| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Famille | |
| Père |
| Membre de | |
|---|---|
| Arme | |
| Grade militaire | |
| Conflit | |
| Distinctions |
Romain Chomel de Jarnieu (1985-2019) est un officier français mort pour la France lors de l'opération Barkhane.
Il nait le à La Roche-sur-Yon.
Fils de l'amiral Benoit Chomel de Jarnieu, il appartient à la famille Chomel, une famille de l'ancienne bourgeoisie du Vivarais.
Il intègre l'ESSEC en 2004.
Après avoir suivi le cycle d’instruction 2014-2015 à Saumur, il est affecté au 4e régiment de chasseurs le en tant que chef de peloton blindé et effectue une première mission Sentinelle au cours de cette année.
Il est projeté une première fois au Tchad en 2016 dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de peloton de reconnaissance et d’intervention. Moins d’un an plus tard il retrouve l’opération Barkhane, au Mali cette fois, en tant que chef du peloton de reconnaissance et d’intervention de mai à .
Il se voit décerner la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze pour une mission la même année. En 2018, il obtient les brevets de chef de détachement haute-montagne ”été” et ”hiver” puis en 2019 celui de chef d’équipe de groupement de commandos de montagne. Il est officier traitant au bureau opérations instruction lorsqu’il est désigné une nouvelle fois pour partir au Mali le en tant que chef d’équipe commando.
Il est titulaire de la médaille de la défense nationale échelon argent, de la médaille de protection du territoire ainsi que de la médaille d’outre-mer avec agrafe ”Sahel”. Il est titulaire de la croix de la Valeur militaire et chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume. Il s’était également vu remettre une lettre de félicitations à l’ordre du régiment.
Le , lors d’une mission de renfort pour secourir des commandos parachutistes accrochés par l’ennemi, il meurt dans un accident d'hélicoptère lors du combat de la vallée d'Eranga.
A l'initiative de son père, l'amiral Chomel de Jarnieu, une messe est célébrée le , en l'église Saint-Jean-Bosco, à Toulon. Elle est suivie de l'inhumation dans le caveau familial, à Hyères,.
Il est avec les 12 autres militaires morts dans la même occasion, l'objet d'un hommage du président de la république.
Selon le chef d'état :
Engagé depuis sept ans, ce Vendéen né au bord de l’Atlantique dans une famille de militaires et de marins avait le goût des horizons lointains. Il avait commencé une carrière civile prometteuse avant d’être rattrapé par une vocation irrépressible : devenir militaire et servir son pays. Projeté à plusieurs reprises pour servir la France sur les théâtres d’opérations extérieures, il avait gravi rapidement les échelons pour devenir, il y a quelques mois, chef de groupement commando montagne. Il aimait passionnément la vie militaire au point d’avoir écrit un livre sur son quotidien au régiment. Puissent ses mots gagner bientôt le cœur des Français et lui faire gagner une forme d’éternité.
Le , son nom est inscrit avec celui des 549 militaires français morts pour la France au Mali sur un monument.
Il est le parrain de la promotion 2024-2025 de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan,,. A ce titre il est l'objet d'un chant de promotion.
L'école Lacordaire dont il fut élève de 2000 à 2002, inaugure une plaque à son nom en 2023.