie n’ait pas été étrangère au renouveau dont a joui alors ce peintre.

Portalis était également un bibliophile de renom, membre de la Société des amis des livres et un amateur de gravures, vice-président de la Société de l'Estampe nouvelle en 1897. Il comptait, avec Me Paillet et quelques curieux de belles reliures et d’éditions rares, parmi les fondateurs de la Société des Livres. Il était également lauréat de la médaille d’or l’Académie de Dijon, en 1904.

Publications

Couverture du Honoré Fragonard, sa vie, son œuvre, publié par Jules Rothschild en 1888.

Documentation

Une partie de ses archives est déposée à l'Institut national d'histoire de l'art.

Notes et références

  1. ↑ « L'Estampe nouvelle », in: Revue biblio-iconographique, Paris, janvier 1897, p. 83 — sur Gallica.
  2. ↑ « Calames », sur www.calames.abes.fr (consulté le )

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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